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ATTENTAT DE MONACO : INTERPOL RECHERCHE UNE SUSPECTE UKRAINIENNE
Ottawa tranche ce dossier comme une extension directe de la guerre russo-ukrainienne en territoire occidental : une suspecte ukrainienne, une cible sanctionnée pour liens avec Moscou, et une enquête internationale.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
Ottawa, 4 juillet 2026. L'explosion survenue lundi dans le hall d'un immeuble résidentiel huppé de Monaco a conduit Interpol à diffuser une notice rouge contre Anastasiia Berezovska, Ukrainienne de 39 ans dont la dernière résidence connue se situe en Allemagne. La presse canadienne, du Globe and Mail au Toronto Sun, a couvert l'affaire en soulignant ses dimensions géopolitiques : le colis piégé visait Vadym Yermolaiev, un homme d'affaires ukrainien de 58 ans frappé de sanctions par Kiev en 2023 pour liens présumés avec la Russie, et qui avait renoncé à sa citoyenneté ukrainienne il y a près d'une décennie.
L'engin, dont les restes sont analysés en France, contenait des boulons et de la chevrotine. Le substitut du procureur monégasque Morgan Raymond a confirmé que la bombe avait été déclenchée à distance par télécommande. Trois personnes ont été blessées — un homme, une femme et un adolescent appartenant à la même famille. La femme se trouvait dans un état «critique» selon le procureur Stéphane Thibault ; deux «victimes collatérales» légèrement blessées ont également été signalées.
La sophistication du dispositif a conduit les enquêteurs à écarter l'hypothèse d'un acte isolé. Deux hommes avaient d'abord été arrêtés à Monaco avant d'être relâchés faute de preuves. C'est l'analyse des images de vidéosurveillance et le témoignage d'un témoin qui ont réorienté l'enquête : la suspecte, initialement décrite comme paraissant masculine — haut à manches longues sombres, short clair, chapeau bob noir —, a été identifiée comme une femme. Berezovska porte un tatouage, vraisemblablement un serpent, sur le bras droit de l'épaule au coude, a les cheveux sombres et parle allemand.
Après l'attentat, les enquêteurs ont retracé un itinéraire de fuite depuis Monaco vers la France, puis vers l'Italie à bord d'un véhicule de location immatriculé en Allemagne. La notice rouge d'Interpol la recherche pour tentative de meurtre, dépôt d'un engin explosif dans un lieu public à des fins criminelles et association de malfaiteurs.
Pour les médias canadiens, l'affaire illustre la projection du conflit russo-ukrainien hors de ses frontières. Yermolaiev est décrit comme un oligarque aux «nombreux ennemis» en Ukraine selon l'AFP, dont les intérêts jugés proches de Moscou lui ont valu des sanctions de Kiev. L'enquête, coordonnée depuis Monaco, souligne la vulnérabilité des figures liées au conflit, même établies dans les quartiers les plus protégés d'Europe occidentale.
Cadrage géopolitique russo-ukrainien : les médias canadiens inscrivent l'attentat dans le conflit entre Moscou et Kiev, privilegiant la dimension politique sur l'enquête criminelle monégasque.
Préférence pour les sources officielles (Interpol, procureurs monégasques) : les perspectives des victimes et de la défense sont peu représentées dans la couverture.
Faible couverture des motivations précises : la chaîne de commandement potentielle et les commanditaires présumés restent peu explorés dans les articles canadiens.
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