ANGLE DOMINANT
Buenos Aires questionne le contraste entre l'optimisme affiché par Trump sur l'intelligence artificielle et les alertes venues de l'industrie elle-même, jusque dans ses propres rangs de chercheurs.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Samedi 12 septembre, Dario Amodei (Anthropic), Sam Altman (OpenAI) et Elon Musk (xAI) ont convergé vers un appel à ralentir le développement des modèles d'IA les plus avancés.
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Lundi 14 septembre sur Truth Social, Trump a écrit que le seul garde-fou nécessaire à l'IA est « un PRESIDENTE FUERTE E INTELIGENTE » et que la Chine serait la seule bénéficiaire d'un ralentissement.
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Le chercheur britannique Jacob Coxon, 27 ans, a quitté OpenAI puis Anthropic en les accusant de « jugar con nuestras vidas » et en affirmant craindre que l'IA ne « nous tue tous avant la fin de la décennie ».
ANALYSE
Buenos Aires, mardi 15 septembre 2026. La presse argentine reconstitue, article après article, l'affrontement entre Donald Trump et les propres architectes de l'intelligence artificielle qu'il défend. Samedi 12 septembre, les dirigeants d'Anthropic, d'OpenAI et de xAI — Dario Amodei, Sam Altman et Elon Musk — ont convergé vers un avertissement inhabituel dans une industrie marquée par une concurrence féroce : il faut ralentir le développement des modèles les plus avancés pour renforcer les mesures de sécurité. Altman a annoncé qu'OpenAI adopterait l'une des mesures suggérées par Amodei, en donnant à des évaluateurs indépendants un accès comparable à celui des employés pour surveiller les risques de ses systèmes. La Nación souligne que le premier à avoir lancé l'alerte fut Dario Amodei, cofondateur et directeur général d'Anthropic, l'entreprise derrière le chatbot Claude, avant d'être rejoint publiquement par Altman puis par Musk.
Dimanche, depuis le complexe de golf de Doonbeg, en Irlande, Trump a balayé l'alerte : « Creo que hay muchas fuerzas negativas que están sacando el tema cuando no deberían hacerlo, y están planteando cosas que no van a suceder ». Lundi, sur Truth Social, il est allé plus loin, évoquant une « conspiración ENFERMA » derrière le rejet des centres de données par les électeurs et assurant que « el único que está contento con esto es China ». Il a ajouté : « El único control o 'salvaguardias' que necesita la IA es un PRESIDENTE FUERTE E INTELIGENTE », avant de mettre en garde « teóricos de la conspiración, sediciosos, traidores y filtradores ».
Perfil relaie aussi le témoignage de Jacob Coxon, chercheur britannique de 27 ans qui a quitté l'industrie après trois ans passés à préentraîner des modèles, d'abord chez OpenAI puis chez Anthropic. Il accuse les deux entreprises de « jugar con nuestras vidas » et affirme que « las personas que construyen IA creen firmemente que podría matarnos a todos antes de que termine la década ». Le canal +Perfil rapporte, via le journaliste Norman Powell, que Trump, tout en écartant toute intervention accrue de l'État, reconnaît malgré tout la nécessité d'« algún mecanismo de seguridad », son obsession restant de ne pas perdre l'avantage face à la Chine. Au Congrès, le président de la Chambre des représentants, Mike Johnson, a mis en garde contre une régulation trop rapide.
SOURCES (2)
- La NaciónMOYEN
- PerfilMOYEN
- Trump ataca al CEO de Anthropic por pedir que se frene el desarollo de la IA
- Trump calificó de "fuerzas negativas" a las voces que quieren ralentizar el desarrollo de la inteligencia artificial
- RDC: Trump rechazó una mayor intervención del Gobierno en la inteligencia artificial para no perder ventaja frente a China
