ANGLE DOMINANT
Ottawa retient d'abord le calvaire vécu par les passagers pris au piège du système britannique, plus que la panne technique elle-même
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Plus de 600 vols annulés mardi 8 septembre selon Flightradar24 (CBC News), décompte monté à « au moins 625 », puis à plus de 1 000 selon le Globe and Mail
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Ryanair rapporte plus de 65 000 passagers touchés et plus de 50 vols annulés ; British Airways confirme avoir annulé ou dérouté plus de 100 vols
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Heathrow a suspendu les arrivées pour le reste de la soirée après la reprise des départs, provoquant un chaos prolongé aux tapis à bagages
ANALYSE
Ottawa, 10 septembre 2026. Les médias canadiens ont couvert la panne du contrôle aérien britannique moins comme une défaillance technique que comme une épreuve vécue par les voyageurs pris au piège du système. Selon Flightradar24, cité par CBC News, plus de 600 vols ont été annulés mardi 8 septembre en raison d'un problème technique dans le système de traitement des données de vol de NATS ; le décompte est ensuite monté à « au moins 625 », puis le Globe and Mail a rapporté un bilan dépassant les 1 000 annulations, les chiffres variant selon l'heure du relevé dans la journée. NATS a indiqué avoir identifié le problème dans son système de traitement des vols et assuré que la sécurité n'avait pas été compromise, avant de préciser sur X que la reprise avait pris plus de temps qu'espéré et que l'entreprise travaillait à résorber l'arriéré.
La couverture canadienne s'attarde longuement sur le calvaire individuel des passagers. Le Globe and Mail raconte l'attente de Josie Donoghue, bloquée trois heures dans un avion à Gatwick avant l'annulation de son vol Ryanair vers l'Irlande : « Getting through that airport was like trying to get out of Alcatraz », a-t-elle confié, comparant l'aéroport à la célèbre prison insulaire. À Heathrow, des passagers d'un vol British Airways vers Baltimore ont débarqué après quatre heures d'immobilisation au sol, nourris de pâtes et de curry de poulet, tandis que les départs reprenaient mais que les arrivées restaient suspendues pour le reste de la soirée. Le chaos s'est prolongé aux tapis à bagages, où les voyageurs disent n'avoir reçu aucune aide et avoir dû déposer eux-mêmes leurs réclamations.
Les compagnies chiffrent l'ampleur des dégâts : Ryanair évoque plus de 65 000 passagers touchés et plus de 50 vols annulés, tandis que British Airways confirme avoir annulé ou dérouté plus de 100 vols, prévenant qu'un « effet d'entraînement significatif » suivrait. Les articles canadiens rappellent que cet épisode ravive l'examen de NATS trois ans après une défaillance du traitement des plans de vol ayant causé une désorganisation encore plus large, sans relayer pour l'instant les appels à la démission de son dirigeant formulés outre-Manche.
