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TRUMP RENONCE AU PÉAGE SUR LE DÉTROIT D'ORMUZ ALORS QUE LE BLOCUS ET LES FRAPPES SUR L'IRAN REPRENNENT
Islamabad mesure l'effritement du mémorandum de paix qu'elle a elle-même parrainé entre Washington et Téhéran
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
Islamabad, 15 juillet 2026. Le Pakistan observe avec inquiétude la dégradation rapide d'un accord qu'il a lui-même négocié. Le mémorandum d'entente d'Islamabad, texte en 14 points signé en juin entre Washington et Téhéran, avait déclaré la fin de la guerre et la réouverture du détroit d'Ormuz au trafic commercial. Selon The Express Tribune, son article 5 prévoyait un passage sans frais pendant 60 jours. Un mois plus tard, ce cadre se délite : le président Trump a qualifié le cessez-le-feu initial de « terminé », accusant les responsables iraniens de ne pas honorer leurs engagements, tandis que Téhéran, par la voix du porte-parole du ministère des Affaires étrangères Esmaeil Baghaei, accuse Washington de pousser l'accord « vers la crise ». Face à cette escalade, « le médiateur Pakistan a exhorté toutes les parties à respecter leurs obligations en vertu de l'accord », rapporte le quotidien.
Sur le terrain, les États-Unis ont mené une troisième nuit consécutive de frappes contre l'Iran, Trump ayant rétabli un blocus des expéditions iraniennes et proposé un droit de passage de 20% avant d'y renoncer. « Sur la base de conversations très productives avec les dirigeants du Moyen-Orient, j'ai décidé de remplacer les frais de remboursement de 20% par des accords commerciaux et d'investissement que les différents États du Golfe feront aux États-Unis », a-t-il annoncé sur Truth Social, selon Dawn. Deux pétroliers émiratis, le Mombasa et l'Al Bahiyah, ont été touchés par des missiles de croisière iraniens dans les eaux territoriales omanaises, tuant un membre d'équipage indien et en blessant huit autres.
Conséquence directe pour une région dépendante de ces routes énergétiques : le baril a grimpé à son plus haut niveau en un mois, le Brent atteignant 84,80 dollars, rapporte Geo News. Téhéran menace désormais d'ouvrir un second front via ses alliés houthis au Bab-el-Mandeb, ce qui pourrait selon un responsable yéménite propulser les prix à 200 dollars. Pékin, de son côté, réclame un passage « libre et sûr » dans le détroit.
Cadrage économique et pétrolier centré : la couverture insiste sur les prix du baril et le trafic maritime plus que sur le bilan humain à l'intérieur de l'Iran
Préférence pour les sources officielles (CENTCOM, agences d'État iraniennes, Truth Social) au détriment des voix civiles ou de la société civile régionale
Faible couverture du rôle diplomatique concret du Pakistan au-delà de l'appel général au respect du mémorandum qu'il a négocié
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