ANGLE DOMINANT
Islamabad retient de l'épisode le prix du diesel : la presse pakistanaise présente l'appel de Trump à remplacer Zelensky comme un différend né de l'accord sur le carburant russe et de ses effets sur la campagne républicaine.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Samedi, Trump a déclaré devant la presse à la Maison Blanche : « I think it's time for Ukraine to get a new president », en reprochant à Kyiv ses frappes sur les raffineries russes.
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Zelensky a relié la levée des sanctions sur le diesel russe à une attaque russe sur Zaporijia qui a fait 20 morts dont trois enfants, avec cinq bombes planantes sur des immeubles d'habitation.
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La hausse mondiale des prix du diesel, apparue après le début de la guerre contre l'Iran en février, pèse sur les républicains avant les élections de mi-mandat ; la Russie a levé partiellement son interdiction d'exporter du diesel.
ANALYSE
Islamabad, 11 octobre 2026. Les médias pakistanais Business Recorder et Geo News reprennent le même récit d'agence, titré « Trump calls for replacing Ukraine's Zelenskiy in tussle over diesel deal with Russia ». Le fil est celui d'une querelle autour du carburant plus que d'une crise de légitimité à Kyiv.
Samedi, devant la presse à la Maison Blanche, Donald Trump a appelé l'Ukraine à remplacer son dirigeant : « I think it's time for Ukraine to get a new president ». Il a dénoncé les frappes ukrainiennes contre les infrastructures pétrolières russes, un jour après avoir annoncé un accord de fourniture de diesel avec la Russie, accord que Volodymyr Zelensky avait vivement critiqué. Selon Trump, Zelensky a fragilisé l'offre mondiale de diesel en visant des raffineries russes. Il ajoute : « He wants to make problems for our farmers, our ranchers, with diesel fuel because Russia supplies a large portion of the diesel fuel throughout the world. »
Le cadre économique est posé d'emblée par les deux textes : la forte hausse mondiale des prix du diesel, consécutive au déclenchement de la guerre contre l'Iran en février, est devenue un handicap politique pour le Parti républicain à l'approche des élections de mi-mandat, où les démocrates pourraient prendre le contrôle d'une ou des deux chambres du Congrès.
La réaction de Kyiv est rapportée en détail. Zelensky a affirmé que l'annonce de vendredi avait enhardi Moscou. Il a relié la levée des sanctions sur le diesel russe à une attaque russe survenue samedi à Zaporijia, qui a fait 20 morts dont trois enfants : « Today, Russia said thank you for the lifting of sanctions on diesel exports by dropping five glide bombs on residential buildings in Zaporizhzhia. » Dans ce qui est présenté comme l'une de ses critiques les plus dures à l'égard de la Maison Blanche, il estime que la Russie perçoit tout relâchement de la pression comme un signal l'autorisant à poursuivre la guerre.
Les dépêches notent que Kyiv demande à Washington de faire pression sur Moscou pour obtenir de vraies négociations, après quatre ans et demi de guerre. Le gouvernement russe a annoncé samedi avoir partiellement levé son interdiction d'exporter du diesel.
Les extraits disponibles ne contiennent aucun commentaire éditorial pakistanais, aucune analyse des conséquences pour les importateurs d'Asie du Sud ni réaction d'Islamabad : la lecture reste celle d'une dépêche, centrée sur le prix de l'énergie et le calendrier électoral américain.
