ANGLE DOMINANT
France retient d'abord le récit des passagers échoués et l'écart des décomptes plutôt que le détail technique de la panne NATS.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
- 01
Le Monde, citant Cirium, dénombre 1 746 vols supprimés mardi et 327 mercredi (2 073 au total), quand un décompte concurrent fondé sur Flightradar24 évoque environ 1 300 vols mardi et 177 mercredi.
- 02
Ryanair recense plus de 65 000 passagers affectés par des retards et une cinquantaine de vols annulés, tandis que British Airways a dû annuler plus de 190 vols supplémentaires mercredi faute d'avions et d'équipages disponibles.
- 03
Convoqué par la ministre des Transports Heidi Alexander, le directeur de NATS Martin Rolfe a présenté ses excuses, exclu toute cyberattaque et promis une enquête « très, très approfondie ».
ANALYSE
Paris, 10 septembre 2026. France retient d'abord le récit des passagers échoués. Mardi 8 septembre, une panne du « système de traitement des vols » chez NATS, le prestataire du contrôle aérien britannique, a cloué au sol des centaines de vols dans tout le Royaume-Uni, avant de se prolonger mercredi 9 septembre. Heathrow, Gatwick, Liverpool, Birmingham, Édimbourg, ainsi que Dublin côté irlandais, ont été touchés par des restrictions et des annulations en chaîne. L'incident survient trois ans après une précédente défaillance du contrôle aérien britannique, alors sur le traitement des plans de vol, ce qui nourrit les interrogations sur la robustesse du système.
Les décomptes varient fortement selon la source et l'heure du relevé. Le Monde cite le spécialiste Cirium pour 1 746 vols supprimés mardi puis 327 mercredi, soit 2 073 annulations au total, tandis qu'un autre décompte du même journal, fondé sur Flightradar24, évoque environ 1 300 vols mardi et 177 mercredi. Le HuffPost France retient « plus de 1 000 vols annulés », citant le Telegraph et Flightradar24 ; BFMTV avance « plus de 1 500 vols » annulés depuis mardi.
Le témoignage de Josie Donoghue, soignante bloquée trois heures sur le tarmac de Gatwick avant de devoir débarquer de son vol pour l'Irlande, cristallise l'attention de la presse française : « C'est un cauchemar absolu », a-t-elle confié à la Press Association, comparant l'aéroport à « Alcatraz ». British Airways, qui a détourné plus d'une centaine de vols mardi, évoque « une expérience incroyablement frustrante » pour ses clients et a annulé plus de 190 vols supplémentaires mercredi, faute d'avions et d'équipages disponibles. Ryanair recense plus de 65 000 passagers affectés par des retards et une cinquantaine d'annulations.
NATS assure avoir « résolu » le dysfonctionnement mais reconnaît que « la récupération de l'incident système d'aujourd'hui a pris plus de temps » qu'espéré. Son directeur, Martin Rolfe, a présenté ses excuses et exclu toute cyberattaque, tout en promettant une enquête « très, très approfondie ». Convoqué par la ministre des Transports Heidi Alexander, il est visé par des appels à la démission de plusieurs compagnies, dont Ryanair. British Airways prévient que les répercussions dureront au moins jusqu'à mercredi, avec un report gratuit offert aux passagers jusqu'à vendredi.
SOURCES (4)
- Sud OuestMOYEN
- HuffPost FranceMOYEN
- BFMTVMOYEN
