ANGLE DOMINANT
Jakarta questionne le mélange des casquettes présidentielle et commerciale dans cette escapade irlandaise, où une sortie diplomatique sur la réunification coïncide avec un week-end golfique sur le parcours que Donald Trump possède lui-même à Doonbeg.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
- 01
Trump a qualifié une éventuelle réunification irlandaise de « fantastic », estimant qu'elle « finira par arriver », lors d'une rencontre avec le Premier ministre irlandais Micheal Martin à Dublin.
- 02
CNN Indonesia souligne que la visite de deux jours est d'abord motivée par le tournoi de golf organisé sur le parcours que Trump possède à Doonbeg, brouillant sa fonction présidentielle et ses intérêts d'affaires.
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Le bureau du Premier ministre britannique Andy Burnham a répondu qu'il n'y avait pas de majorité publique pour un référendum et qu'aucun nouveau scrutin n'aurait lieu tant que la situation ne change pas.
ANALYSE
Jakarta, 14 septembre 2026. CNN Indonesia et Tempo relatent la visite de deux jours effectuée par Donald Trump en Irlande, un déplacement présenté par les deux médias comme motivé d'abord par le tournoi de golf disputé sur le parcours qu'il possède à Doonbeg, sur la côte atlantique, avant d'inclure une rencontre avec le Premier ministre irlandais Micheal Martin à Dublin. CNN Indonesia le formule sans détour : « Banyak pihak menganggap kunjungan tersebut mengaburkan peran Trump antara sebagai presiden dan pengusaha » (beaucoup jugent que la visite brouille le rôle de Trump entre président et homme d'affaires).
Après sa rencontre avec Micheal Martin, Trump a déclaré vouloir voir l'île unifiée : « Saya tidak ingin menimbulkan masalah, tetapi saya sangat ingin melihatnya bersatu » (je ne veux pas créer de problème, mais j'aimerais vraiment la voir unie), avant d'ajouter que cela finirait par arriver et que ce serait « quelque chose d'extraordinaire ». Il a précisé que le Royaume-Uni aurait son mot à dire dans cette affaire.
Tempo rappelle que Trump s'est aussi exprimé sur la guerre avec l'Iran et le conflit commercial avec le Canada lors du même déplacement, confirmant que la rencontre avec les dirigeants irlandais s'est greffée sur un agenda dominé par le golf. Le gouvernement britannique a réagi rapidement : le bureau du Premier ministre Andy Burnham a fait savoir qu'il n'existait pas de majorité publique en faveur d'un référendum sur la question, et qu'aucun nouveau scrutin ne serait organisé tant que cela ne changerait pas.
CNN Indonesia replace la déclaration dans son contexte historique : l'île d'Irlande est divisée depuis 1921 entre la République au sud et l'Irlande du Nord, rattachée au Royaume-Uni. L'accord du Vendredi saint de 1998, qui a mis fin à trois décennies de violences sectaires ayant fait environ 3 000 morts, prévoit qu'un référendum peut être organisé si le gouvernement britannique estime qu'une majorité des habitants d'Irlande du Nord y serait favorable. Les deux articles notent que les précédents présidents américains avaient évité ce sujet sensible, ce qui rend la sortie de Trump inhabituelle.
