
Points communs et différences de traitement dans les médias analysés.
Aucun candidat n'ayant obtenu la majorité au premier tour du 4 octobre, Flávio Bolsonaro et Lula s'affronteront au second tour le 25 octobre ; toutes les perspectives le rapportent.
Flávio Bolsonaro arrive en tête avec environ 47 % des suffrages contre environ 45 % pour Lula, les pourcentages exacts variant de quelques centièmes selon le taux de dépouillement cité.
À la question de savoir qui part avec l'avantage le 25 octobre, une partie de la presse désigne Flávio Bolsonaro comme favori, une autre décrit un second tour ouvert.
À la question de ce qui explique l'avance de Flávio Bolsonaro, certaines perspectives avancent le coût de la vie, la criminalité et le désir de changement ; d'autres citent l'électorat évangélique ou l'influence de Donald Trump.
Ce regroupement décrit les publications analysées, pas la position des habitants de ces pays ni celle de leurs gouvernements.
Aperçu : 3 lectures sur 26 perspectives médiatiques. Synthèses des médias analysés — pas des citations directes. Méthode et limites
Copenhague retient la surprise électorale : le premier tour a déjoué les sondages et la presse danoise voit déjà Flávio Bolsonaro en favori face à un Lula en difficulté.
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Buenos Aires décrypte le premier tour brésilien à travers le prisme de Javier Milei : l'avance de Flávio Bolsonaro est accueillie comme un possible nouvel allié régional, avec prudence avant le second tour.
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Canberra retient du premier tour brésilien une bascule à droite en Amérique latine, portée par l'influence de Donald Trump, plus qu'un duel entre deux hommes.
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ANGLE DOMINANT
Copenhague retient la surprise électorale : le premier tour a déjoué les sondages et la presse danoise voit déjà Flávio Bolsonaro en favori face à un Lula en difficulté.
POINTS CLES
ANALYSE
Copenhague, 5 octobre 2026. Pour la presse danoise, le premier tour de la présidentielle brésilienne, dimanche 4 octobre, tient d'abord à un renversement des attentes. Politiken écrit que Flávio Bolsonaro « a surpris tout le monde, sondages inclus » et qu'il a mené de bout en bout. Le quotidien le dit désormais « grand favori » pour devenir le prochain président, et ajoute que de nombreux commentateurs ont du mal à voir Lula revenir.
DR Nyheder donne les chiffres : avec plus de 99 % des voix dépouillées, le sénateur de l'État de Rio de Janeiro est à 47,2 %, contre 45 % pour le président sortant. Douze candidats étaient en lice. Aucun n'a franchi les 50 % nécessaires, donc les deux hommes s'affronteront dans un duel direct le 25 octobre. DR relève, en citant Reuters et la BBC, que le résultat dépasse les attentes placées en lui.
La chaîne publique rapporte les mots du vainqueur du soir, « très heureux du résultat » : selon lui, cela montre que « le Brésil veut du changement », et il se dit convaincu de répéter ce succès au second tour. Elle présente Flávio Bolsonaro comme le fils de Jair Bolsonaro, l'ancien président « entaché de scandales », qui purge 27 ans de prison pour avoir planifié un coup contre Lula.
Berlingske, qui avait suivi le dépouillement en direct, a décrit une avance précoce : 50,4 % contre 41,4 % pour Lula avec 41,6 % des bulletins comptés. Le journal explique que les États du Sud, bastion supposé de Bolsonaro, remontent leurs résultats les premiers, alors que le Nord-Est, plus favorable à Lula, arrive plus tard. Il rappelle que Lula, 80 ans, brigue un quatrième mandat, qu'il a mis en garde contre une souveraineté brésilienne menacée par la pression de Donald Trump, et qu'il a rétabli des aides sociales et freiné la déforestation de l'Amazonie durant son troisième mandat.
Politiken, DR et Berlingske s'accordent ainsi sur le fait que le scrutin se joue désormais sur trois semaines de campagne, avec un candidat de droite en position de force et un président sortant sommé de se réinventer. Les trois médias restent centrés sur la course elle-même : écart de voix, calendrier du second tour, parole des candidats. Les réactions de marché, le vote des régions et les autres scrutins remportés par le camp Bolsonaro n'apparaissent pas dans les textes fournis.
ANGLE DOMINANT
Buenos Aires décrypte le premier tour brésilien à travers le prisme de Javier Milei : l'avance de Flávio Bolsonaro est accueillie comme un possible nouvel allié régional, avec prudence avant le second tour.
POINTS CLES
ANALYSE
Buenos Aires, 5 octobre 2026. Pour la presse argentine, la victoire de Flávio Bolsonaro au premier tour est d'abord une surprise. Ámbito et Perfil donnent 47,03 % pour le sénateur du Parti libéral contre 45,16 % pour Lula, soit un peu plus de 2,2 millions de voix d'écart. Les sondages de la veille donnaient pourtant le président en tête : Perfil cite un Datafolha à 45 % pour Lula contre 42 % pour son rival. Le second tour est fixé au 25 octobre. Perfil note une abstention record de 21,08 % et un pays « partagé en deux » selon une nette fracture régionale. Ámbito rappelle que le score de Flávio Bolsonaro est retombé au fil du dépouillement, notamment avec les voix du Nord-Est, après avoir dépassé 52 % au début.
