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ATTENTAT DE MONACO : INTERPOL RECHERCHE UNE SUSPECTE UKRAINIENNE
Varsovie décrypte l'attentat de Monaco à travers le prisme du conflit russo-ukrainien : la suspecte Berezowska et le passé controversé de la cible, sanctionnée pour ses activités en Crimée, pointent vers une opération structurée.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
Varsovie, 4 juillet 2026. Interpol a émis une notice rouge contre Anastasia Berezowska, ressortissante ukrainienne de 39 ans, née le 26 juin 1987, soupçonnée d'un attentat à la bombe à Monaco. La cible visée : Vadym Yermolaev, oligarque ukrainien originaire de Dnipro, actif dans l'immobilier et l'agroalimentaire, résident de la principauté depuis au moins 2021.
Le profil de la victime retient l'attention des médias polonais. En 2023, Yermolaev avait été frappé de sanctions par l'Ukraine pour ses activités sur la Crimée occupée par la Russie. Il avait ensuite renoncé à la nationalité ukrainienne pour obtenir un passeport chypriote — un parcours qui l'associe aux intérêts liés à Moscou et éclaire le contexte de l'attentat.
L'opération était minutieusement préparée. Selon le parquet de Monaco, la suspecte avait surveillé les lieux pendant plusieurs jours, dissimulée sous un chapeau sombre et des vêtements de camouflage. Elle a déposé un colis suspect devant un immeuble, puis déclenché l'explosion par télécommande au moment précis où ses cibles approchaient. Trois personnes ont été blessées, dont un adolescent. Le procureur adjoint Morgan Raymond a souligné que la complexité de l'engin « suggère que la femme n'agissait pas seule ».
La notice Interpol établit qu'elle est poursuivie pour tentative de meurtre dans le cadre d'un groupe criminel organisé, par placement d'un engin explosif sur la voie publique. Les enregistrements de vidéosurveillance avaient d'abord conduit les enquêteurs à identifier la suspecte comme un homme ; c'est en repérant une image la montrant avec ses longs cheveux sombres que l'identification a pu être corrigée.
Après l'attentat, Berezowska a fui Monaco à pied vers la France, puis pris un véhicule immatriculé en Allemagne pour traverser l'Italie avant de rejoindre l'Allemagne. Reuters, citant des sources judiciaires, la signale à Francfort, dans le Land de Hesse. Le LKA hessois a confirmé avoir perquisitionné son appartement loué en périphérie de Francfort et saisi son véhicule, les éléments étant transmis aux autorités monégasques. La suspecte parle couramment l'allemand et reste introuvable.
Dans le contexte de la guerre russo-ukrainienne et des allégations d'opérations de déstabilisation en Europe — dont le sabotage présumé du gazoduc Nord Stream —, les médias polonais perçoivent cet attentat comme le signe d'un réseau structuré, capable d'agir avec précision au cœur de l'Europe occidentale.
Cadrage géopolitique dominant : les médias polonais relient l'attentat au conflit russo-ukrainien en insistant sur le passé de la cible lié à la Crimée, au détriment d'autres pistes criminelles possibles
Préférence pour l'angle sécuritaire européen : la fuite transfrontalière de la suspecte à travers plusieurs pays de l'UE est mise en avant, soulignant implicitement les lacunes de coordination policière
Faible couverture des victimes collatérales : les deux autres blessés dans l'explosion, dont un adolescent, restent en retrait dans les reportages sans informations sur leur état de santé
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