
Points communs et différences de traitement dans les médias analysés.
Samedi 12 septembre 2026 à Dublin, aux côtés du Premier ministre irlandais Micheál Martin, Donald Trump a déclaré qu'il aimerait voir l'Irlande unie, jugeant une réunification « fantastique » et affirmant qu'elle « finira par arriver ».
L'accord du Vendredi saint de 1998 réserve au seul gouvernement britannique la décision d'organiser un référendum sur la sortie de l'Irlande du Nord du Royaume-Uni.
Le cabinet du Premier ministre britannique Andy Burnham a répondu qu'il n'existait pas de soutien majoritaire de l'opinion publique pour un nouveau référendum.
Les récits opposent deux lectures du séjour : certains le rattachent d'abord à une logique commerciale et transactionnelle (golf personnel, droits de douane, tarifs), d'autres le présentent comme une manœuvre politique calculée, ciblant Londres ou révélatrice d'intérêts privés mêlés à la fonction présidentielle.
Les récits divergent sur la cause principale de la contestation dublinoise : certains la relient au soutien affiché des États-Unis à Israël et à une solidarité avec la Palestine, d'autres la présentent comme une défense de la neutralité militaire irlandaise ou une dénonciation plus large de la politique étrangère américaine.
Certains récits présentent la prise de position de Trump comme une rupture inédite avec des décennies de neutralité présidentielle américaine sur l'unité irlandaise, tandis que d'autres relaient des voix bipartisanes américaines estimant qu'elle ne constitue pas un changement de politique étrangère.
ANGLE DOMINANT
Rome décrypte la sortie de Trump comme le déclencheur d'une crise institutionnelle britannique, entre fureur unioniste et sommet indépendantiste inédit à Cardiff.
POINTS CLES
ANALYSE
Rome, lundi 14 septembre 2026. La presse italienne retient de l'escapade irlandaise de Donald Trump moins une déclaration diplomatique qu'un séisme institutionnel infligé au Royaume-Uni. Samedi 12 septembre à Dublin, au terme de son entretien avec le Premier ministre Micheál Martin à Farmleigh House, le président américain a jugé qu'une Irlande réunifiée serait « una cosa fantastica ». Il a réitéré dimanche que la réunification « prima o poi accadrà » — arrivera tôt ou tard —, refusant pour l'instant de se prononcer sur l'Écosse, avant de gagner son golf de Doonbeg pour l'Irish Open. Adnkronos relève que ce commentaire tombe avec « un tempismo che può apparire almeno curioso », alors même que Cardiff accueillait ce jour-là un sommet inédit réunissant les dirigeants écossais, gallois et nord-irlandais, tous indépendantistes, pour esquisser une position commune sur l'autodétermination et l'hypothèse de référendums constitutionnels.
La Repubblica, dont l'envoyé spécial couvre la visite depuis Dublin, décrit un Royaume qui « trema » et rappelle que les propos de Trump « scatenano polemiche e riaccendono il dibattito su un referendum per la riunificazione, come chiede Sinn Féin », tout en signalant la « furia dei protestanti » qui dénoncent une manœuvre susceptible de « distruggere il Regno Unito ».
Côté britannique, Downing Street ne cède pas : selon ANSA, qui relaie le Guardian, un porte-parole d'Andy Burnham a réaffirmé que la position gouvernementale reste inchangée, le premier ministre ayant rappelé mercredi devant les parlementaires qu'il ne constate « alcun sostegno maggioritario dell'opinione pubblica » à un nouveau référendum nord-irlandais.
La presse italienne relève aussi le mélange des genres qui accompagne la tournée : Libero Quotidiano souligne que la visite illustre « la sovrapposizione tra gli impegni ufficiali di Trump e i suoi interessi personali », tandis que La Repubblica consacre un article à la bataille menée par un architecte, au nom d'un escargot rare, contre l'extension d'une salle de bal dans le complexe de Doonbeg. Martin, lui, a salué une relation économique et sportive « mai andata così bene », évoquant le tournoi de golf comme symbole d'un lien bilatéral apaisé — contraste que les rédactions italiennes soulignent avec ce climat de crise institutionnelle qui s'ouvre à Londres.
ANGLE DOMINANT
Jakarta questionne le mélange des casquettes présidentielle et commerciale dans cette escapade irlandaise, où une sortie diplomatique sur la réunification coïncide avec un week-end golfique sur le parcours que Donald Trump possède lui-même à Doonbeg.
POINTS CLES
ANALYSE
Jakarta, 14 septembre 2026. CNN Indonesia et Tempo relatent la visite de deux jours effectuée par Donald Trump en Irlande, un déplacement présenté par les deux médias comme motivé d'abord par le tournoi de golf disputé sur le parcours qu'il possède à Doonbeg, sur la côte atlantique, avant d'inclure une rencontre avec le Premier ministre irlandais Micheal Martin à Dublin. CNN Indonesia le formule sans détour : « Banyak pihak menganggap kunjungan tersebut mengaburkan peran Trump antara sebagai presiden dan pengusaha » (beaucoup jugent que la visite brouille le rôle de Trump entre président et homme d'affaires).
Après sa rencontre avec Micheal Martin, Trump a déclaré vouloir voir l'île unifiée : « Saya tidak ingin menimbulkan masalah, tetapi saya sangat ingin melihatnya bersatu » (je ne veux pas créer de problème, mais j'aimerais vraiment la voir unie), avant d'ajouter que cela finirait par arriver et que ce serait « quelque chose d'extraordinaire ». Il a précisé que le Royaume-Uni aurait son mot à dire dans cette affaire.
Tempo rappelle que Trump s'est aussi exprimé sur la guerre avec l'Iran et le conflit commercial avec le Canada lors du même déplacement, confirmant que la rencontre avec les dirigeants irlandais s'est greffée sur un agenda dominé par le golf. Le gouvernement britannique a réagi rapidement : le bureau du Premier ministre Andy Burnham a fait savoir qu'il n'existait pas de majorité publique en faveur d'un référendum sur la question, et qu'aucun nouveau scrutin ne serait organisé tant que cela ne changerait pas.
ANGLE DOMINANT
Canberra pointe, dans le voyage de Trump en Irlande, un mélange assumé de diplomatie et d'intérêts privés : la presse australienne souligne que le président a « brouillé les lignes » entre sa fonction et son golf de Doonbeg, tout en ravivant la question explosive de la réunification irlandaise.
