ANGLE DOMINANT
Islamabad retient surtout la rupture protocolaire : un président américain qui abandonne la neutralité traditionnelle de Washington sur l'unité irlandaise, provoquant la colère des unionistes nord-irlandais et un rappel ferme de Londres à l'accord du Vendredi saint.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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À Dublin samedi, Trump a déclaré aux côtés de Micheál Martin : « J'aimerais la voir unifiée » et « ça va finir par arriver, je pense que ce serait fantastique »
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La ministre britannique Angela Rayner a répondu sur Sky News que Londres « prend très au sérieux l'accord du Vendredi saint », qui réserve tout référendum à la discrétion du gouvernement britannique
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Dimanche, Trump s'est rendu à son golf de Doonbeg, propriété de la Trump Organisation qui accueillait l'Irish Open, sous forte sécurité et devant une trentaine de manifestants
ANALYSE
Islamabad, lundi 14 septembre 2026. Les agences internationales reprises par la presse pakistanaise donnent un relief particulier à l'intervention du président américain Donald Trump lors de sa visite de deux jours en Irlande : une rupture nette avec la neutralité que Washington observe traditionnellement sur la question de l'unité irlandaise.
Selon Reuters, relayé samedi par ARY News, Trump a déclaré à Dublin, assis aux côtés du Premier ministre irlandais Micheál Martin : « Je ne veux pas causer de problèmes, mais je vous le dis, j'aimerais la voir unifiée. » Il a ajouté : « Ça va finir par arriver... je pense que ce serait quelque chose de fantastique. » Le président a précisé que « le Royaume-Uni aura son mot à dire » mais a maintenu que la réunification serait « une chose formidable ».
La sortie intervient quelques semaines après que le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham a jugé qu'un référendum sur la sortie de l'Irlande du Nord du Royaume-Uni était « hors de question » — une position que Downing Street a réaffirmée samedi. La ministre britannique Angela Rayner a réagi sur Sky News : « Donald Trump est Donald Trump, le président dira et pensera ce qu'il veut. » Elle a toutefois insisté : « nous prenons très au sérieux l'accord du Vendredi saint. »
Cet accord de 1998, qui a mis fin à trois décennies de violences entre nationalistes irlandais et unionistes, prévoit qu'un référendum ne peut être organisé qu'à la discrétion du gouvernement britannique. Les sondages montrent qu'une majorité confortable en Irlande du Nord souhaite rester dans le Royaume-Uni, même si l'écart s'est resserré depuis le Brexit. Le chef du Parti unioniste démocrate (DUP) a rejeté la prédiction de Trump.
Daily Times souligne que le président a ensuite consacré son dimanche au golf et à ses intérêts commerciaux à Doonbeg, où son parcours appartenant à la Trump Organisation accueillait l'Irish Open — motif principal, selon l'article, de son déplacement. Une trentaine de manifestants se sont rassemblés près du site, sous forte présence policière et routes fermées.
Pour les médias pakistanais qui relaient l'épisode, l'image retenue est celle d'un président mêlant diplomatie improvisée et défense de ses propres intérêts d'affaires, dans un dossier où Washington s'était toujours refusé à prendre parti.
