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ATTENTAT DE MONACO : INTERPOL RECHERCHE UNE SUSPECTE UKRAINIENNE
Kyiv mesure la portée d'un attentat qui implique deux de ses ressortissants dans des rôles opposés : la suspecte présumée est ukrainienne, tout comme la cible — un oligarque sanctionné aux liens russes présumés.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
Kyiv, 4 juillet 2026. L'affaire de Monaco s'impose dans les médias ukrainiens avec une double particularité : la suspecte désignée est ukrainienne, et la cible de l'attentat — un oligarque sanctionné aux liens russes présumés — l'est également.
L'explosion a eu lieu le 29 juin, peu avant 21h00, dans le hall d'un immeuble de la rue Révérend Père Louis Frolla. Trois personnes ont été blessées : Vadym Yermolaiev, sa compagne Anna Nasobina, 46 ans, et le fils de 13 ans de l'oligarque. TSN Ukraine, citant Nice-Matin, rapporte que Nasobina a perdu ses deux jambes ; son état demeurait critique et instable. Les enquêteurs ont pu recueillir le témoignage du fils mineur sur le sol français, les deux autres victimes restant hors d'état d'être auditionnées.
Ukrinform et le Kyiv Post soulignent la rapidité de l'identification de la suspecte, Anastasiia Berezovska, 39 ans : Monaco et la France ont cerné son identité en 53 heures grâce à la vidéosurveillance. Les images révèlent qu'elle avait passé plusieurs jours en reconnaissance à Monaco, se déplaçant en voiture. Elle avait dissimulé son identité dans l'immeuble en portant un chapeau noir, se faisant passer pour un homme. Après l'explosion, elle a rejoint la commune de Beausoleil, récupéré une voiture sous fausse identité, traversé l'Italie et regagné l'Allemagne, son pays de résidence.
Interpol a publié une notice rouge le 3 juillet. Berezovska est décrite comme parlant allemand, portant un tatouage sur le bras droit, et est recherchée pour tentative de meurtre à l'aide d'un engin explosif dans un lieu public, au sein d'un groupe criminel organisé. Deux suspects masculins avaient été interpellés puis relâchés faute de preuves concrètes. La police allemande a perquisitionné son appartement près de Francfort sans la retrouver.
Ukrainska Pravda EN rapporte la déclaration du procureur adjoint monégasque Morgan Raymond : la suspecte « n'a pas agi seule », et le dispositif — un colis piégé chargé de boulons et de plombs métalliques — révèle une « sophistication relative ». Selon Ukrinform, des diplomates ukrainiens attendaient encore d'obtenir l'accès consulaire aux victimes hospitalisées.
En Ukraine, les autorités ont ouvert une enquête, les victimes étant des ressortissants ukrainiens. Yermolaiev, présenté comme un homme d'affaires sanctionné pour ses liens présumés avec des intérêts russes, voit son profil peser dans la lecture de l'affaire. En parallèle, Ukrainska Pravda EN couvre l'inculpation en Allemagne d'un militaire ukrainien, Serhii Kuznietsov, dans le dossier du sabotage des gazoducs Nord Stream — deux affaires distinctes qui illustrent la présence judiciaire ukrainienne sur la scène européenne.
Cadrage consulaire-national : l'accent est mis sur l'absence d'accès consulaire aux victimes ukrainiennes, reflet d'une préoccupation d'État avant toute appréciation du profil de la suspecte.
Discrétion sur le profil de la cible : le statut sanctionné et les liens russes présumés de Yermolaiev sont mentionnés sans développement, réduisant le traitement d'une dimension potentiellement sensible.
Contextualisation géopolitique partielle : le dossier Nord Stream est évoqué en parallèle mais non mis en relation directe avec l'attentat, laissant un lien implicite non explicité.
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