POINTS CLES
ANALYSE
Canberra, lundi 14 septembre 2026. La presse australienne restitue la visite de deux jours de Donald Trump en Irlande comme un exercice où la diplomatie se mêle sans complexe à ses affaires personnelles. SBS News note que le déplacement « brouille les lignes entre sa présidence et ses intérêts commerciaux personnels », rappelant le golf de Doonbeg, dans l'ouest du pays, où le président a assisté à l'Irish Open avant de remettre le trophée au vainqueur Shane Lowry.
Samedi, reçu à Dublin par le Premier ministre irlandais Micheál Martin, Trump a affirmé vouloir voir l'Irlande « unifiée » : « J'adorerais la voir unie. Je pense que ce serait une formidable réussite pour tout le monde. Cela finira par arriver », a-t-il déclaré, cité par ABC News Australia. Dimanche, à Doonbeg, il a insisté : « vous avez l'Irlande du Nord et vous avez l'Irlande, et il me semble que l'un des ordres naturels des choses est de les réunir. »
Ces propos, inhabituels pour un président américain — même Joe Biden, aux racines irlandaises, avait évité le sujet —, ont provoqué une réplique immédiate des conservateurs britanniques et du DUP nord-irlandais. Le vice-chef conservateur Alex Burghart a jugé Trump « très en tort », rappelant que l'Irlande du Nord est « une partie intégrante » du Royaume-Uni. Downing Street a renvoyé à la position du Premier ministre Andy Burnham, qui avait écarté un référendum immédiat, réaffirmant l'attachement à l'accord du Vendredi saint.
ANGLE DOMINANT
Brasília interprète la sortie de Trump à Dublin comme une provocation calculée envers Londres, davantage qu'une confidence personnelle sur l'avenir de l'Irlande.
POINTS CLES
ANALYSE
Brasília, 14 septembre 2026. La presse brésilienne restitue la sortie de Donald Trump à Dublin comme une provocation calculée envers Londres, davantage qu'une simple confidence personnelle. G1 Globo Mundo titre que le président américain « provoque le gouvernement britannique » en défendant la réunification irlandaise, tandis que Folha Mundo évoque une déclaration qui « provoque le Royaume-Uni ». Samedi 12 septembre 2026, reçu à Dublin par le premier ministre irlandais Micheál Martin, Trump a affirmé : « Je ne veux pas causer de problèmes, mais je vais vous dire : j'adorerais la voir unifiée. » Il a ajouté : « Cela va arriver un jour... Je pense que ce serait quelque chose de fantastique », tout en concédant que « le Royaume-Uni aura son mot à dire là-dessus ».
Les médias brésiliens replacent aussitôt ces propos dans le cadre juridique de l'accord du Vendredi saint de 1998, rappelant qu'un référendum sur la sortie de l'Irlande du Nord du Royaume-Uni « ne peut être organisé que sur décision du gouvernement britannique ». Cette précision, présente dans les trois articles consultés, souligne combien la déclaration présidentielle dépasse ses prérogatives réelles. G1 rapporte la réaction de Downing Street : des sources du cabinet du premier ministre britannique ont assuré à Reuters que « la position du premier ministre reste inchangée » — une manière discrète de désamorcer la sortie sans affronter directement Washington.
ANGLE DOMINANT
Ottawa décrypte le séjour irlandais de Donald Trump moins pour sa sortie sur la réunification que pour ce qu'il y a dit, au même moment, du dossier commercial canadien.
POINTS CLES
ANALYSE
Ottawa, lundi 14 septembre 2026. La presse canadienne a suivi le déplacement de Donald Trump en Irlande moins pour ses déclarations sur la réunification que pour ce qu'il a dit, au même moment, du dossier commercial canadien. Le président américain a affirmé samedi à Dublin, aux côtés du premier ministre irlandais Micheál Martin, qu'une Irlande unifiée serait « une chose fantastique » et que la réunification « finira par arriver ». Le Parti unioniste démocrate a répliqué que cela signifierait « la destruction de notre pays », rapporte CBC News. Ces propos rompent avec la réserve gardée par ses prédécesseurs, y compris Joe Biden, sur un dossier encadré depuis 1998 par l'accord du Vendredi saint. Le premier ministre britannique Andy Burnham avait pourtant écarté, quelques semaines plus tôt, l'idée d'un référendum sur le maintien de l'Irlande du Nord au sein du Royaume-Uni.
Mais pour les médias canadiens, la matière la plus suivie de ce déplacement est ailleurs. Interrogé sur les relations commerciales, Trump a assuré que le Canada « veut conclure un accord très, très fort[e]ment », comparant, selon Global News, l'empressement d'Ottawa à celui de l'Iran : « J'espère que le Canada apprécie d'être cité dans la même phrase que l'Iran. » Il a répété ses griefs sur le commerce agricole, jugeant que le Canada « doit mieux traiter nos agriculteurs », et laissé entendre qu'un accord pourrait venir « assez vite » si Ottawa cédait.
ANGLE DOMINANT
Santiago retient de la sortie de Trump sur l'Irlande moins une position diplomatique qu'une question de souveraineté nord-irlandaise, entre citation présidentielle et contestation de rue à Dublin.
POINTS CLES
ANALYSE
Santiago, lundi 14 septembre 2026. Depuis la presse chilienne, la visite de Donald Trump en Irlande se lit à travers deux focales distinctes : la déclaration présidentielle sur la réunification et la contestation populaire qui l'a accompagnée. La Tercera rapporte que le président américain, en visite de deux jours consacrée principalement à un tournoi disputé sur son parcours de golf de Doonbeg, a affirmé samedi, aux côtés du Premier ministre irlandais Micheál Martin, qu'une Irlande unifiée serait « algo fantástico ». Cité par le quotidien santiaguino, Trump a déclaré : « No quiero causar ningún problema, pero te diré que me encantaría verlo unificado. Tengo amigos en ambos lados, gente estupenda. Son irlandeses. » Le journal souligne que Trump a néanmoins reconnu que le Royaume-Uni « tendrá algo que decir al respecto », rappelant que l'Irlande du Nord demeure un territoire britannique — une nuance qui, pour la presse chilienne, replace la sortie présidentielle dans le registre de la souveraineté plutôt que dans celui d'une simple opinion personnelle. La Tercera relève aussi que Trump, depuis l'ambassade américaine à Dublin, a ironisé sur l'impossibilité de « bien répondre » à la question, ajoutant que sa réponse ferait la une des journaux du lendemain, signe pour le quotidien du caractère calculé de la sortie. Le journal rappelle enfin le contexte historique du conflit armé nord-irlandais opposant unionistes attachés au Royaume-Uni et nationalistes favorables à l'unification de l'île. L'autre versant du récit chilien, porté par El Ciudadano, s'attache moins aux mots du président qu'à la rue : le média décrit un « mensaje directo de rechazo hacia Trump » lancé à Dublin, présenté comme le reflet du « sentir popular irlandés ». Une vidéo montre des manifestants scandant leur solidarité avec la Palestine, établissant un fil entre la cause irlandaise et d'autres luttes d'autodétermination. Entre le constat institutionnel de La Tercera et le prisme militant d'El Ciudadano, la presse chilienne retient de l'épisode moins une controverse transatlantique qu'une question de souveraineté et d'autodétermination, où la parole présidentielle américaine se heurte au statut légal du territoire nord-irlandais et à la contestation de rue dublinoise.