Le regard se tourne vite vers Milei. Infobae raconte que le président argentin a suivi les résultats depuis la résidence de Olivos, après avoir soutenu directement le candidat à São Paulo en juillet, en traitant Lula d'« escroc » selon El Cronista, ce qui avait conduit le Planalto à convoquer l'ambassadeur brésilien à Buenos Aires. Ámbito cite son message sur X : « Félicitations cher ami Flavio Bolsonaro, pour cette élection historique face au communiste Lula », assorti de l'espoir que les deux pays restent de grands partenaires commerciaux, culturels et politiques. Infobae relève que la Casa Rosada y voit une série de succès de la droite dans la région, tout en évitant de présager l'issue du second tour : « Ça va être très serré », confie une source.
ANGLE DOMINANT
Canberra retient du premier tour brésilien une bascule à droite en Amérique latine, portée par l'influence de Donald Trump, plus qu'un duel entre deux hommes.
POINTS CLES
ANALYSE
Canberra, 5 octobre 2026. Les médias australiens, SBS et ABC en tête, rendent compte du premier tour de l'élection présidentielle brésilienne, tenu dimanche 4 octobre, avec un titre commun : un « résultat surprenant » qui défie les sondages donnant le président Lula en tête. Le sénateur Flávio Bolsonaro, 45 ans, fils de l'ancien dirigeant d'extrême droite Jair Bolsonaro, a recueilli 47 % des voix contre 45 % pour le président sortant. Un second tour est fixé au 25 octobre.
Le cadrage dominant est continental et géopolitique. SBS et ABC écrivent que, si Flávio Bolsonaro l'emporte, le Brésil serait « le dernier pays d'Amérique latine à virer à droite, une tendance défendue par le président américain Donald Trump » (traduction de « a trend championed by US President Donald Trump »). PerthNow, avant la clôture des bureaux, notait qu'une victoire du sénateur prolongerait une série de succès de candidats de droite alignés sur Washington, tandis qu'une réélection de Lula pourrait créer « un casse-tête » pour les États-Unis, en conflit avec son gouvernement sur le commerce et la sécurité.
Les articles soulignent aussi l'ampleur du revers de Lula, qui a, selon eux, présenté le vote comme un affrontement entre la démocratie et la « barbarie » et alerté sur la souveraineté brésilienne face à la pression américaine. Presque 81 ans, il brigue un quatrième mandat « pour consolider son héritage ». Il a promis : « Demain, nous commençons une nouvelle campagne. Je suis très bon dans la phase à élimination directe. » Flávio Bolsonaro s'est dit « très heureux » et confiant pour le second tour, appelant à « un gouvernement moderne ».
ANGLE DOMINANT
Bruxelles retient la surprise des urnes : un premier tour qui prend les sondages à revers et place Flavio Bolsonaro en tête face à Lula.
POINTS CLES
ANALYSE
Bruxelles, 5 octobre 2026. La presse belge traite le premier tour de la présidentielle brésilienne comme un démenti infligé aux enquêtes d'opinion. La Libre Belgique et La DH, qui reprennent la même dépêche, écrivent que le sénateur conservateur Flavio Bolsonaro « a créé la surprise dimanche » en devançant le président sortant de gauche. Après dépouillement de près de 99 % des urnes, le fils de l'ancien chef de l'Etat obtient plus de 47 % des suffrages, contre près de 45 % pour Luiz Inacio Lula da Silva, 80 ans. Les deux hommes s'affronteront au second tour le 25 octobre.
Les titres belges soulignent le contraste avec les sondages. Ceux-ci prévoyaient « un léger avantage pour Lula jusqu'à la veille du vote », et la dépêche précise que, « comme en 2018, les enquêtes d'opinion ont sous-estimé la force de la droite ». La VRT, qui avait envoyé Mattias Tuyls à São Paulo, rappelait dimanche un sondage du quotidien le plus lu du pays donnant Lula à 45 % et Bolsonaro à 42 %, et anticipait déjà un second tour faute de majorité absolue. Le journaliste décrivait aussi une « enorme logistieke operatie » : environ 158 millions d'électeurs, un demi-million de bureaux de vote et un scrutin entièrement électronique depuis 2000.
La veille, La Libre montrait deux candidats persuadés de l'emporter dès le premier tour. Lula, qui brigue un quatrième mandat non consécutif, avait réuni une « marée rouge » sur l'avenue Paulista et mis en garde contre une ingérence de Donald Trump, opposant « la démocratie et la souveraineté » à « la barbarie et la corruption ». Flavio Bolsonaro, 45 ans, avait réuni des centaines de motards, comme le faisait son père, et espérait surfer sur la vague de droite, encouragée par l'administration Trump, qui touche l'Amérique latine, après l'Argentine ou la Colombie.
ANGLE DOMINANT
Brasília décrypte un premier tour qui déjoue le calendrier du PT : la vague bolsonariste place Flávio devant Lula et ouvre une crise dans le camp présidentiel avant le second tour du 25 octobre.
POINTS CLES
ANALYSE
Brasília, 5 octobre 2026. Selon Folha et Estadão, avec 99,99 % des urnes dépouillées ce dimanche 4 octobre, le sénateur Flávio Bolsonaro (PL), 45 ans, recueille 47,03 % des suffrages valides contre 45,16 % pour le président Luiz Inácio Lula da Silva (PT), 80 ans. Augusto Cury obtient 2,89 %, Renan Santos 2,24 % et Ronaldo Caiado 2,18 %. L'abstention atteint 21,07 %. Folha souligne que l'écart, inférieur à deux points, est le plus faible jamais enregistré à un premier tour depuis la redémocratisation ; Flávio compte 2,2 millions de voix de plus que Lula et dépasse, avec 56,1 millions de voix, le score de son père en 2022.
