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ATTENTAT DE MONACO : INTERPOL RECHERCHE UNE SUSPECTE UKRAINIENNE
Londres décrypte les motivations contradictoires de l'attentat de Monaco : piste ukrainienne, commande russe ou fraude criminelle — la presse britannique croise l'analyse de fond et la traque de la suspecte Berezovska.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
Londres, 4 juillet 2026. Une explosion a secoué Monaco lundi 30 juin au soir : un colis piégé déposé dans le hall d'un immeuble résidentiel de la Rue Révérend-Père-Louis-Frolla a grièvement blessé l'oligarque ukrainien Vadym Yermolaiev, 58 ans, sa compagne Anna Nasobina, 46 ans, et leur jeune fils. Nasobina se trouve en état critique après amputation des deux jambes ; Yermolaiev, lui, serait hors de danger.
Interpol a émis jeudi une notice rouge contre Anastasiia Berezovska, 39 ans, citoyenne ukrainienne domiciliée en Allemagne. Elle est recherchée pour tentative de meurtre, pose d'engin explosif sur la voie publique et association de malfaiteurs. Les autorités monégasques indiquent qu'elle s'était déguisée en homme — chapeau à bord large, veste noire, chaussures blanches — et avait vraisemblablement passé plusieurs jours à surveiller la résidence avant l'attaque. Après l'explosion, elle a quitté Monaco à pied, avant de récupérer une voiture de location pour rejoindre l'Italie, puis l'Allemagne, selon la BBC.
Interpol a publié deux photographies de la suspecte : une femme aux cheveux bruns mi-longs portant un tatouage vraisemblablement en forme de serpent sur le bras droit. Le Daily Mail, qui a couvert l'affaire en continu, souligne que Yermolaiev était accompagné de sa compagne londonienne au moment des faits — ce lien britannique contribuant à l'intérêt éditorial des tabloïds. Un responsable des services de renseignement, cité anonymement, affirme que la suspecte « avait tenté de ressembler à un homme » mais avait été formellement identifiée par un témoin.
The Independent s'est distingué en explorant les théories motivationnelles. L'attentat pourrait émaner de services liés à Kyiv — Yermolaiev ayant conservé des intérêts dans l'orbite russe —, être une commande moscovite, ou résulter d'un conflit commercial autour d'escroqueries organisées, y compris des arnaques de centres d'appel. Colonel Philip Ingram, ancien officier du renseignement militaire britannique, a déclaré au Daily Mail : « Il s'agissait d'une tentative d'assassinat très bien planifiée. La pose de la bombe suggère une reconnaissance préalable des habitudes de la victime. »
L'enquête est conduite depuis Monaco avec le soutien des autorités françaises, qui ont permis d'identifier la suspecte « en un temps particulièrement court », selon le procureur adjoint Morgan Raymond. Les policiers de la Hesse ont par ailleurs confirmé avoir perquisitionné une adresse liée à la suspecte en Allemagne. Berezovska reste en fuite à travers l'Europe, et les enquêteurs n'excluent pas qu'elle ait agi avec des complices.
Cadrage tabloïd dominant : le Daily Mail amplifie les détails sensationnels (tatouage, déguisement, compagne londonienne) au détriment de l'analyse géopolitique
Préférence pour l'incertitude motivationnelle : la presse britannique présente les trois pistes (Kyiv/Moscou/fraude) sans hiérarchisation ni évaluation comparée de leur vraisemblance
Faible contextualisation régionale : le conflit russo-ukrainien et les précédents de sabotages en Europe sont peu articulés avec l'affaire Monaco dans la couverture analysée
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