ANGLE DOMINANT
Berlin décrypte la sortie de Trump sur l'Irlande comme une immixtion inhabituelle dans un dossier intérieur ultrasensible, qui ravive en quelques heures la fracture entre unionistes et nationalistes nord-irlandais.
POINTS CLES
ANALYSE
Berlin, lundi 14 septembre 2026. Pour la presse allemande, le court séjour de Donald Trump en Irlande restera moins comme une escapade golfique que comme une déflagration politique. Reçu par le Premier ministre irlandais Micheál Martin à Dublin samedi, le président américain a lâché, sans détour diplomatique, qu'il « aimerait beaucoup » voir l'île réunifiée, jugeant la perspective « fantastique » et « assez cool ». Le lendemain, à son complexe de golf de Doonbeg où se jouait la finale de l'Irish Open, il a enfoncé le clou : la réunification « finira par arriver de toute façon ».
Tagesschau décrit un village de 300 habitants transformé en camp retranché, avec environ 4.000 policiers et agents de sécurité mobilisés dans tout le pays, dont des forces américaines, pour encadrer une visite mêlant golf, manifestations et un sujet hautement inflammable. ZEIT Online insiste sur la riposte immédiate de Londres : le bureau du Premier ministre Andy Burnham a rappelé qu'un référendum sur le maintien de l'Irlande du Nord dans le Royaume-Uni « n'est pas à l'ordre du jour », renvoyant à l'accord du Vendredi saint de 1998, qui réserve à Londres seul le pouvoir de convoquer un tel scrutin.
La réaction la plus vive vient cependant du camp unioniste : Gavin Robinson, président du Democratic Unionist Party, a averti qu'une réunification mènerait à « la destruction de notre pays », rappelant que c'est le peuple nord-irlandais, et lui seul, qui tranchera de l'avenir constitutionnel du territoire. Handelsblatt souligne le contraste entre la légèreté affichée par Trump sur le green et le sérieux avec lequel Dublin et Londres continuent, après son départ, de gérer les retombées de propos jugés inédits pour un président américain sur ce dossier. La ministre britannique du Logement, Angela Rayner, a tenté de désamorcer : « Trump est Trump, il dit ce qu'il pense » — tout en assurant que le gouvernement prend l'accord du Vendredi saint « très au sérieux ». Pour Berlin, l'épisode illustre combien une sortie de week-end peut rouvrir, près de trois décennies après la paix, une plaie constitutionnelle toujours à vif entre unionistes et nationalistes.
ANGLE DOMINANT
Paris dissocie la diplomatie improvisée du président américain de la promotion, à peine voilée, de son complexe de golf irlandais.
POINTS CLES
ANALYSE
Paris, lundi 14 septembre 2026. À Dublin puis sur son parcours de golf de Doonbeg, sur la côte ouest de l'Irlande, Donald Trump a déclaré samedi qu'il « aimerait beaucoup » voir une Irlande « unifiée », jugeant qu'une telle perspective serait « fantastique » et « finira par arriver ». Des propos tenus lors d'un point presse avec le Premier ministre irlandais Micheal Martin, puis réitérés dimanche, qui rompent avec la neutralité traditionnelle affichée jusqu'ici par Washington sur ce dossier sensible pour Dublin et Londres.
La presse française lit d'abord cette sortie à travers le prisme des intérêts privés du président américain. Pour Daniel Geary, professeur d'histoire américaine au Trinity College de Dublin, cité par Sud Ouest, « il vient essentiellement visiter le complexe de golf qu'il possède, avec un passage à Dublin pour une visite de courtoisie ». Le milliardaire de 80 ans, qui promeut ouvertement les activités golfiques de sa holding familiale depuis son retour à la Maison Blanche, devait ensuite assister au tournoi Irish Open à Doonbeg, où le Nord-Irlandais Rory McIlroy figure parmi les têtes d'affiche.
L'éthicien Richard Painter, professeur de droit à l'université du Minnesota, juge le calendrier maladroit à l'approche des élections de mi-mandat : voir le président « parcourir ses terrains de golf » quand « d'autres personnes peinent à joindre les deux bouts » ne servira pas le Parti républicain, estime-t-il.
ANGLE DOMINANT
Le Mexique dénonce une saillie diplomatique risquée : en soutenant la réunification irlandaise depuis Dublin, Trump ravive une tension transatlantique que Londres jugeait pourtant close.
POINTS CLES
ANALYSE
Mexico, lundi 14 septembre 2026. Les journaux mexicains suivent avec attention la visite de deux jours effectuée par Donald Trump en Irlande, où le président américain a rouvert un dossier diplomatique sensible. Selon El Financiero, Trump a déclaré vouloir voir l'Irlande « unifiée », affirmant : « Me encantaría verla unida », lors d'une rencontre avec le Premier ministre irlandais Micheál Martin à Dublin, avant de se rendre à son complexe de golf dans l'ouest du pays. Le quotidien souligne que cette sortie « aviva la tensión con Reino Unido », le président américain se plaçant en porte-à-faux avec le Premier ministre britannique Andy Burnham, qui avait récemment jugé la question d'un référendum « descartada ».
El Financiero rappelle que Londres et Dublin agissent comme « cogarantes » de l'accord de paix des années 1990, lequel encadre strictement les conditions d'un éventuel référendum sur la frontière irlandaise. Un porte-parole de Burnham a réaffirmé que le gouvernement britannique « está comprometido con el cumplimiento del Acuerdo de Viernes Santo », qui fixe les critères de consentement requis. Le journal note que le soutien à la réunification progresse en Irlande du Nord sans y être majoritaire, tandis qu'en République d'Irlande, elle reste une aspiration que Dublin préfère canaliser vers la coopération nord-sud plutôt que vers une échéance référendaire immédiate.
ANGLE DOMINANT
Kuala Lumpur relève surtout le mélange des genres : à Doonbeg, le golf familial de Trump sert de décor à une sortie diplomatique explosive sur une Irlande unie.