La presse insiste sur la dimension territoriale. Flávio l'emporte dans 14 États et dans le District fédéral, et progresse dans le Rio Grande do Sul (55,6 % contre 35,7 %) et à Minas Gerais (48,2 % contre 43,3 %). Folha relève que le PL et ses alliés gagnent dès le premier tour dans 10 États, contre 5 pour le PT et ses proches, sur 20 gouverneurs élus, un record pour ce siècle. Tarcísio de Freitas est réélu à São Paulo avec 62,65 % ; Sergio Moro (PL) est élu au Paraná. Veja note que Michelle Bolsonaro obtient un siège de sénatrice du District fédéral et entame une carrière en solo.
Le récit dominant est celui d'un camp Lula pris de court. Estadão écrit que la première place de Flávio « a ouvert une crise au PT » ; le quartier général du président juge difficile de retourner des voix dans un climat antipétiste, et sa stratégie sera d'exploiter la crainte d'un retour de la famille Bolsonaro. Folha rapporte des dissensions dans le comité, des erreurs politiques et une communication déficiente ; des dirigeants du PT parlent de « changements profonds ». Lula avait dénoncé en votant « le miliciano » et le Banco Master, et opposé « démocratie » et « barbarie ».
ANGLE DOMINANT
Ottawa décrypte ce premier tour brésilien comme un enjeu d'influence entre Washington et Pékin, où le sénateur Flávio Bolsonaro, allié de Donald Trump, affronte Lula le 25 octobre.
POINTS CLES
ANALYSE
Ottawa, 5 octobre 2026. Pour la presse canadienne, le premier tour de la présidentielle brésilienne, tenu dimanche 4 octobre, se lit d'abord à travers le rapport de force entre Washington et Pékin. CBC News rapporte que ni Lula, 80 ans, qui brigue un quatrième mandat non consécutif, ni le sénateur Flávio Bolsonaro, 45 ans, fils de l'ancien président Jair Bolsonaro, n'a obtenu la majorité requise. Le tribunal électoral de Brasília crédite Bolsonaro d'un peu plus de 55,8 millions de voix contre près de 53,2 millions pour Lula. Les deux hommes se retrouveront au second tour le 25 octobre.
CBC insiste sur la portée internationale du scrutin : le vainqueur dirigera « la plus grande économie d'Amérique latine » et 214 millions d'habitants. Une victoire de Bolsonaro, présenté comme un allié du président américain Donald Trump, « augmenterait l'influence des États-Unis en Amérique latine », tandis qu'avec Lula le Brésil devrait garder ses distances avec Washington et approfondir sa relation avec la Chine. Le prochain mandat doit commencer le 5 janvier 2027.
Le Globe and Mail, dans un texte publié avant le vote, installe le même cadre. Une victoire du sénateur prolongerait selon lui une série de succès de candidats de droite alignés sur Trump en Amérique latine, alors qu'une réélection de Lula pourrait créer « un casse-tête » pour Washington, en conflit avec son gouvernement sur le commerce et la sécurité. Le quotidien rappelle que Trump a imposé en 2025 des droits de douane de 50 % sur le Brésil en les liant explicitement au procès de Jair Bolsonaro, condamné à plus de 27 ans de prison pour complot de coup d'État, procès qualifié de « chasse aux sorcières » par le président américain.
ANGLE DOMINANT
Berne retient d'abord le portrait d'un pays coupé en deux : évangéliques, désir de changement et crainte de l'influence de Washington structurent un second tour très ouvert.
POINTS CLES
ANALYSE
Berne, 5 octobre 2026. Pour SRF comme pour Le Temps, le premier tour de dimanche 4 octobre confirme un coude-à-coude, avec un léger avantage au candidat d'extrême droite. Les chiffres varient selon le moment du décompte : SRF cite d'abord 47,4 % pour Flávio Bolsonaro contre 44,6 % pour Lula après 97 % des bulletins, puis environ 47,18 % contre 44,99 %. Le Temps, qui s'appuie sur les résultats quasi définitifs publiés par Folha de São Paulo, donne 47,03 % contre 45,16 %. Aucun des deux n'atteint la majorité absolue, et le second tour est fixé au 25 octobre.
Le récit de SRF met la société au premier plan. La chaîne écrit que le résultat « zeigt, wie tief gespalten Südamerikas grösste Demokratie ist ». Flávio Bolsonaro, 45 ans, a misé sur les valeurs chrétiennes et courtisé les évangéliques, qui représentent environ un tiers de l'électorat. Le média relève que tous ses électeurs ne sont pas convaincus : une votante de São Paulo dit avoir choisi Bolsonaro par désir de changement, aucun candidat ne lui plaisant vraiment.
De l'autre côté, Lula, 80 ans, qui brigue un quatrième mandat, s'est présenté en défenseur de la démocratie. SRF rapporte la crainte de ses partisans devant la proximité de Flávio Bolsonaro avec Donald Trump. Un électeur déclare ne pas vouloir que « Donald Trump nous dicte quoi faire », quitte à accepter un quatrième mandat de Lula.
ANGLE DOMINANT
Santiago décrypte un premier tour qui déjoue les sondages : Flávio Bolsonaro devance Lula de deux points et le Parti libéral s'impose au Congrès, ce qui rend le second tour du 25 octobre incertain.
