ANGLE DOMINANT
Rome retient du Nobel Hall-Woodford un mode d'emploi pour affronter les chocs : des modèles de banques centrales fondés sur le comportement des ménages et des entreprises.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le prix 2026 est attribué aux Américains Robert E. Hall et Michael Woodford pour les « fondements microéconomiques de la stabilisation macroéconomique », annoncé lundi 12 octobre par l'Académie royale suédoise des sciences.
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Hall est récompensé pour un article de 1978 sur la préférence des consommateurs pour des consommations stables ; Woodford a développé le modèle keynésien moderne, influent auprès des responsables politiques.
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John Hassler, président du comité, affirme que les lauréats ont fourni une base théorique aux modèles des banques centrales et des gouvernements pour affronter les chocs, dont les crises énergétiques.
ANALYSE
Rome, 13 octobre 2026. La presse italienne aborde le Nobel d'économie par les outils de politique économique. L'ANSA rapporte que le prix 2026 revient aux économistes américains Robert E. Hall et Michael Woodford. L'Académie royale suédoise des sciences l'a annoncé lundi 12 octobre à Stockholm, pour leurs « fondements microéconomiques de la stabilisation macroéconomique ».
L'agence détaille la contribution de chacun. Hall est distingué pour un article de 1978 sur la préférence des consommateurs pour des consommations stables. Woodford a ensuite développé le modèle dit keynésien moderne, qui s'est montré très influent auprès des responsables politiques du monde entier. L'ANSA rappelle le contexte : lors des crises pétrolières des années 1970, les modèles keynésiens existants, utilisés pour décider quand et comment agir face aux récessions, ont cessé de fonctionner. Cela a poussé les deux chercheurs à concevoir de nouveaux outils pour comprendre quelles réponses politiques seraient les plus efficaces.
La méthode est résumée par la citation du jury : plutôt que de bâtir les modèles sur des liens statistiques entre variables comme l'inflation, la production et la consommation, les lauréats ont choisi une base microéconomique, c'est-à-dire une compréhension de la façon dont l'ensemble des ménages et des entreprises influence l'économie par leurs actions.
John Hassler, président du comité, est cité dans une note : le travail des lauréats a fourni « une solide base théorique » aux modèles utilisés par les banques centrales et les gouvernements, et grâce à eux « nous sommes mieux armés » face aux chocs, comme les crises énergétiques ou les changements soudains dans la consommation des ménages.
La Repubblica, sous la plume d'Eugenio Occorsio, titre sur des « modèles pour affronter les chocs » et souligne que les deux chercheurs analysent comment les choix des familles et des entreprises pèsent sur la macroéconomie. Le quotidien ajoute que les orientations données par les banques centrales sont « tout aussi, sinon plus, importantes », parce qu'elles « ont la possibilité de résoudre ou d'aggraver les situations ».
Le regard italien reste donc technique et pratique : ce que ces modèles changent pour ceux qui fixent les taux et gèrent les chocs énergétiques. Dans les textes fournis, il n'est question ni des limites de ces modèles ni de la place de l'Italie ou de l'Europe dans le palmarès.