POINTS CLES
ANALYSE
Kuala Lumpur, 14 septembre 2026. La presse malaisienne retient d'abord la confusion des genres qu'a exposée le déplacement de Donald Trump en Irlande. Samedi à Dublin, reçu par le Premier ministre Micheal Martin, le président américain a déclaré qu'il « aimerait voir » une Irlande unie, jugeant la réunification de la République et de l'Irlande du Nord — séparées depuis 1921 — « une chose fantastique ». « À mon avis, cela va arriver de toute façon. Autant que ce soit maintenant », a-t-il lancé, ajoutant que « le Royaume-Uni aura son mot à dire, évidemment ». Rupture avec la neutralité traditionnelle de Washington sur ce dossier sensible, la sortie a aussitôt provoqué la colère des unionistes nord-irlandais : le chef du Parti démocrate unioniste (DUP), Gavin Robinson, a écrit sur X qu'« en tant qu'unionistes, nous ne sommes pas intéressés par la destruction de notre pays en le rejoignant à la République d'Irlande ». Côté britannique, la ministre Angela Rayner a tenté de désamorcer, rappelant sur Sky News que Londres reste « vraiment sérieux » quant à l'accord du Vendredi saint de 1998, qui a mis fin à trois décennies de violences sectaires ayant fait environ 3 000 morts et qui conditionne tout référendum à la constatation, par le gouvernement britannique, d'une majorité favorable en Irlande du Nord, avant un second scrutin côté irlandais. Le Premier ministre britannique Andy Burnham avait pourtant assuré le mois dernier qu'un tel référendum était « hors de question », suscitant une réponse ferme du parti pro-unité Sinn Fein, sans que sa teneur exacte soit détaillée par les titres consultés.
ANGLE DOMINANT
Islamabad retient surtout la rupture protocolaire : un président américain qui abandonne la neutralité traditionnelle de Washington sur l'unité irlandaise, provoquant la colère des unionistes nord-irlandais et un rappel ferme de Londres à l'accord du Vendredi saint.
POINTS CLES
ANALYSE
Islamabad, lundi 14 septembre 2026. Les agences internationales reprises par la presse pakistanaise donnent un relief particulier à l'intervention du président américain Donald Trump lors de sa visite de deux jours en Irlande : une rupture nette avec la neutralité que Washington observe traditionnellement sur la question de l'unité irlandaise.
Selon Reuters, relayé samedi par ARY News, Trump a déclaré à Dublin, assis aux côtés du Premier ministre irlandais Micheál Martin : « Je ne veux pas causer de problèmes, mais je vous le dis, j'aimerais la voir unifiée. » Il a ajouté : « Ça va finir par arriver... je pense que ce serait quelque chose de fantastique. » Le président a précisé que « le Royaume-Uni aura son mot à dire » mais a maintenu que la réunification serait « une chose formidable ».
La sortie intervient quelques semaines après que le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham a jugé qu'un référendum sur la sortie de l'Irlande du Nord du Royaume-Uni était « hors de question » — une position que Downing Street a réaffirmée samedi. La ministre britannique Angela Rayner a réagi sur Sky News : « Donald Trump est Donald Trump, le président dira et pensera ce qu'il veut. » Elle a toutefois insisté : « nous prenons très au sérieux l'accord du Vendredi saint. »
ANGLE DOMINANT
Varsovie retient surtout le cadre juridique de l'accord du Vendredi saint face aux propos de Trump sur une Irlande unie, plus que la colère unioniste elle-même.
POINTS CLES
ANALYSE
Varsovie, lundi 14 septembre 2026. La presse polonaise retient d'abord le cadre juridique dans lequel s'inscrivent les propos de Donald Trump sur une Irlande réunifiée, davantage que la charge politique de sa sortie. RMF24 et Dziennik.pl, citant Reuters et The Guardian, rapportent que le président américain a déclaré à Dublin, aux côtés du Premier ministre irlandais Micheál Martin, qu'il « aimerait beaucoup voir une Irlande unie » et que cela finirait « par arriver », avant d'ajouter, en s'adressant à Martin : « tu as ici le bon interlocuteur pour faire avancer les choses ». Trump a toutefois pris soin de préciser qu'il ne voulait « pas créer de problèmes » et que « le Royaume-Uni aura son mot à dire ».
Les deux titres rappellent aussitôt que la question ne relève pas d'un simple souhait présidentiel : selon le Porozumienie Wielkopiątkowe (accord du Vendredi saint) de 1998, un référendum sur la sortie de l'Irlande du Nord du Royaume-Uni ne peut être organisé que sur décision du gouvernement britannique. Dziennik.pl souligne que ce texte, qui a mis fin à trois décennies de conflit entre nationalistes irlandais et unionistes, a été négocié avec une forte implication des États-Unis — rappel implicite du rôle historique de Washington dans le dossier nord-irlandais.
ANGLE DOMINANT
Lisbonne décrypte la sortie de Trump sur une Irlande unie comme un geste calculé pour provoquer Londres, plus qu'une simple sympathie envers Dublin.
POINTS CLES
ANALYSE
Lisbonne, lundi 14 septembre 2026. La presse portugaise décrypte la visite de Donald Trump en Irlande moins comme un hommage à ses racines familiales que comme un geste calculé à l'égard de Londres. Le podcast d'analyse de l'Observador résume la lecture dominante par son titre même : «Donald Trump foi à Irlanda para provocar o Reino Unido» — Trump se serait rendu à Dublin pour provoquer le Royaume-Uni, dans un contexte où Washington multiplie déjà les tensions avec plusieurs capitales.
Reçu samedi 12 septembre 2026 par le Premier ministre irlandais Micheál Martin, Trump a déclaré vouloir voir l'Irlande «unifiée», jugeant qu'une réunification «seria uma coisa fantástica» et «vai acontecer eventualmente», selon RTP Notícias. Le média public rappelle que la déclaration intervient plusieurs semaines après qu'un nouveau Premier ministre britannique a jugé une sortie de l'Irlande du Nord du Royaume-Uni «fora de questão». Le président américain a aussi rencontré la présidente irlandaise Catherine Connolly, décrite par RTP comme «crítica da política da Administração Trump».
À Dublin, la sortie présidentielle a nourri la contestation. Selon SAPO Notícias, des centaines de manifestants ont défilé samedi dans les rues de la capitale irlandaise, accusant Trump de causer «demasiado sofrimento» dans le monde ; ses propos sur la réunification ont contribué, note SAPO, à «aumentar a contestação» des manifestants rassemblés.