POINTS CLES
ANALYSE
Santiago, 5 octobre 2026. La presse chilienne fait de ce premier tour une surprise électorale. Selon BioBioChile, avec 99,83 % des bulletins dépouillés, le sénateur Flávio Bolsonaro, 45 ans, obtient 47,07 % des voix contre 45,11 % pour Lula, qui brigue un quatrième mandat non consécutif. Le quotidien précise que le résultat « supuso una sorpresa » parce que toutes les enquêtes donnaient le président vainqueur avec plusieurs points d'avance. La Tercera rappelle que le dernier sondage Datafolha, publié le soir du samedi 3 octobre, créditait Lula de 45 % contre 42 %. Les deux hommes se retrouveront au second tour le dimanche 25 octobre.
Le récit s'attarde sur la soirée du dimanche 4 octobre. La Tercera note que le dépouillement a d'abord laissé croire à une victoire directe de Bolsonaro, avec 51,22 % des voix pour 17,22 % des urnes comptées, avant que l'écart ne se resserre. Lula a reconnu : « estaba convencido de que iba a ganar en la primera vuelta », puis a promis qu'« a partir de mañana comienza la nueva campaña », se disant « muy bueno » dans le face-à-face. BioBioChile relève qu'il a défendu la stabilité fiscale et l'investissement dans la science et l'éducation, et attaqué la « biografía tenebrosa » de son rival, évoquant ses liens avec des groupes paramilitaires et le scandale du Banco Master.
Flávio Bolsonaro, depuis Brasilia, lit le scrutin comme un mandat : « Brasil quiere un cambio. Esa es la lectura ». Il parle de 56 millions d'électeurs et promet un gouvernement « moderno, con menos ministerios », qui nommerait au moins quatre juges du Tribunal suprême fédéral.
ANGLE DOMINANT
Bogotá mesure le premier tour brésilien à l'aune de la « derechización » du continent : après la Colombie et le Pérou, le Brésil de Lula peut-il résister à la vague conservatrice ?
POINTS CLES
ANALYSE
Bogotá, 5 octobre 2026. La presse colombienne couvre le premier tour brésilien comme un épisode d'une séquence régionale qu'elle connaît de l'intérieur. El Colombiano écrit, à la veille du vote, que le Brésil allait dire qui « continuará o frenará la derechización del continente », rappelant que la Colombie et le Pérou, « después de gobiernos de izquierda », ont élu Abelardo de la Espriella et Keiko Fujimori.
Les résultats sont rapportés avec précision. Selon Semana, avec 99,39 % des bureaux dépouillés, Flávio Bolsonaro recueille 47,15 % des voix contre 45,09 % à Lula, qui brigue un quatrième mandat. El Colombiano, à 99 %, donne 55 619 107 voix (47,24 %) contre 52 810 815 (44,91 %), soit 2,39 points d'écart. Portafolio souligne qu'aucun des deux n'a atteint « la mitad más uno » et que le second tour aura lieu le 25 octobre. Le quotidien de Medellín salue aussi l'efficacité du vote électronique, qui a permis de savoir en quatre heures qu'il y aurait un second tour.
La campagne est lue à travers deux axes. Lula défend la souveraineté du Brésil face à ce qu'il dénonce comme l'interventionnisme de Donald Trump, le maintien de l'État dans l'économie et les programmes sociaux ; Flávio Bolsonaro, présenté comme un parlementaire à peine connu il y a quelques mois, mise sur la sécurité, « la principal preocupación de los brasileños ». Semana rapporte son discours : « Está decretado el fin de la era del PT », tandis que Lula appelle à combattre le « pasado tenebroso » de son adversaire. Semana relève aussi que Polymarket donnait Flávio Bolsonaro gagnant à 62,9 % avant même la clôture des urnes.
ANGLE DOMINANT
Berlin décrypte un « Rechtsrutsch » qui dépasse la présidentielle : la droite bolsonariste progresse partout, et Lula n'a d'autre choix que de repartir en campagne.
POINTS CLES
ANALYSE
Berlin, 5 octobre 2026. Pour la presse allemande, le premier tour brésilien du dimanche 4 octobre est d'abord un séisme intérieur. La FAZ parle d'un « unerwarteter Rechtsruck » et estime que le duel du second tour « täuscht darüber hinweg », que le glissement à droite est déjà acquis. Après dépouillement de plus de 99 % des bulletins, Flávio Bolsonaro, 45 ans, recueille environ 47 % des voix contre environ 45 % pour Lula, 80 ans ; DW donne 47,2 % contre 45 %. Aucun des deux n'ayant atteint la majorité absolue, le second tour aura lieu le 25 octobre.
Le quotidien insiste sur la surprise : la veille, la plupart des sondages voyaient Lula en tête ou à égalité. Tagesschau évoque un écart d'environ trois points en faveur du président sortant, et Handelsblatt note qu'aucun institut n'avait prévu la poussée de la droite. Tagesschau rappelle aussi que les premiers résultats donnaient Bolsonaro au-delà de 50 %, parce que les États du Sud, plus favorables à son camp, transmettent plus vite que le Nordeste, bastion de Lula.
Le regard se porte ensuite sur les scrutins parallèles. Tarcísio de Freitas est réélu gouverneur de São Paulo dès le premier tour avec près de 63 %, devant Fernando Haddad. Selon Handelsblatt, le Parti libéral (PL) disposera du plus grand nombre de gouverneurs et la droite a nettement renforcé sa position au Sénat. La FAZ juge même que, vu ces résultats, l'arrivée de Lula au second tour doit presque être lue comme un succès. Un chercheur cité par DW, Fabio de Sa e Silva, résume : « the momentum is with the right ».
ANGLE DOMINANT
Quito décrypte le premier tour brésilien comme un test de la vague conservatrice régionale, tout en y projetant son propre clivage avec l'appui de figures de la Revolución Ciudadana à Lula.
