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TRUMP RENONCE AU PÉAGE SUR LE DÉTROIT D'ORMUZ ALORS QUE LE BLOCUS ET LES FRAPPES SUR L'IRAN REPRENNENT
Moscou dénonce le double jeu de Washington, qui renonce à sa taxe sur Ormuz tout en intensifiant blocus et frappes contre l'Iran
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
Moscou, 15 juillet 2026. Les agences russes suivent avec attention le revirement de Donald Trump sur le détroit d'Ormuz. Selon Meduza, le président américain a annoncé sur Truth Social renoncer à sa taxe de 20% sur les cargaisons transitant par le détroit, lui préférant des "accords commerciaux et d'investissement" avec les monarchies du Golfe. TASS cite Trump affirmant que "personne ne devrait facturer de droit de passage dans un détroit, quel qu'il soit", après avoir pourtant, trois jours plus tôt, réclamé un paiement équivalent à un cinquième de la valeur des cargaisons pour "protéger" Bahreïn, le Qatar, le Koweït, les Émirats et l'Arabie saoudite.
Mais ce recul commercial ne s'accompagne d'aucune désescalade militaire. Kommersant rappelle que Trump a rétabli le blocus des ports iraniens, rompant le mémorandum d'entente signé avec Téhéran le 17 juin, et avait notifié le Congrès dès le 10 juillet de la reprise des "hostilités" contre l'Iran. RT détaille une troisième nuit consécutive de frappes américaines annoncée par le Centcom, visant défenses aériennes, radars côtiers et sites de missiles iraniens, tandis que les Gardiens de la révolution ripostent contre des bases américaines à Bahreïn, au Koweït, au Qatar, en Jordanie et à Oman, dont le siège de la Ve flotte.
L'initiative tarifaire initiale de Trump a suscité une franche hostilité du secteur maritime : Meduza relève que le groupe allemand Hapag-Lloyd, cinquième armateur mondial de conteneurs, a qualifié l'idée d'un prélèvement de 20% de "fondamentalement erronée". RT signale également que le président brésilien Lula da Silva a critiqué la promesse américaine d'assurer un passage sécurisé contre rémunération. Sputnik souligne que Trump présente désormais les États-Unis comme "gardiens du détroit d'Ormuz", garantissant un accès "libre et équitable" à tous les pays sauf à l'Iran et à ses clients pétroliers.
Pour la presse russe, ce double mouvement — abandon de la taxe pour ménager les pétromonarchies, maintien du blocus et de la campagne de frappes — illustre une politique américaine dictée par ses propres intérêts stratégiques dans le Golfe, quitte à prolonger un conflit qualifié par RT de guerre "non provoquée" contre l'Iran, dont environ un cinquième des exportations mondiales de pétrole et de gaz transite par ce goulot d'étranglement.
Cadrage anti-américain : plusieurs médias qualifient la campagne de frappes de guerre « non provoquée » menée par Washington et Israël contre l'Iran
Préférence pour les déclarations officielles de Trump relayées telles quelles (TASS, Sputnik), sans contradiction systématique de sources américaines indépendantes
Faible couverture de la position iranienne officielle elle-même, peu de citations directes de Téhéran dans les articles disponibles
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