ANGLE DOMINANT
Bucarest relève le télescopage entre la diplomatie et les intérêts privés du président américain, dont l'annonce sur les droits de douane du whiskey irlandais a été faite lors d'une cérémonie de golf organisée sur son propre parcours de Doonbeg.
POINTS CLES
ANALYSE
Bucarest, lundi 14 septembre 2026. La presse roumaine retient de la visite de deux jours de Donald Trump en Irlande moins la portée diplomatique de ses propos sur la réunification que le télescopage entre sa fonction et ses intérêts privés. Samedi, à Dublin, le président américain a assuré au Premier ministre irlandais Micheál Martin qu'il aimerait « beaucoup » voir l'Irlande « unie », ajoutant que cela « finira par arriver » et que ce serait « fantastique ». Reprenant une dépêche Reuters, Digi24 rappelle que ces déclarations interviennent quelques semaines après que le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham a écarté l'idée d'un référendum sur la sortie de l'Irlande du Nord du Royaume-Uni, jugeant la question hors de l'agenda. Le quotidien souligne que l'accord du Vendredi saint de 1998 réserve au seul gouvernement britannique la décision d'organiser un tel scrutin, et que les sondages montrent toujours une majorité confortable en faveur du maintien dans le Royaume-Uni, un écart toutefois réduit depuis le Brexit.
Mais c'est le lendemain, dimanche, que la couverture roumaine bascule vers un registre plus commercial que géopolitique. G4Media, citant l'AFP et Agerpres, relate que Trump a promis d'« éliminer » les droits de douane sur le whiskey irlandais, sans préciser de calendrier, lors de la remise du trophée de l'Open d'Irlande de golf, tenue à Doonbeg, dans l'ouest du pays, sur l'une de ses propriétés. Le président explique avoir évoqué le sujet avec le Taoiseach Micheál Martin et avec le golfeur Shane Lowry, vainqueur du tournoi. L'article rappelle que Washington et l'Union européenne, dont fait partie l'Irlande, ont conclu à l'été 2025 un accord commercial plafonnant à 15 % les droits sur les produits européens entrant aux États-Unis.
ANGLE DOMINANT
Stockholm décrypte la sortie de Trump sur l'Irlande unie comme un geste diplomatique qui embarrasse Londres, tandis que Dublin voit son invité contesté dans la rue pour son soutien à Israël.
POINTS CLES
ANALYSE
Stockholm, lundi 14 septembre 2026. En visite de deux jours à Dublin puis à son golf de Doonbeg, Donald Trump a affirmé samedi qu'une réunification de l'Irlande serait « fantastique » et qu'elle « finira par arriver, tôt ou tard ». Reçu par le Premier ministre Micheál Martin, le président américain a assuré ne pas vouloir « causer de problèmes », tout en désignant son hôte comme l'homme pour « mettre la chose en mouvement », rapporte Dagens Nyheter. La presse suédoise souligne la rapidité de la réaction britannique : un porte-parole de Downing Street a répondu sans tarder aux propos présidentiels, signe que Londres prend au sérieux une sortie jugée inhabituelle pour un chef d'État américain sur ce dossier.
Côté nord-irlandais, la réaction est vive. Gavin Robinson, chef du parti unioniste DUP, cité par Aftonbladet, tranche : l'avenir de l'Irlande du Nord doit être décidé « par les gens qui y vivent », « pas par des commentaires venus de Londres, Dublin ou Washington ». Une manière de renvoyer dos à dos les trois capitales impliquées.
Le déplacement dublinois a par ailleurs été marqué par d'autres tensions. Trump a aussi rencontré la présidente irlandaise Catherine Connolly, un entretien qu'il a qualifié de « très agréable » et « très respectueux ». Connolly a de son côté indiqué avoir évoqué les guerres en cours dans le monde, affirmant que « la normalisation de la guerre et du génocide ne peut jamais être acceptée », propos rapportés par l'Irish Times et relayés par Aftonbladet. Des centaines de manifestants se sont rassemblés à Dublin contre la visite, ciblant la politique étrangère du président et le soutien américain à Israël — sujet qui lui a valu plusieurs questions lors d'une conférence de presse avec Micheál Martin.
ANGLE DOMINANT
Singapour scrute la visite de Donald Trump en Irlande à travers le prisme des affaires, où golf, diplomatie et intérêts privés se confondent au fil d'un déplacement de 48 heures.
POINTS CLES
ANALYSE
Singapour, 14 septembre 2026. Pour la presse singapourienne, le déplacement de deux jours effectué par Donald Trump en Irlande relève moins de la diplomatie classique que d'une opération où se mêlent fonction présidentielle et intérêts privés. Le Straits Times souligne que ce voyage constitue « a trip that again blurs the lines between his presidency and personal business interests », rappelant que le président américain a atterri à Dublin le 12 septembre à bord de l'avion offert par le Qatar, avant de rallier son complexe de golf de Doonbeg, sur la côte ouest irlandaise.
Le dispositif sécuritaire déployé illustre, aux yeux des rédactions locales, l'ampleur inhabituelle de l'événement : au moins 4 000 policiers, dont des tireurs d'élite, ont été mobilisés, dans ce que le Straits Times qualifie de l'une des plus vastes opérations de sécurité jamais organisées en Irlande, face à des milliers de manifestants anti-Trump attendus à Dublin.
Sur le fond politique, Channel News Asia rapporte les propos tenus par Donald Trump après sa rencontre avec le Premier ministre irlandais Micheal Martin : « I'd love to see it unified ... I think it would be a fantastic thing. » Le président américain a réitéré cette position le lendemain à Doonbeg, tout en refusant d'aborder le cas de l'Écosse, « pour l'instant ». Ces déclarations, inhabituelles pour un chef d'État américain sur ce dossier, interviennent quelques semaines après que le Premier ministre britannique Andy Burnham a jugé qu'un référendum sur le maintien de l'Irlande du Nord au sein du Royaume-Uni était hors de question, position que Downing Street a réaffirmée samedi.
ANGLE DOMINANT
Royaume-Uni tranche en ordre dispersé face aux propos de Donald Trump sur une Irlande unie : le gouvernement travailliste botte en touche, tandis que le DUP et Reform UK dénoncent une ingérence dans la politique britannique.