POINTS CLES
ANALYSE
Quito, 5 octobre 2026. Les médias équatoriens suivent le scrutin brésilien comme un enjeu qui dépasse les frontières. Primicias écrit que l'élection « décidera si le Brésil reste à gauche ou rejoint la vague conservatrice qui est aujourd'hui majoritaire dans la région ».
Le dimanche 4 octobre, plus de 158 à 160 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes, selon les titres. Expreso relève une journée « sans incident » : selon le Tribunal supérieur électoral, seules 421 urnes électroniques ont dû être remplacées, soit environ 0,07 % du total. Le directeur de la Police fédérale, Andrei Rodrigues, parle d'un vote pacifique.
Sur les résultats, Primicias donne, avec 98,57 % des urnes dépouillées, 47,25 % à Flávio Bolsonaro et 44,90 % à Lula. El Comercio, à 96,60 %, indique 47,45 % contre 44,66 %. Le second tour est fixé au 25 octobre, aucun des douze candidats n'ayant dépassé la moitié des voix valides. Primicias rappelle que Lula, 80 ans, fait moins bien qu'au premier tour de 2022, où il avait obtenu 48,4 % et 57,2 millions de voix. El Universo précise qu'en début de dépouillement, avec 27 % des urnes, Bolsonaro dépassait 50 %, avant que l'écart ne se resserre.
Le ton des deux candidats est restitué par citations. Lula, au vote : les Brésiliens choisissent entre « la démocratie et la barbarie ». Flávio Bolsonaro promet de « libérer le peuple brésilien » et dénonce « tant d'impôts élevés, tant de persécution politique ». Primicias note que le sénateur de 45 ans a bâti sa campagne sur l'insécurité et sur la réduction de la dépendance aux aides sociales, et qu'il se dit « plus modéré » que son père. Après le résultat, El Universo cite Lula qualifiant le score d'« inattendu » et se disant confiant pour le 25 octobre : il était « convaincu » de gagner dès le premier tour.
ANGLE DOMINANT
Madrid retient la surprise des urnes : un premier tour qui déjoue les sondages, avec Flávio Bolsonaro en tête et un Lula pris à contre-pied avant le second tour du 25 octobre.
POINTS CLES
ANALYSE
Madrid, 5 octobre 2026. Pour la presse espagnole, le fait marquant du premier tour brésilien du dimanche 4 octobre est l'écart avec les attentes. HuffPost España titre que Flávio Bolsonaro « sorprende » : avec 98,36 % des bulletins dépouillés, le sénateur de 45 ans obtenait 47,31 % des voix contre 44,83 % à Lula, selon des données officielles recueillies par EFE, soit plus de 55,5 millions de suffrages et environ trois millions de plus que le président sortant. Le dépouillement final, rapporté ensuite, donne environ 47 % contre 45 %. Aucun des deux n'ayant dépassé 50 %, ils s'affronteront le 25 octobre.
ElDiario.es raconte une soirée en deux temps. Avec 41,57 % des urnes ouvertes, Flávio Bolsonaro affichait 50,41 % et Lula 41,44 %, un résultat qui « cayó como un jarro de agua fría » dans le camp du Parti des travailleurs. Le média rappelle que le dépouillement est plus lent dans le Nordeste, bastion de gauche, et en Amazonie intérieure, et que les analystes attendaient une remontée de Lula, comme en 2022. HuffPost note de même que le pourcentage du candidat d'extrême droite a reculé à mesure qu'arrivaient les votes du Nordeste. Expansión, plus économique et factuelle, relaie dès les premiers résultats (1,70 % du corps électoral) l'avance de Bolsonaro, à 49,19 % contre 42,19 %.
Le décalage avec les sondages est détaillé : Quaest donnait la veille 46 % à Lula et 45 % à Flávio, CNT/MDA évoquait même une victoire de Lula dès le premier tour (47,8 % des votes valides), mais ElDiario.es observe que toutes les enquêtes montraient une vague favorable au candidat bolsonariste.
ANGLE DOMINANT
Paris retient d'abord la surprise : un premier tour qui déjoue les sondages et place le fils de Jair Bolsonaro en position de reprendre le pouvoir face à un Lula contraint de relancer sa campagne.
POINTS CLES
ANALYSE
Paris, 5 octobre 2026. Les médias français font du résultat de dimanche 4 octobre une surprise politique. Selon Le Monde et RFI, le sénateur d'extrême droite Flávio Bolsonaro, 45 ans, recueille 47,06 % des suffrages contre 45,12 % pour Lula, après dépouillement de la quasi-totalité des urnes. Le second tour aura lieu le 25 octobre.
L'Express rappelle que les enquêtes d'opinion créditaient Lula d'une avance d'environ trois points. RFI, citant son correspondant à São Paulo, note que le président sortant « a fait toute la course en tête » avant que l'écart ne se referme, et que Flávio Bolsonaro a profité du vote utile : les quatre autres candidats de droite ont été largement distancés. HuffPost France rappelle que les premières estimations le donnaient à 51 % contre 40 %, avant un resserrement au fil de la nuit.
Les réactions sont citées avec soin. Lula juge le résultat « inattendu » et lance : « Le match va commencer. Nous sommes dans les prolongations ». Flávio Bolsonaro se dit « très satisfait » et remercie ses électeurs d'un « vote de confiance pour le changement ». Le Monde ajoute que Lula veut convaincre les 30 millions d'abstentionnistes, soit 21 % de l'électorat, un record. À Rio, le meeting du Parti des travailleurs est devenu un « rassemblement morose ».
