ANGLE DOMINANT
Washington encaisse un troisième assaut judiciaire contre l'arsenal douanier de Donald Trump, porté cette fois par vingt-cinq États démocrates et une plainte distincte de la Californie.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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25 États dirigés par des démocrates ont saisi la Cour du commerce international pour bloquer des droits de douane de 10 % à 12,5 % touchant 60 pays, soit 99,4 % des importations américaines (CNBC).
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« Après avoir perdu devant la Cour suprême, l'administration tente une nouvelle fois de relever illégalement les impôts des familles et des entreprises » — Letitia James, procureure générale de New York.
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La Californie a déposé deux plaintes distinctes lundi : l'une contre des droits de douane visant plus de 80 pays, l'autre contre le partage de données de familles bénéficiaires de l'aide TANF avec les services de l'immigration (LA Times).
ANALYSE
Washington, 3 août 2026. La capitale fédérale encaisse un troisième assaut judiciaire contre l'arsenal douanier de Donald Trump. Vingt-cinq États dirigés par des démocrates ont saisi lundi la Cour du commerce international des États-Unis pour faire invalider la dernière salve de droits de douane présidentiels, qui frappe désormais des dizaines de partenaires commerciaux. Selon la coalition, ces surtaxes de 10 % à 12,5 % touchent des marchandises en provenance de 60 pays représentant 99,4 % des importations américaines.
La procureure générale de New York, Letitia James, résume l'accusation : « Après avoir perdu devant la Cour suprême, l'administration tente une nouvelle fois de relever illégalement les impôts des familles et des entreprises avec une nouvelle salve de droits de douane. » Les plaignants affirment que la Maison-Blanche s'appuie désormais sur la section 301 du Trade Act de 1974 et sur des motifs liés au travail forcé pour recréer, presque à l'identique, un régime douanier mondial déjà censuré à deux reprises par la justice sous d'autres bases légales.
La Maison-Blanche réfute ce cadrage. Son porte-parole Kush Desai défend un « outil juridiquement solide depuis le premier mandat du président », invoquant le manquement de certains pays à interdire l'importation de produits issus du travail forcé, qu'il juge contraire au commerce américain.
La Californie ajoute une dimension distincte au contentieux : l'État de Rob Bonta a déposé deux plaintes séparées lundi, l'une visant les nouveaux droits de douane sur plus de 80 pays, l'autre le partage par l'administration des données de familles bénéficiaires de l'aide TANF avec les services de l'immigration. Bonta dénonce une « politique économique ratée et illégale » et un « effort de surveillance de masse » visant, selon lui, les opposants politiques du président.
Les États plaignants demandent au tribunal de suspendre les droits de douane, de les déclarer illégaux et d'ordonner le remboursement des sommes déjà perçues. De nombreux économistes soulignent par ailleurs que le coût de ces droits de douane se répercute déjà sur les consommateurs américains, tandis que Trump défend ces mesures comme un correctif à des décennies de pratiques commerciales jugées déloyales envers les États-Unis.