POINTS CLES
ANALYSE
Londres, 14 septembre 2026. La visite de deux jours de Donald Trump en Irlande, officiellement consacrée à l'Irish Open disputé sur son parcours de golf de Doonbeg, a viré à l'incident diplomatique pour le Royaume-Uni. Reçu samedi à Dublin par le Premier ministre irlandais Micheál Martin, le président américain a déclaré qu'il « adorerait voir » une Irlande unie, jugeant la réunification « fantastique » : « ça va arriver un jour... maintenant le Royaume-Uni aura son mot à dire là-dessus, mais je pense que ce serait une bonne chose », a-t-il lancé. Il avait auparavant été reçu par la présidente irlandaise Catherine Connolly à Áras an Uachtaráin, avant de s'adresser à des dirigeants économiques irlandais et américains à la résidence de l'ambassadeur des États-Unis à Dublin. Il a réitéré ses propos dimanche, estimant que l'unification irlandaise était « l'une des évidences de tous les temps ».
La sortie a immédiatement fracturé le paysage politique britannique. Le chef du DUP Gavin Robinson a rétorqué que « l'avenir constitutionnel de l'Irlande du Nord sera décidé par le peuple d'Irlande du Nord, pas par des commentaires venus de Londres, Dublin ou Washington ». Pour Reform UK, Robert Jenrick a jugé que Trump « n'aurait pas dû s'immiscer dans la politique britannique », rappelant que son parti « défendra toujours le Royaume-Uni ». La ministre travailliste Angela Rayner a botté en touche, rappelant l'attachement du gouvernement à l'accord du Vendredi saint sans reprendre à son compte les propos présidentiels. À Dublin, la présidente du Sinn Féin Mary Lou McDonald a salué la sortie, jugeant que « notre parcours national est désormais la réunification, organisée, planifiée et une transition pacifique ».
ANGLE DOMINANT
Washington rompt avec une convention présidentielle vieille de décennies : la presse américaine retient que Trump a pris parti sur l'unité irlandaise là où ses prédécesseurs, dont Bill Clinton, s'étaient toujours refusés à trancher entre unionistes et nationalistes.
POINTS CLES
ANALYSE
Washington, lundi 14 septembre 2026. Aux États-Unis, la presse retient d'abord la rupture : en affirmant à Dublin qu'une Irlande unifiée serait « fantastique » et « finira par arriver », Donald Trump s'est écarté d'une convention présidentielle observée depuis des décennies. Axios rappelle que les administrations précédentes, y compris celle de Bill Clinton, artisan de l'accord du Vendredi saint de 1998, s'étaient toujours refusées à se prononcer sur le statut de l'Irlande du Nord. Clinton avait explicitement déclaré que Washington n'était « ni favorable à une Irlande unie, ni opposé à cette idée ».
Le président, en visite de deux jours pour assister à l'Irish Open sur son parcours de golf de Doonbeg, a tenu ses propos samedi aux côtés du Premier ministre irlandais Micheál Martin, avant de les réitérer dimanche devant des journalistes : « Il me semble que l'un des naturels de tous les temps, c'est de les réunir. » Il a assuré que « beaucoup de gens » partageaient son avis, tout en refusant d'aborder le cas écossais « pour l'instant ».
La réaction britannique a été immédiate. Le Premier ministre Andy Burnham a rappelé qu'« il n'y a pas de soutien majoritaire pour un nouveau référendum, et tant que cela ne change pas, il n'y en aura pas ». Fox News et Bloomberg notent que les propos ont suscité l'enthousiasme du Sinn Féin et la colère des unionistes, tandis que Reform UK a également réagi vivement.
ANGLE DOMINANT
Caracas retient de l'escale irlandaise de Trump moins la promesse de réunification que ses propos sur la guerre au Venezuela et les barils de pétrole extraits chaque jour.
POINTS CLES
ANALYSE
Caracas, lundi 14 septembre 2026. La presse vénézuélienne retient de l'escale irlandaise de Donald Trump moins la promesse d'une réunification « fantastique » de l'île que les déclarations économiques et pétrolières glissées en marge de sa visite. Lors d'une conférence de presse tenue samedi à Dublin, le président américain a d'abord vilipendé la réglementation européenne, jugée excessive pour les affaires : « En Europa, la normativa es desmesurada. No pueden respirar. [...] Hacen que sea imposible hacer negocios », a-t-il déclaré, propos rapportés par des agences internationales et repris par Últimas Noticias. Il a aussi ciblé la politique migratoire du continent, affirmant que l'immigration « se está matando a sí misma », et pointé la dépendance énergétique de l'Europe aux importations de pétrole transitant par le détroit d'Ormuz, qu'il a présenté comme fermé.
C'est cependant une autre déclaration, faite depuis l'Irlande, qui retient l'attention à Caracas : selon El Nacional, Trump a affirmé que les États-Unis avaient « gagné la guerre » au Venezuela, insistant sur le fait que Washington extrait du pays « millones y millones de barriles de petróleo cada día », un chiffre qu'il a qualifié d'« increíble », assurant que les profits se sont multipliés. Cette sortie, faite en marge d'un voyage officiellement consacré à l'Irlande, illustre pour la presse vénézuélienne la manière dont le président américain mêle ses intérêts économiques à sa fonction diplomatique, quel que soit le théâtre de la visite.
ANGLE DOMINANT
L'Afrique du Sud retient d'abord le volet commercial du séjour irlandais de Donald Trump, entre suppression des droits de douane sur le whisky et poids économique des entreprises américaines en Irlande, plutôt que la controverse sur la réunification qui agite Belfast et Londres.
POINTS CLES
ANALYSE
Pretoria, 14 septembre 2026. La presse sud-africaine consacre l'essentiel de sa couverture du déplacement irlandais de Donald Trump à sa dimension commerciale, plutôt qu'à la controverse sur la réunification qui agite Belfast et Londres. Business Day et TimesLIVE rapportent que le président américain est arrivé samedi à Dublin pour un séjour de 48 heures présenté comme un détour par rapport à ses priorités du moment, la guerre en Iran et les élections de mi-mandat de novembre. Les rencontres avec la présidence et le gouvernement irlandais ne relèvent pas d'une visite d'État officielle, précisent ces titres, intervenant après la convention républicaine et le 25e anniversaire des attentats du 11-Septembre.
Les deux titres soulignent le poids économique du lien bilatéral. Le Premier ministre Micheal Martin a déclaré que « la relation entre l'Irlande et les États-Unis est très importante sur le plan économique », ajoutant qu'elle est « très significative dans les deux sens ». Les entreprises américaines emploient environ 10 % des salariés irlandais, rappellent les articles, un poids accumulé au fil de décennies de priorité donnée par Dublin aux emplois et aux recettes de l'impôt sur les sociétés, qui ont donné à l'Irlande les finances publiques les plus saines d'Europe.
