ANGLE DOMINANT
Bruxelles retient de la mort de Maricarmen Abascal l'image d'un symbole : celui d'une crise du logement espagnole devenue un fait de société européen.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Maricarmen Abascal, 87 ans, est morte mercredi à l'hôpital Gregorio Marañón de Madrid, après son expulsion du 23 septembre de l'appartement qu'elle occupait depuis plus de 70 ans (VRT NWS).
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L'Union des locataires de Madrid dit que l'accord permettant son retour est arrivé trop tard et que son combat a marqué « un tournant dans l'histoire de ce pays » (La Libre, DH).
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Selon la VRT, un fonds d'investissement ayant racheté l'immeuble voulait tripler le loyer, et la mobilisation a mené à un « Maricarmen-decreet ».
ANALYSE
Bruxelles, 8 octobre 2026. La presse belge a relayé dès mercredi soir le décès de Maricarmen Abascal, 87 ans, et l'a immédiatement érigé en emblème. La VRT NWS la qualifie de « hét symbool » (le symbole) de la crise du logement espagnole, devenue connue « in heel Europa » sous son seul prénom. La Libre Belgique et La Dernière Heure parlent d'une « octogénaire devenue le symbole de la crise du logement » et d'une retraitée « à l'origine du mouvement de protestation » en Espagne.
Les trois médias s'appuient sur le communiqué de l'Union des locataires de Madrid, qui annonce que Maricarmen est décédée mercredi et affirme que son combat a marqué « un tournant dans l'histoire de ce pays ». La VRT précise qu'elle est morte à l'hôpital Gregorio Marañón de Madrid, où elle avait été conduite après son expulsion. Le syndicat y déplore qu'un accord « historique » lui permettant de rentrer chez elle soit arrivé trop tard, une situation qui, après « un processus épuisant », aurait pu être évitée.
Le récit belge rappelle le point de départ : le 23 septembre, la vieille dame, qui vivait depuis plus de 70 ans dans son appartement, est évacuée sur un brancard. Selon la VRT, un fonds d'investissement ayant racheté l'immeuble voulait tripler le loyer. La photo de cette octogénaire, handicapée et à la mobilité réduite, a provoqué une protestation massive, dont la VRT dit qu'elle a conduit à un « décret Maricarmen ».
La Libre et la DH, qui reprennent la même dépêche, relient directement cette expulsion à des « manifestations monstres » et, « finalement », à des élections anticipées en Espagne. La lecture est donc sociale avant d'être partisane : le logement apparaît comme la cause d'une secousse politique, sans que les articles fournis détaillent la campagne ou les positions des partis.
La VRT insiste sur la dimension humaine du dénouement, avec une retraitée qui avait appris « iets meer dan een week geleden » qu'elle pourrait rentrer chez elle, mais « daar heeft ze niet meer van kunnen genieten ». Elle cite le mot d'ordre que la défunte aurait laissé : « Vecht, blijf vechten voor wat van jullie is ».
SOURCES (3)
- La Libre BelgiqueMOYEN
- VRT NWSMOYEN
- DH (Dernière Heure)MOYEN
