ANGLE DOMINANT
Rome décrypte les diatribes de Trump sur l'IA comme un nouvel épisode du bras de fer avec Pékin, à dix jours de la visite de Xi Jinping à la Maison Blanche.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Trump affirme sur Truth Social que « l'unique garde-fou dont l'IA a besoin est un président fort et intelligent »
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Amodei prévient que sans ralentissement, l'IA pourrait en 6-12 mois « piloter un essaim d'agents capables de prendre le contrôle de l'ensemble d'Internet »
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Sam Altman annonce le report à 2027 de l'introduction en Bourse d'OpenAI, invoquant la priorité à la sécurité
ANALYSE
Rome, mardi 15 septembre 2026. À dix jours de la visite très attendue de Xi Jinping à la Maison Blanche, la presse italienne lit les diatribes de Donald Trump sur Truth Social comme un nouvel épisode du bras de fer sino-américain pour la suprématie technologique. ANSA rapporte que le président américain a balayé les mises en garde des patrons de la tech, affirmant que « l'unique garde-fou dont l'IA a besoin est un président fort et intelligent, avec un quotient intellectuel élevé, et les États-Unis en ont un ». Il vise directement Dario Amodei, le fondateur d'Anthropic, qui a appelé samedi sur son blog à « ralentir » le développement mondial des modèles les plus avancés pour des raisons de sécurité : Trump l'accuse de « faire désormais l'angelot parfait » et dénonce une « conspiration malsaine contre l'IA et les data centers », dont, selon lui, seule la Chine se réjouirait.
Le quotidien souligne le paradoxe : Pékin exhorte de son côté Washington à ne pas exagérer les dangers, tandis que le chef des services de renseignement chinois met en garde contre les risques que l'IA fait peser sur le Parti communiste. Depuis son club de golf de Doonbeg en Irlande, Trump a revendiqué la formule « qui gagne l'IA gagne tout », assurant que les États-Unis restent « le pays le plus avancé au monde » et « nettement en avance » sur leurs rivaux, tout en avertissant qu'il ne fallait pas « tuer la poule aux œufs d'or ».
La Repubblica détaille les secousses provoquées par l'alerte d'Amodei, qui estime que sans ralentissement, l'IA pourrait dans un délai de six à douze mois « piloter un essaim d'agents capables de prendre le contrôle de l'ensemble d'Internet ». Sam Altman, patron d'OpenAI, a annoncé dans la foulée le report à 2027 de l'introduction en Bourse de son entreprise, invoquant la priorité donnée à la sécurité : « ce ne serait pas le moment opportun ». Elon Musk s'est aussi rangé derrière l'appel d'Amodei. La presse italienne rappelle que Trump et sa famille détiennent des intérêts financiers dans le secteur qu'il refuse de réguler, et que son administration affirme avoir déjà empêché certains « personnages » d'agir de façon dommageable.
