ANGLE DOMINANT
Kyiv décrypte la crise du diesel à travers la mise en cause de ses frappes sur les raffineries russes, désignées par Donald Trump comme premier facteur de la hausse des prix américains.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Depuis le Bureau ovale le mercredi 30 septembre, Trump a affirmé que le diesel est touché non par le Moyen-Orient mais par la Russie, dont les raffineries sont « mises hors service à un rythme assez alarmant ».
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Chris Wright, secrétaire américain à l'Énergie, cite des pertes d'exportations de diesel du Moyen-Orient et de Chine, et dit que l'administration attend des annonces d'approvisionnement supplémentaire de la part des Européens.
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Selon Reuters, cité par Kyiv Post, l'essence américaine a augmenté de plus de 40 % en un an et le diesel a atteint un record de 6,53 dollars le gallon.
ANALYSE
Kyiv, 2 octobre 2026. Dans la presse ukrainienne, le dossier du diesel américain se lit d'abord comme une mise en cause de l'Ukraine. Kyiv Post et Ukrainska Pravda rapportent que Donald Trump, s'exprimant depuis le Bureau ovale mercredi 30 septembre, a de nouveau désigné les frappes ukrainiennes sur les raffineries russes comme la cause principale de la hausse des prix du gazole aux États-Unis.
Le président américain a déclaré : « Le diesel est bien plus touché, pas par le Moyen-Orient, mais par ce qui se passe en Russie, parce que ces raffineries de diesel sont mises hors service à un rythme assez alarmant. » Il a ajouté que sans ces frappes, « nous n'aurions pas de problème de diesel » et que ce qui s'est passé entre la Russie et l'Ukraine est « le plus gros problème » pour le gazole. Selon Kyiv Post, il a aussi évoqué une possible interdiction américaine des exportations de diesel, susceptible de faire baisser les prix intérieurs, au prix d'un effet négatif sur ceux de l'essence.
Les deux médias replacent ces propos dans une série. Ukrainska Pravda rappelle que Trump avait déjà appelé Volodymyr Zelensky à cesser de frapper le diesel russe, invoquant une pénurie. Elle note aussi qu'au début de juillet, face au président ukrainien, il avait qualifié ces frappes d'escalade capable de mettre fin à la guerre, et qu'en septembre il disait avoir eu une « excellente » conversation avec Vladimir Poutine.
Kyiv Post met en regard une explication plus large, celle du secrétaire à l'Énergie Chris Wright, qui cite des pertes d'exportations de diesel du Moyen-Orient, en cours de rétablissement, et de Chine : « C'est beaucoup d'interruptions. » Wright a ajouté que l'administration attend des pays européens qu'ils annoncent bientôt des volumes supplémentaires. Le média cite Reuters : l'essence a progressé de plus de 40 % en un an aux États-Unis et le diesel a atteint un record de 6,53 dollars le gallon.
Les articles du corpus ne détaillent ni la demande adressée à la France et à l'Allemagne de puiser dans leurs réserves, ni la réunion de la Commission européenne. L'attention porte sur la manière dont Washington attribue la tension du marché au conflit russo-ukrainien, et sur ce que cela signifie pour la poursuite des frappes ukrainiennes sur l'appareil de raffinage russe.
