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ATTENTAT DE MONACO : INTERPOL RECHERCHE UNE SUSPECTE UKRAINIENNE
Moscou désigne le SBU comme commanditaire probable de l'attentat de Monaco contre Yermolayev, présentant l'affaire comme une opération ukrainienne clandestine sur le sol européen.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
Moscou, 4 juillet 2026. Une femme ukrainienne d'une trentaine d'années, résidant en Allemagne, est au cœur d'une chasse à l'homme internationale après l'explosion du 29 juin dans le hall d'un immeuble de la Rue Révérend Père Louis Frolla. L'attentat au colis piégé a blessé Vadim Yermolayev, homme d'affaires ukrainien de nationalité chypriote, sa compagne Anna Nasobina et leur fils de 13 ans. Interpol a émis une notice rouge contre la suspecte ; Monaco a ouvert une enquête pour « tentative de meurtre ».
TASS et RT relatent l'affaire en soulignant d'emblée un angle que les médias occidentaux traitent avec davantage de prudence : selon des sources proches de l'enquête citées par Le Figaro, les enquêteurs monégasques seraient « enclins à croire » que le Service de sécurité ukrainien (SBU) est derrière l'attentat. Cette piste est présentée non comme une hypothèse parmi d'autres, mais comme l'angle retenu par les autorités judiciaires de la principauté.
La suspecte aurait mené plusieurs passages de reconnaissance les jours précédant l'attaque. Le 29 juin au soir, elle aurait repéré la famille Yermolayev près de la Place des Moulins avant de déposer le sac piégé à l'entrée de leur immeuble. Selon BFMTV, relayé par TASS, la bombe a été déclenchée à distance par un objet similaire à une télécommande, au moment précis où Anna Nasobina passait devant l'engin. La suspecte se serait déguisée en homme pour brouiller les pistes, avant de fuir vers Beausoleil puis l'Italie, selon France Info.
Le profil de la victime occupe une place centrale dans le traitement russe de l'affaire. Vadim Yermolayev a renoncé à sa citoyenneté ukrainienne en 2019 ; Kiev lui a imposé des sanctions en 2023. Les médias russes soulignent qu'il aurait possédé un réseau de centres d'appels frauduleux en Ukraine. La publication Comments.ua, relayée par TASS, avance que le SBU aurait commandité l'opération pour s'emparer de ces centres d'appels à Dnepropetrovsk et prévenir toute interférence politique de sa part.
Moscou inscrit cet épisode dans une tendance plus large : des opérations clandestines attribuées aux services ukrainiens contre des ressortissants ayant rompu avec Kiev, y compris sur le sol de micro-États comme Monaco. L'affaire est présentée comme l'illustration d'une menace diffuse pesant au-delà des zones de conflit directes, à l'heure où les services de renseignement européens surveillent une multiplication des incidents liés à la guerre.
Cadrage SBU-centré : la piste des services ukrainiens est présentée comme l'angle dominant de l'enquête, marginalisant d'autres hypothèses
Préférence pour le passé judiciaire de la victime : l'insistance sur les sanctions de Kiev et les centres d'appels frauduleux oriente implicitement la responsabilité vers l'Ukraine
Faible couverture des voix ukrainiennes : ni Kiev ni le SBU ne sont cités pour contester ou confirmer les accusations relayées
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