La presse française insiste sur la polarisation. BFMTV et 20 Minutes écrivent que l'écart réduit « montre que le plus grand pays d'Amérique latine reste profondément polarisé ». Sud Ouest et 20 Minutes évoquent aussi, pour le second tour, un avantage a priori pour le sénateur, qui pourrait récupérer des voix de petits candidats. Le politologue Robert Muggah, cité par L'Express, estime que les instituts de sondage se sont « complètement trompés ».
ANGLE DOMINANT
Budapest retient d'abord la surprise électorale : Flávio Bolsonaro déjoue des sondages favorables à Lula et devient favori d'un second tour fixé au 25 octobre.
POINTS CLES
ANALYSE
Budapest, 5 octobre 2026. Telex, 444 et HVG racontent le même scénario : le sénateur de droite Flávio Bolsonaro, fils de l'ancien président Jair Bolsonaro, a remporté le premier tour de la présidentielle brésilienne, mais sans atteindre les 50 % nécessaires. Le second tour aura lieu le 25 octobre.
Les chiffres varient selon le degré de dépouillement. Telex, qui s'appuie sur la BBC, donne 47,03 % contre 45,16 % pour Lula avec 99 % des bulletins comptés. HVG cite 47,24 % contre 44,91 % à 98,81 %. 444 arrondit à 47 % et 45 %.
La surprise est le fil conducteur. Les sondages de la campagne donnaient à Lula une légère avance, d'environ trois points selon 444. Ce site cite l'analyste Robert Muggah, de l'Igarapé Institute, interrogé par Reuters : les instituts ont « sensiblement sous-estimé » le soutien à Bolsonaro. Lula, 80 ans, a reconnu que le résultat l'avait pris au dépourvu. « Je l'avoue, j'étais convaincu de gagner dès le premier tour », a-t-il dit, selon Telex. Il a ajouté : « Nous en sommes aux prolongations », et promis une nouvelle campagne dès lundi.
La presse hongroise juge Bolsonaro mieux placé pour la suite. Telex et HVG notent que plusieurs candidats éliminés représentaient une alternative de droite, dont les voix peuvent se reporter sur lui. Son Parti libéral devrait en outre obtenir le plus de gouverneurs, de sénateurs et de députés, donc la plus forte influence au Congrès.
ANGLE DOMINANT
Rome retient la surprise d'un premier tour qui renverse les sondages : Flávio Bolsonaro, « candidat trumpiste », s'impose en favori du ballottage du 25 octobre et la droite progresse au Sénat.
POINTS CLES
ANALYSE
Rome, 5 octobre 2026. Pour l'ANSA, Flávio Bolsonaro « bat Lula au premier tour et se lance comme favori » du ballottage du 25 octobre, qui désignera le quarantième président du Brésil. Les agences donnent des chiffres légèrement différents selon l'heure du dépouillement : 47,14 % contre 45,03 % pour l'ANSA, 47,03 % contre 45,16 % pour Adnkronos, soit environ deux millions et demi de voix d'écart. Les autres candidats, tous de centre droit, totalisent environ 12 %. L'abstention est faible, la participation atteint 79 %, les votes nuls 2,93 % et les blancs 1,84 %.
La Repubblica insiste sur la surprise : « Lula était favori au premier tour, il se retrouve à poursuivre ». Adnkronos rappelle que le sondage Datafolha donnait au chef du Parti des travailleurs 45 % contre 42 % au sénateur. Le quotidien décrit un « clan » : sur huit candidats liés à la famille, quatre sont élus, dont Michelle Bolsonaro, présentée comme « paladine des pentecôtistes ». La question était de savoir si le nom pouvait dépasser Jair Bolsonaro et devenir une marque de l'extrême droite sud-américaine ; la réponse, écrit le journal, est arrivée « sans aucun doute ».
L'ANSA détaille le versant parlementaire. Avec plus de 85 % des urnes dépouillées, le Parti libéral serait en tête dans 20 des 54 sièges du Sénat en jeu, devant le MDB (7) et le PT (6). Avec les sénateurs élus en 2022, il atteindrait 28 sièges sur 81 et deviendrait le premier groupe de la chambre haute, ce qui renforcerait le camp conservateur dans les batailles politiques et institutionnelles. Adnkronos parle d'un « coup dur » pour Lula, qui vise à près de 81 ans un quatrième mandat.
ANGLE DOMINANT
Mexico mesure le premier tour brésilien à l'aune de ses propres intérêts : une victoire de Flávio Bolsonaro menacerait les accords Pemex-Petrobras et ferait de Brasília un concurrent direct sur le marché américain.
POINTS CLES
ANALYSE
Mexico, 5 octobre 2026. La presse mexicaine présente le premier tour brésilien du dimanche 4 octobre comme une surprise. El Financiero écrit que Flávio Bolsonaro a terminé « sorpresivamente » devant Lula, avec 47,2 % contre 44,7 % pour environ 97 % des bulletins dépouillés, alors que les sondages donnaient l'avantage au président sortant. El Informador, sur la base des données du Tribunal supérieur électoral, donne 47,31 % contre 44,83 % pour 98,36 % du dépouillement. El Siglo de Torreón arrive à 47,03 % contre 45,16 % pour 99,99 %. Les chiffres varient donc légèrement selon l'heure de la coupe.
