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LES ÉTATS-UNIS INCULPENT L'ANCIEN PRÉSIDENT CUBAIN RAÚL CASTRO ALORS QUE LA PRESSION S'ACCENTUE
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Moscou perçoit l'inculpation de Raúl Castro comme le déclencheur d'une séquence de changement de régime à Cuba, calquée sur l'opération Maduro, portée par RT et TASS qui en documentent chaque étape.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
Moscou, 20 mai 2026. Le Département de justice américain a inculpé mercredi Raúl Castro, ancien président et ministre de la Défense cubain, de quatre chefs de meurtre, deux chefs de destruction d'aéronef et de complot pour tuer des ressortissants américains. L'acte d'accusation, rendu public lors d'une cérémonie à Miami, est lié à l'épisode du 24 février 1996, quand des chasseurs cubains ont abattu deux appareils légers de l'organisation anti-communiste « Brothers to the Rescue », tuant quatre Cubano-Américains au large des côtes de l'île.
Pour RT et TASS, qui ont couvert l'événement en temps réel, la version américaine est contestée point par point. L'ambassade cubaine à Washington a rappelé que les aéronefs avaient commis « plus de 25 violations délibérées et systématiques » de l'espace aérien cubain entre 1994 et 1996, et que La Havane avait adressé des avertissements écrits répétés à Washington, restés sans réponse. L'ancien pilote de l'organisation, Juan Pablo Roque, avait en outre fait défection deux jours avant les tirs, affirmant que « Brothers to the Rescue » acheminait des armes à des guérilleros anti-gouvernementaux sur l'île.
Le président Miguel Díaz-Canel a qualifié l'acte d'accusation de « manœuvre politique dépourvue de tout fondement légal, destinée uniquement à étoffer le dossier fabriqué servant à justifier la folie d'une agression militaire contre Cuba ». TASS relaie également sa mise en cause de la narration américaine sur 1996 : « Les États-Unis mentent et cherche à influencernt les faits. Il existe des preuves documentaires abondantes que ces actions ne constituaient pas une violation du droit international. »
La lecture russe de l'événement s'inscrit dans une chronologie précise. En janvier 2026, des forces spéciales américaines avaient enlevé le président vénézuélien Nicolás Maduro à Caracas, après une inculpation similaire par la justice américaine. Trump avait aussitôt prévenu que Cuba serait « le suivant » sur la liste. Le mardi 19 mai, le Pentagone a annoncé l'arrivée du groupe de combat du porte-avions USS Nimitz dans les Caraïbes — déploiement que RT qualifie de « miroir exact » de la montée en puissance militaire qui avait précédé l'opération contre Maduro.
Les services de renseignement américains ont par ailleurs affirmé à Axios que Cuba aurait acquis plus de 300 drones militaires en vue d'attaques potentielles sur la base de Guantanamo et des cibles en Floride, accusations que La Havane a rejetées comme un « dossier frauduleux » destiné à justifier une intervention.
Cadrage anti-impérialiste dominant : RT et TASS présentent systématiquement les actions américaines sous l'angle d'une agression illégale, reprenant sans distance critique les déclarations officielles cubaines
Préférence pour les sources gouvernementales : les articles russes citent quasi exclusivement Díaz-Canel, l'ambassade cubaine et les officiels cubains, sans voix dissidentes ni familles des victimes américaines de 1996
Faible couverture de la dimension juridique américaine : les arguments de l'accusation américaine, les preuves présentées par le procureur Blanche et la position des familles cubano-américaines sont relégués au second plan
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