ANGLE DOMINANT
Stockholm mesure l'ultimatum américain sur le diesel à l'aune de la pompe : entre taxes qui remontent et crise d'Ormuz, la facture suédoise pèse plus que le bras de fer transatlantique.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Selon des sources de Reuters citées par Expressen, les États-Unis menacent de limiter leurs exportations de diesel vers l'Europe si l'UE ne libère pas 120 millions de barils de ses réserves d'urgence sur six mois.
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Depuis début juillet, le prix de l'essence en Suède est passé de 14 à 18 couronnes et celui du diesel de 16 à 23, selon Svenska Dagbladet, après l'échéance de la première baisse de taxe le 1er octobre.
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Une seconde hausse de taxe le 1er décembre portera le diesel à environ 3,40 couronnes de plus par litre qu'avant les baisses temporaires, selon Expressen.
ANALYSE
Stockholm, 2 octobre 2026. Dans la presse suédoise, la demande américaine sur le diesel arrive par le prisme du porte-monnaie. Expressen résume le message de Washington dans son titre : « Ta av era lager » (puisez dans vos stocks). Le quotidien rappelle que Donald Trump croyait la guerre d'Iran brève et répétait que le détroit d'Ormuz, par où transite environ 20 % du pétrole mondial, rouvrirait « bientôt ». Il s'était trompé, écrit Expressen, et les prix de l'essence et du diesel ont grimpé.
Selon des sources citées par Reuters, reprises par Expressen, les États-Unis menacent de limiter leurs exportations de diesel vers l'Europe si l'UE ne libère pas 120 millions de barils de ses réserves d'urgence au cours des six prochains mois. Près d'un tiers du diesel importé par l'UE vient des États-Unis, d'après Euronews. Des discussions réunissent l'Allemagne, la France, le Royaume-Uni et la Commission, et l'Agence internationale de l'énergie, dont la Suède est membre, doit se réunir vendredi. Le ministre américain de l'Énergie, Chris Wright, table sur des annonces européennes prochaines. Expressen note aussi que Trump exige de Volodymyr Zelensky qu'il cesse de frapper les infrastructures pétrolières russes, et que les républicains redoutent un fiasco aux élections de mi-mandat.
Le volet national domine toutefois. Svenska Dagbladet signale que l'essence a gagné environ une couronne et le diesel 40 öre entre mercredi et jeudi, parce que la première des deux baisses de taxe décidées par le gouvernement est arrivée à échéance le 1er octobre. Depuis début juillet, l'essence est passée de 14 à 18 couronnes et le diesel de 16 à 23. Le journal s'inquiète du « crack spread », l'écart entre brut et produit raffiné, qui pourrait provoquer un choc sur le diesel.
Expressen donne la parole à l'économiste Claes Hemberg : le diesel pourrait atteindre 22 ou 23 couronnes, la crise d'Ormuz persistant et Trump comme l'Iran ne paraissant pas vouloir s'entendre. Une section du journal évoque jusqu'à 30 couronnes le litre. Il rappelle que l'Europe dépend du diesel importé alors que ses capacités de raffinage ont reculé, et qu'une seconde hausse de taxe tombera le 1er décembre, soit environ 3,40 couronnes de plus par litre de diesel qu'avant les baisses temporaires. L'agence suédoise de protection de l'environnement estime que ces baisses ont accru les émissions.