Les journaux détaillent la dynamique du décompte. Le sénateur de 45 ans a frôlé la victoire dès le premier tour, puis son avance s'est réduite avec l'arrivée des votes du Nordeste, bastion de la gauche. Selon El Informador, il a réuni plus de 55,5 millions de voix, environ trois millions de plus que Lula, qui fait moins bien qu'au premier tour de 2022 (48,4 %). Le camp de Lula estimait qu'il lui fallait quatre points d'avance pour aborder sereinement le second tour. Augusto Cury (2,90 %), Renan Santos (2,26 %) et Ronaldo Caiado (2,20 %) suivent loin derrière.
El Financiero insiste sur la dimension régionale et boursière : les alliés conservateurs ont progressé au Sénat et dans des États clés, et le résultat devrait soutenir les actifs brésiliens à l'ouverture des marchés lundi. Selon le journal, les investisseurs se sont rangés derrière Bolsonaro, jugé plus enclin à contenir déficits et dette. Le quotidien rappelle aussi que Lula a resserré les liens avec Pékin, tandis que Bolsonaro revendique son alliance avec Donald Trump.
ANGLE DOMINANT
Abuja retient de ce premier tour une bascule régionale : la presse nigériane place la percée de Flávio Bolsonaro dans le « virage à droite » que Donald Trump encourage en Amérique latine.
POINTS CLES
ANALYSE
Abuja, 5 octobre 2026. Les quotidiens nigérians Vanguard et Punch, qui reprennent les dépêches de l'AFP, traitent le premier tour brésilien comme un test de géopolitique régionale. Vanguard écrit dimanche que le scrutin « déterminera si la puissance latino-américaine rejoint le virage à droite » défendu par le président américain Donald Trump.
Punch titre sur un Bolsonaro qui « choque » Lula. Le sénateur d'extrême droite Flávio Bolsonaro, 45 ans, arrive en tête avec 47 % des voix contre 45 % pour le président sortant, dans un résultat qui « défie les projections des sondages » donnant Lula vainqueur. Aucun des deux n'ayant atteint la majorité, le second tour aura lieu le 25 octobre. Le journal ajoute que les élections législatives ont donné une série de victoires écrasantes à la droite, un « énorme revers » pour Lula.
Les deux titres rappellent le contexte familial : Flávio Bolsonaro, inconnu il y a quelques mois, a été désigné héritier politique par son père Jair Bolsonaro, qui purge une peine de 27 ans de prison pour tentative de coup d'État après sa défaite de 2022. Le sénateur se présente comme plus modéré que son père et promet de « sauver » le Brésil de Lula, de la corruption, des impôts élevés et de la criminalité.
Lula, presque 81 ans et en quête d'un quatrième mandat, avait présenté la campagne comme un combat entre la démocratie et la « barbarie », en avertissant que la souveraineté du Brésil était menacée par les pressions américaines. Après les résultats, il reconnaît : « J'avoue que j'étais convaincu de gagner au premier tour », et promet de l'emporter « en prolongation ». Flávio Bolsonaro se dit « vraiment heureux » et parle d'une « possibilité très réelle » de victoire au second tour.
ANGLE DOMINANT
Oslo décrypte ce premier tour comme un duel serré entre deux personnalités, où l'avance de Flávio Bolsonaro sur Lula ouvre une prolongation le 25 octobre et rapproche Brasília de Washington.
POINTS CLES
ANALYSE
Oslo, 5 octobre 2026. Les médias norvégiens traitent le scrutin brésilien comme un événement de portée continentale. VG rappelle que près de 160 millions d'électeurs devaient « décider de l'avenir du pays » et que, Brésil étant le plus grand pays d'Amérique latine, le résultat peut compter au-delà de ses frontières. Les bureaux ont fermé vers 22 heures, heure norvégienne.
Le récit suit le dépouillement en direct. Peu avant minuit, avec 40 % des voix comptées, Flávio Bolsonaro menait avec environ 50-51 % contre 41 % pour Lula, selon Reuters, chiffres relayés par VG et Aftenposten. Avec 99 % des bulletins dépouillés, l'écart s'est resserré : 47 % pour Bolsonaro, 45,1 % pour Lula. Aucun candidat n'ayant dépassé 50 %, les autorités électorales fixent le second tour au 25 octobre. Aftenposten note que les sondages d'avant-scrutin annonçaient une course serrée, avec Lula légèrement devant.
Les réactions sont citées longuement. Lula, 80 ans, s'est dit convaincu de gagner et a qualifié le résultat d'« inattendu » : « Nous voilà en prolongation. » Flávio Bolsonaro, 45 ans, s'est réjoui d'arriver en tête et a affirmé : « Le Brésil veut du changement. » Les titres reprennent l'image sportive de la prolongation (« ekstraomganger »).
La presse insiste sur l'axe international. Lula est présenté comme un socialiste et l'une des figures de la gauche latino-américaine, qui a tenu tête à Donald Trump et renforcé les liens avec la Chine. Bolsonaro, à droite, souhaite une coopération étroite avec l'administration Trump. VG, citant AP, relève que la popularité de Lula a chuté pendant son troisième mandat, même s'il a regagné du terrain.
ANGLE DOMINANT
Lima mesure le premier tour brésilien à travers les dépêches d'agences : l'avance de Flávio Bolsonaro sur Lula et la progression de la droite dans les États y dessinent un second tour ouvert le 25 octobre.