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En visite de deux jours en Irlande, Donald Trump a déclaré samedi 12 septembre 2026 à Dublin, lors d'une rencontre avec le Premier ministre irlandais Michéal Martin, qu'il aimerait voir l'Irlande « unie » et que la réunification serait « fantastique ». Il s'est ensuite rendu à Doonbeg, dans l'ouest du pays, pour la finale de l'Irish Open sur son parcours de golf. Il a réitéré ses propos dimanche 13 septembre 2026, avant de refuser de se prononcer sur le cas de l'Écosse. Ses déclarations ont suscité des réactions de responsables nord-irlandais et britanniques, dans un contexte de forte sécurité et de manifestations à Dublin et à Doonbeg.
Aucun référendum n'est prévu : Downing Street maintient que la question n'est pas à l'ordre du jour, malgré les propos de Trump.
Il réserve au gouvernement britannique la décision d'organiser un référendum sur l'Irlande du Nord.
Trump avait racheté ce complexe en quasi-faillite en 2014, avant d'y investir massivement.
Son chef Gavin Robinson juge que la réunification signifierait « la destruction de notre pays ».
Son chef Nigel Farage juge l'Irlande du Nord « partie intégrante » du Royaume-Uni.
The Times of India· hors corpus analyséCNN Indonesia replace la déclaration dans son contexte historique : l'île d'Irlande est divisée depuis 1921 entre la République au sud et l'Irlande du Nord, rattachée au Royaume-Uni. L'accord du Vendredi saint de 1998, qui a mis fin à trois décennies de violences sectaires ayant fait environ 3 000 morts, prévoit qu'un référendum peut être organisé si le gouvernement britannique estime qu'une majorité des habitants d'Irlande du Nord y serait favorable. Les deux articles notent que les précédents présidents américains avaient évité ce sujet sensible, ce qui rend la sortie de Trump inhabituelle.
PerthNow relève que la controverse s'ajoute aux doutes exprimés par Trump sur la capacité britannique à défendre les Falkland, tendant encore les relations Washington-Londres. La visite s'est déroulée sous très forte sécurité, avec des manifestations à Dublin où des manifestants brandissaient drapeaux irlandais et palestiniens. Le fils du président, Eric Trump, a défendu l'investissement familial, rappelant que le golf de Doonbeg reste le premier employeur de la région.
La couverture insiste aussi sur le contexte politique récent : les propos de Trump interviennent quelques semaines après que le nouveau premier ministre britannique Andy Burnham a jugé qu'un référendum sur la sortie de l'Irlande du Nord était « hors de question ». Folha Mundo note que le sujet a gagné en intensité depuis le Brexit, même si les sondages continuent de montrer une majorité favorable au maintien dans le Royaume-Uni, « bien que l'écart se soit réduit ces dernières années ». Le Jornal de Brasília rappelle le bilan des Troubles, environ 3 600 morts en trois décennies, et souligne que les présidents américains, y compris Joe Biden malgré ses liens irlandais, avaient jusqu'ici évité de commenter directement le sujet.
Pour la presse brésilienne, l'épisode illustre moins un tournant géopolitique qu'un style : Trump testant, lors d'une visite mêlant diplomatie et golf, la résilience d'un accord de paix vieux de près de trente ans.
Le contraste s'est accentué lorsque Trump a annoncé, depuis le tournoi de golf de son domaine de Doonbeg, la levée prochaine des droits de douane sur le whisky irlandais, acclamée par la foule, alors que les tarifs de 50 % visant de nombreux produits canadiens restent en vigueur. Une interdiction américaine visant l'alcool, certains produits laitiers et les motos canadiennes doit entrer en vigueur le 29 septembre, en réplique aux contre-tarifs annoncés par le premier ministre Mark Carney, après l'échec des négociations sur les véhicules lourds et les règles linguistiques françaises.
Sur le fond, Downing Street a renvoyé aux propos du Premier ministre britannique Andy Burnham, pour qui un référendum sur la réunification n'est « pas d'actualité » : les accords de paix de 1998 exigent un « consensus clair » avant toute consultation. Un sondage de l'Institut des études irlandaises de l'université de Liverpool, publié en mai, ne créditait l'unification que de 35 % de soutien en Irlande du Nord.
Dans les rues de Dublin, où des milliers de manifestants défilaient sous une sécurité renforcée, les réactions oscillaient entre agacement et ironie. « Trump ne comprend pas l'histoire et ne s'y intéresse pas », a lancé une manifestante prénommée Cora à RFI, tandis qu'un retraité rappelait à l'AFP qu'il ferait mieux de s'occuper de Gaza avant de « parler d'unifier l'Irlande ».
La Jornada, de son côté, met l'accent sur la contestation populaire : plus de 10 000 personnes ont manifesté samedi dans le centre de Dublin, brandissant des drapeaux palestiniens et des pancartes hostiles, scandant leur rejet de la présence de Trump. Le quotidien cite un orateur de Sinn Féin affirmant que la mobilisation visait à « demostrar que el pueblo irlandés rechaza claramente las políticas y la agenda de la administración estadunidense ». La présidente irlandaise Connolly aurait par ailleurs rappelé au président américain que « la guerra y el genocidio son inaceptables ». Trump a quitté Dublin en hélicoptère pour rejoindre son hôtel de Doonbeg, où se tenait un tournoi de golf, laissant la presse mexicaine souligner le contraste entre l'enjeu géopolitique soulevé et l'agenda privé du président.
Mais la presse de Kuala Lumpur souligne surtout que la déclaration politique a précédé de quelques heures l'atterrissage du président à Doonbeg, sur la côte ouest, où son parcours de golf, propriété de la Trump Organisation, accueille l'Irish Open. Dimanche, Trump a recentré son déplacement sur le tournoi et la promotion de ses intérêts commerciaux, brouillant un peu plus la frontière entre fonction présidentielle et affaires familiales. Une trentaine de manifestants se sont rassemblés près du village de Doonbeg, sous forte sécurité. Pour les rédactions malaisiennes, l'épisode illustre une diplomatie improvisée où annonces géopolitiques et calendrier d'affaires se superposent, sans que Washington ne clarifie la portée institutionnelle réelle de ces propos sur l'avenir de l'île.
Cet accord de 1998, qui a mis fin à trois décennies de violences entre nationalistes irlandais et unionistes, prévoit qu'un référendum ne peut être organisé qu'à la discrétion du gouvernement britannique. Les sondages montrent qu'une majorité confortable en Irlande du Nord souhaite rester dans le Royaume-Uni, même si l'écart s'est resserré depuis le Brexit. Le chef du Parti unioniste démocrate (DUP) a rejeté la prédiction de Trump.
