ANGLE DOMINANT
Moscou amplifie le rapport onusien sur Gaza comme confirmation d'un génocide délibéré, le mobilisant dans un cadre plus large de dénonciation de la violence occidentale contre les enfants à travers le monde.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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La commission d'enquête de l'ONU a documenté plus de 20 000 enfants palestiniens tués et 44 000 blessés entre octobre 2023 et octobre 2025, avec des preuves qualifiées d'« indiscutables » de ciblage délibéré (RT/ONU).
- 02
RT a diffusé le témoignage d'un père gazaoui dont le fils de trois ans a été abattu d'une balle dans la tête par des soldats israéliens lors d'un contrôle routier, l'ambulance ayant été refusée pendant plusieurs heures.
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L'Iran a annoncé qu'il soulèverait la question du « génocide en cours » à Gaza lors des négociations en cours avec les États-Unis, selon TASS citant le ministre Araghchi.
ANALYSE
Moscou, 25 juin 2026. Les médias d'État russes ont couvert avec une intensité particulière le rapport de la Commission d'enquête indépendante de l'ONU sur les territoires palestiniens occupés, publié lors de la 62e session du Conseil des droits de l'homme. Selon RT, la commission a présenté des « preuves indiscutables » de meurtres délibérés d'enfants palestiniens par les forces israéliennes à Gaza et en Cisjordanie, qualifiant ces actes de crimes de guerre révélant une intention génocidaire.
Le chiffre central mis en avant par les médias russes est celui de 20 000 enfants palestiniens tués entre octobre 2023 et octobre 2025, auxquels s'ajoutent plus de 44 000 blessés. L'UNICEF citerait un bilan encore plus lourd pour février 2026 : 21 289 enfants tués et 44 500 blessés, selon RT. Srinivasan Muralidhar, président de la commission, a déclaré que les enfants représentent environ 30 % des victimes dans les territoires palestiniens occupés, et que les attaques les visant constituent « une activité continue ».
RT a également diffusé le témoignage de Baha Abu Al-Ajeen, un agriculteur gazaoui dont le fils de trois ans a été tué par balle dans la tête lors d'un contrôle militaire israélien près de la ligne jaune. Selon son récit, les soldats ont refusé d'appeler une ambulance et lui ont confisqué son téléphone, le laissant retenir son enfant blessé dans ses bras pendant des heures dans un véhicule militaire. L'armée israélienne a confirmé avoir ouvert le feu dans le cadre de « procédures standard d'appréhension de suspects ».
L'agence TASS rapporte par ailleurs que l'Iran a annoncé son intention d'aborder la question de Gaza lors des pourparlers en cours avec les États-Unis, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi évoquant « l'agression incessante des forces d'occupation » et le « génocide en cours ». Le 22 juin, des consultations russo-iraniennes à Moscou ont porté sur la mise en œuvre d'un mémorandum d'accord signé mi-juin, avec un accent mis sur « la nécessité d'un cessez-le-feu durable à Gaza ».
Sputnik signale par ailleurs que Donald Trump a de nouveau refusé d'assumer la responsabilité américaine dans la frappe sur l'école de filles de Minab en Iran, affirmant n'avoir « rien vu prouvant » qu'il s'agissait d'un missile américain, alors que 171 écolières auraient été tuées selon Téhéran.
Cette couverture s'insère dans une grille de lecture russe plus large : lors du même Conseil de sécurité de l'ONU, la représentante adjointe de la Russie, Maria Zabolotskaya, a dénoncé l'absence dans les rapports du secrétaire général de toute mention des attaques ukrainiennes contre des enfants russes — Moscou accusant Kiev d'avoir visé 2 116 établissements scolaires depuis 2014. Israël rejette l'intégralité du rapport onusien.
