ANGLE DOMINANT
Séoul mobilise son dispositif national de secours pour retrouver neuf ressortissants disparus dans les tunnels du chantier hydroélectrique de Rasuwa, tandis que sa diaspora népalaise organise son propre élan de solidarité.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Une équipe de secours sud-coréenne de 44 membres (Korea Disaster Relief Team), avec cinq chiens et des endoscopes pour tunnels, est arrivée à Katmandou le 2 septembre.
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Neuf ressortissants sud-coréens (six de Doosan Enerbility, trois de Korea South-East Power) sont portés disparus depuis le 26 août sur le chantier hydroélectrique Upper Trishuli-1 à Rasuwa.
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La presse coréenne cite un bilan combiné Népal-Chine de 1 066 morts et 4 462 disparus (3 916 au Népal, 546 en Chine), via l'Autorité népalaise de gestion des risques relayée par l'AFP et Reuters.
ANALYSE
Séoul, 3 septembre 2026. Une semaine après les crues du Bhote Koshi, la Corée du Sud concentre son attention sur ses propres disparus : neuf ressortissants — six salariés de Doosan Enerbility, trois de Korea South-East Power — introuvables depuis le 26 août sur le chantier hydroélectrique Upper Trishuli-1, à Rasuwa. Le 2 septembre, une équipe de secours interagences de 44 membres, la Korea Disaster Relief Team, a atterri à Katmandou à bord d'un avion-ravitailleur de l'armée de l'air, avec cinq chiens et un arsenal d'équipements : drones à haute résolution, détecteurs acoustiques, caméras thermiques et endoscopes conçus pour explorer l'intérieur des tunnels. "Parce que le terrain ici est si accidenté, nous avons apporté des drones dotés de caméras à haute résolution", a expliqué Lee Kyoo-ho, chef de mission au ministère des Affaires étrangères, précisant que des kits d'analyse ADN avaient aussi été envoyés à la demande de Katmandou.
Cette équipe s'ajoute à deux détachements de réaction rapide déjà sur place depuis fin août, qui ratissent les environs de Dhunche, à deux kilomètres du barrage supérieur du chantier. Les recherches héliportées et par drone menées ces derniers jours n'ont pas produit de percée majeure, selon les autorités sud-coréennes.
Sur les chiffres, la presse coréenne cite un bilan combiné Népal-Chine — 1 066 morts et 4 462 disparus, dont 3 916 au Népal et 546 côté chinois — établi via l'Autorité népalaise de gestion des risques et relayé par l'AFP et Reuters, un total distinct du décompte des corps retrouvés au seul Népal, désormais porté à 1 204.
À Séoul, la catastrophe résonne aussi au sein de la diaspora népalaise : plus de cent étudiants népalais de l'université Hoseo ont lancé une collecte, et l'association NRNA Korea prévoit un espace de mémoire près de Dongdaemun. Le Hankook Ilbo, journal frère du Korea Times, a documenté le chagrin sur place : à Katmandou, onze des douze bûchers du temple de Pashupatinath étaient occupés mardi, tandis que familles et rescapés continuaient de chercher leurs proches dans les hôpitaux et les bases militaires. Le secteur du tourisme sud-coréen encaisse aussi le contrecoup, les réservations de trek dans l'Himalaya s'effondrant à l'approche de la haute saison.
SOURCES (4)
- YonhapMOYEN
- Korea TimesMOYEN
- KBS WorldMOYEN