Daily Times souligne que le président a ensuite consacré son dimanche au golf et à ses intérêts commerciaux à Doonbeg, où son parcours appartenant à la Trump Organisation accueillait l'Irish Open — motif principal, selon l'article, de son déplacement. Une trentaine de manifestants se sont rassemblés près du site, sous forte présence policière et routes fermées.
Pour les médias pakistanais qui relaient l'épisode, l'image retenue est celle d'un président mêlant diplomatie improvisée et défense de ses propres intérêts d'affaires, dans un dossier où Washington s'était toujours refusé à prendre parti.
La réaction officielle de Londres occupe une place centrale dans le traitement polonais. Les deux articles relaient la position du cabinet du Premier ministre britannique Andy Burnham, pour qui l'idée d'une réunification ne bénéficie pas d'un soutien assez large pour justifier l'organisation d'un référendum au regard de l'accord de 1998.
Le rejet unioniste, en revanche, reste évoqué en creux : RMF24 note seulement que les propos de Trump « n'ont pas été bien accueillis ni à Londres, ni par les unionistes d'Irlande du Nord », sans citer aucun responsable politique nord-irlandais. Les sondages, relayés par Reuters via RMF24, montrent qu'une majorité en Irlande du Nord reste favorable au maintien dans le Royaume-Uni, même si l'écart se resserre depuis le Brexit. Aucun des deux articles ne s'attarde sur l'étape suivante de la visite présidentielle, au golf de Trump à Doonbeg, ni sur les manifestations qui ont accompagné le déplacement.
Le Jornal Económico, reprenant le même rappel historique que RTP, souligne la fragilité juridique du dossier : l'accord de paix de 1998 a laissé le statut final de l'Irlande du Nord indéfini, une éventuelle réunification ne pouvant être tranchée que par référendum, en cas de majorité favorable des deux communautés.
Pour la presse lisboète, l'épisode dépasse la seule politique intérieure irlando-britannique : il s'inscrit dans un style diplomatique où une déclaration lancée en marge d'un déplacement devient un levier de pression sur un allié historique, Londres, déjà fragilisé par la question nord-irlandaise.
Le choix de traiter côte à côte l'annonce politique sur la réunification et l'annonce commerciale faite sur un green appartenant au président dessine, dans la presse roumaine, l'image d'une diplomatie où fonction officielle et intérêts privés se confondent, sans que les articles disponibles ne développent la réaction des unionistes nord-irlandais ni de Reform UK, pourtant évoquée dans le contexte international du dossier.
Après Dublin, Trump s'est rendu à Doonbeg pour l'Irish Open, disputé sur son parcours Trump International Golf Links, où il devait suivre le tournoi avant de remettre le trophée dimanche.
Mais c'est le volet golf et affaires qui retient une attention particulière à Singapour. À Doonbeg, Donald Trump a remis lui-même le trophée de l'Irish Open à l'Irlandais Shane Lowry, vainqueur avec onze coups d'avance, avant d'annoncer la suppression des droits de douane sur le whisky irlandais. Le Premier ministre Martin a par ailleurs insisté sur le poids économique du lien bilatéral, rappelant que les entreprises américaines emploient environ 10 % de la main-d'œuvre irlandaise, un chiffre que la presse singapourienne met en avant pour expliquer la retenue de Dublin face aux propos les plus clivants de son hôte.
Sur le plan économique, Trump a annoncé la levée totale des droits de douane sur le whiskey irlandais, jusque-là taxé à 15 % à l'export vers les États-Unis, un geste qui prive les distillateurs nord-irlandais de l'avantage tarifaire qu'ils détenaient face à la République. La visite, sécurisée par quelque 4 000 agents pour un coût estimé à 20 millions d'euros, s'est déroulée sous protestation, un sondage Sunday Independent/Ireland Thinks indiquant que 69 % des Irlandais désapprouvaient le déplacement. Pour la presse britannique, l'épisode illustre le mélange, propre à Trump, entre intérêts privés et prises de position présidentielles aux conséquences constitutionnelles directes pour le Royaume-Uni.
Plusieurs titres américains soulignent le mélange des genres de ce déplacement : ABC News décrit un voyage qui mêle « ses fonctions officielles avec ses intérêts personnels », le tournoi de golf ayant motivé l'essentiel du séjour. The Hill relève par ailleurs que Trump a profité de l'occasion pour annoncer la levée des droits de douane sur le whisky irlandais, saluant un pays « si incroyable, si accueillant ».
Pour la presse américaine, l'épisode illustre moins une prise de position géopolitique calculée qu'une sortie spontanée d'un président habitué à commenter librement des dossiers sensibles, au risque de fragiliser l'équilibre patiemment construit par l'accord de 1998 entre unionistes et nationalistes nord-irlandais.
La mobilisation à Dublin n'est pas absente du récit : plus de 10 000 personnes ont manifesté samedi contre Trump, défendant la neutralité militaire traditionnelle de l'Irlande, selon un chiffre attribué à l'agence EFE. Mais la question de la réunification irlandaise elle-même, pourtant au cœur de la controverse relayée ailleurs en Europe, n'apparaît pas dans les articles disponibles depuis Caracas, qui privilégient le prisme économique et pétrolier, en écho direct aux tensions entretenues autour de la présence militaire et énergétique américaine au Venezuela, elle-même liée aux tensions entre Washington et l'Iran évoquées par Trump durant son séjour irlandais.
Le Daily Maverick, citant une dépêche Reuters, détaille l'annonce faite par Trump depuis son golf de Doonbeg : la levée des droits de douane américains sur le whisky irlandais. « Au nom des États-Unis d'Amérique, je vais supprimer les droits de douane sur le whisky irlandais », a-t-il déclaré sous les acclamations, évoquant les pressions du golfeur Shane Lowry. L'Irish Whiskey Association a salué l'annonce, son directeur Eoin O Caitin estimant que « rien n'illustre mieux la relation commerciale USA-Irlande que le whisky irlandais ». Les exportations de vins et spiritueux étaient soumises à un tarif de 15 % sous l'accord commercial UE-USA, ramené à 10 % après les nouveaux droits de douane imposés en juillet à 60 partenaires commerciaux.
La couverture sud-africaine signale aussi les manifestations anti-guerre et anti-Trump prévues à Dublin et près de Doonbeg, ainsi que la position pro-palestinienne de l'Irlande, dont la loi de juillet restreignant le commerce avec les colonies israéliennes a été critiquée par des élus et l'ambassadeur américains.