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ATTENTAT DE MONACO : INTERPOL RECHERCHE UNE SUSPECTE UKRAINIENNE
Rome retient que l'Italie figure sur la route de fuite d'Anastasiia Berezovska, plaçant ses autorités au cœur de la coopération policière européenne.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
Rome, 4 juillet 2026. L'affaire de l'attentat de Monaco prend une dimension particulière en Italie : la principale suspecte, Anastasiia Berezovska, 39 ans, ukrainienne, a traversé le territoire national après l'explosion du 29 juin. La femme a franchi la frontière à Ventimiglia le jour même de l'attentat, au volant d'une voiture à immatriculation allemande récupérée à Beausoleil, commune française limitrophe de Monaco.
L'attentat avait visé Vadim Ermolaev, 58 ans, homme d'affaires ukrainien résidant à Monaco et détenteur de la nationalité chypriote. Un colis piégé avait été déposé dans le couloir de son immeuble, blessant l'oligarque, sa compagne — amputée des deux jambes selon Adnkronos — et son fils de 13 ans. Ermolaev avait été sanctionné en 2023 par Kiev pour de présumés liens économiques avec la Crimée sous occupation russe.
L'identité de la suspecte a été établie 53 heures après l'explosion, grâce à un témoin qui l'avait côtoyée lors des repérages précédant l'attentat, et à l'analyse des données téléphoniques et des images de vidéosurveillance. Berezovska est décrite par les enquêteurs comme « particulièrement habile à se déguiser en homme » : sur les images, elle portait un blouson noir, un bonnet bob sombre et un jean clair.
Après l'explosion, elle a fui à pied vers Beausoleil, rejoint un véhicule immatriculé en Allemagne, puis a traversé Ventimiglia pour entrer en Italie, avant de remonter vers la Suisse et enfin l'Allemagne, son pays de résidence. C'est à Francfort qu'elle aurait été repérée, selon des sources judiciaires citées par ANSA. La perquisition de son appartement par la police de Hesse n'a pas permis son arrestation : « La femme recherchée est actuellement en fuite », indique un communiqué conjoint du parquet de Francfort.
Interpol a émis une notice rouge à son encontre, la poursuivant pour « tentatives d'assassinat, dépôt avec intention criminelle d'un engin explosif sur la voie publique, association de malfaiteurs ». Un tatouage de serpent (épaule au coude, bras droit) figure parmi les détails distinctifs diffusés par les autorités.
Les enquêteurs estiment que Berezovska n'a pas agi seule : la sophistication de l'engin et la préparation minutieuse de l'attentat semblent indiquer un réseau. Deux hommes ont été interpellés à Monaco dans le cadre de l'enquête. La piste terroriste a été écartée ; les investigations portent sur un règlement de comptes lié à la criminalité organisée ou aux affaires de l'oligarque.
Cadrage transit-centré : l'accent porté sur le passage de la suspecte par Ventimiglia oriente le récit vers le rôle de l'Italie comme couloir de fuite, au détriment du contexte géopolitique russo-ukrainien
Préférence pour les détails identitaires : les médias italiens privilégient le tatouage, le déguisement et l'itinéraire de fuite, accordant moins de place aux motivations profondes de l'attentat
Faible couverture du profil financier de la victime : les liens présumés d'Ermolaev avec la Crimée et leur portée politique sont évoqués brièvement, sans analyse approfondie de ses réseaux d'affaires
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