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ATTENTAT DE MONACO : INTERPOL RECHERCHE UNE SUSPECTE UKRAINIENNE
Berlin scrute avec attention la place de son territoire dans le réseau présumé : la suspecte résidait en Hesse, son véhicule portait des plaques allemandes et c'est le LKA hessois qui a conduit les premières perquisitions.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
Berlin, 4 juillet 2026. L'affaire monégasque atterrit directement sur le sol allemand. La suspecte identifiée par Interpol — une Ukrainienne de 39 ans — résidait dans le Main-Taunus-Kreis, en Hesse, avant de prendre la fuite à travers l'Europe. Son appartement a été perquisitionné jeudi par le LKA hessois et des forces spéciales, dans le cadre d'un accord d'entraide judiciaire avec Monaco. Son véhicule a également été saisi par les autorités allemandes.
Le soir du 29 juin, un engin explosif a détoné dans le hall d'un immeuble résidentiel de Monaco. Trois personnes ont été grièvement blessées : Vadym Jermolajew, 58 ans, fondateur du groupe Alef et 23e fortune d'Ukraine (Forbes 2020), sa compagne et leur fils de 13 ans. La compagne aurait perdu les deux jambes selon Nice-Matin. La suspecte avait déposé un sac à dos rempli d'explosifs dans le hall, puis déclenché la détonation à distance. Les caméras de surveillance l'ont filmée déguisée en homme, coiffée d'un chapeau de pêche noir.
Le parquet de Monaco a ouvert une instruction pour tentative de meurtre et plusieurs chefs connexes. Interpol a émis une notice rouge pour tentative de meurtre, dépôt d'engin explosif à des fins criminelles et appartenance à une organisation criminelle. Le parquet adjoint monégasque Morgan Raymond a déclaré lors d'une conférence de presse que la suspecte avait «probablement» agi avec des complices, évoquant un «engin explosif assez complexe». Elle aurait visité le site à plusieurs reprises avant l'attentat. Deux hommes interpellés mercredi et jeudi ont été remis en liberté faute de preuves.
L'affaire résonne en Allemagne dans un contexte judiciaire chargé. Les procureurs fédéraux ont mis en examen Serhii Kuznietsov, présenté comme le chef de l'équipe ayant saboté les gazoducs Nord Stream. Ce ressortissant ukrainien, arrêté en Italie à l'été 2025 et extradé en novembre, est détenu à Hambourg. Son cabinet d'avocats a confirmé des poursuites pour «attaques contre des infrastructures civiles, détonation d'engins explosifs et démolition d'ouvrages construits». Les deux dossiers ne sont pas directement liés, mais leur simultanéité relance le débat sur les réseaux actifs depuis le territoire allemand.
Les enquêteurs monégasques examinent par ailleurs la piste d'une implication du renseignement ukrainien SBU, selon le Figaro relayé par Deutsche Welle. Jermolajew, issu de la ville de Dnipro, est présenté dans les médias allemands comme une cible potentielle sur fond de conflit russo-ukrainien. La suspecte principale est toujours en fuite en Europe.
Cadrage territorial allemand : l'accent est mis sur le rôle du sol allemand (domicile, véhicule, perquisitions) davantage que sur la dimension monégasque ou internationale de l'enquête.
Préférence pour le contexte géopolitique : le rapprochement avec l'affaire Nord Stream est convoqué pour encadrer un dossier criminel encore non élucidé.
Faible couverture des victimes : le sort de la compagne de Jermolajew et du fils mineur reçoit moins d'attention que les aspects policiers et géostratégiques.
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