POINTS CLES
ANALYSE
Lima, 5 octobre 2026. La presse péruvienne couvre le scrutin brésilien du dimanche 4 octobre surtout à travers des dépêches d'agences (EFE, Reuters, AFP) reprises par El Comercio, RPP, Gestión, Andina et Diario Correo. Le jour du vote, RPP rapporte que Lula, 80 ans, se dit « confiado » en votant à São Bernardo do Campo : « Estoy seguro de que vamos a ganar estas elecciones ». Flávio Bolsonaro, 45 ans, vote à Rio et espère « un voto de protesta contra la era de atraso ». RPP rappelle aussi le dernier sondage Datafolha : 45 % pour Lula, 42 % pour son rival.
Le dépouillement renverse ce tableau. Gestión, d'après EFE, donne à 10 % des bulletins 50,96 % à Bolsonaro contre 40,78 % à Lula. Diario Correo relève 50,94 % contre 40,97 % à 25 % des urnes, et El Comercio 50,20 % contre 41,63 %. Correo, citant Reuters, précise que ces premiers chiffres favorisent le candidat parce que le sud transmet plus vite, tandis que le nord-est, où Lula concentre une part importante de son soutien, arrive plus tard. Les dépêches du corpus ne donnent pas le résultat final ; elles confirment un second tour le 25 octobre, faute de majorité absolue.
Andina, également via EFE, lit le scrutin comme une « consolidación de la derecha » dans les régions. Sur 27 États, le Parti libéral a fait élire cinq gouverneurs dès le premier tour, contre trois pour le PT de Lula. À São Paulo, Tarcísio de Freitas, ancien ministre de Jair Bolsonaro, l'emporte nettement sur Fernando Haddad dans l'État le plus peuplé, 46 millions d'habitants. Andina souligne que Minas Gerais, où Cleitinho Azevedo, de droite, a gagné largement, « suele decidir quién será el próximo jefe de Estado ». À Rio, Douglas Ruas, allié de Flávio Bolsonaro, affrontera l'ancien maire Eduardo Paes au second tour.
ANGLE DOMINANT
Lisbonne retient d'abord la surprise : un bolsonarisme que les sondages n'avaient pas vu venir, devant un Lula en difficulté, avec un second tour fixé au 25 octobre.
POINTS CLES
ANALYSE
Lisbonne, 5 octobre 2026. Dans la presse portugaise, le premier tour brésilien du dimanche 4 octobre se lit comme un renversement politique. L'Observador écrit que « quase nenhuma sondagem previa a onda » : avec son fondateur détenu, le bolsonarisme « fez uma prova de vida » et se prépare à gouverner. Flávio Bolsonaro arrive en tête avec environ 47 % des voix contre 45 % pour Lula ; le Jornal Económico donne 47,14 % contre 45,03 % avec 99,45 % des sections dépouillées, et précise que ni Quaest ni Datafolha n'avaient prévu cette avance.
Le récit de la soirée est suivi heure par heure. Flávio Bolsonaro a compté plus de 51 % au début du dépouillement, avant de perdre du terrain avec l'arrivée des votes du Nord-Est, bastion de la gauche, selon le Jornal Económico et SAPO. Selon l'Observador, Lula doit trouver environ 2,3 millions de voix et affronte un précédent : aucun candidat arrivé deuxième au premier tour n'a gagné le second. Le PT enregistre son pire résultat de premier tour depuis 2002.
Le Portugal insiste sur la dimension parlementaire et familiale. RTP Notícias indique que le Parti libéral a fait élire 19 sénateurs et disposera de la plus grande bancade, 28 sièges sur 81. Quatre membres de la famille Bolsonaro sont élus : Michelle Bolsonaro au Sénat pour le District fédéral, Carlos Bolsonaro à Santa Catarina, Jair Renan et Renato à la Chambre. RTP relie aussi la campagne à la crise du Tribunal suprême et au scandale de la Banco Master.
ANGLE DOMINANT
Moscou décrypte ce premier tour comme un choix d'alignement : les BRICS et la Chine avec Lula, Washington et Donald Trump avec Flávio Bolsonaro.
POINTS CLES
ANALYSE
Moscou, 5 octobre 2026. La presse russe rend compte du premier tour brésilien du dimanche 4 octobre en suivant le décompte au fil de la nuit. TASS publie d'abord un résultat partiel où Flávio Bolsonaro dépasse 49 % (64,81 % des bulletins électroniques traités), puis confirme, à 97,36 % des procès-verbaux, 47,42 % pour le sénateur du Parti libéral (55 038 846 voix) contre 44,70 % pour Lula (51 886 308 voix). Selon RT, avec la quasi-totalité des voix dépouillées, Bolsonaro obtient 47,03 % et Lula 45,16 %. Sputnik donne 47,09 % et 45,08 %. Les chiffres varient d'une source à l'autre, mais tous concluent à un second tour le 25 octobre, aucun candidat n'ayant franchi les 50 %.
Le récit met la politique étrangère au premier plan. RT présente le scrutin comme « a foreign-policy choice » : d'un côté Lula, qui a cherché à renforcer le rôle du Brésil dans les BRICS et à approfondir ses liens avec la Chine et les puissances du Sud global, de l'autre Bolsonaro, qui prône un rapprochement avec Washington et met en avant ses relations avec Donald Trump. Vedomosti, citant Reuters, relève que Trump n'a formellement soutenu aucun candidat mais a reçu Flávio Bolsonaro à la Maison Blanche et l'a publiquement loué. Le même article note que le sénateur promet des liens plus étroits avec les États-Unis et Israël et salue la décision de l'administration Trump de classer les grands groupes criminels brésiliens comme organisations terroristes.
ANGLE DOMINANT
Stockholm décrypte un premier tour brésilien qui confirme le duel annoncé entre Lula et Flávio Bolsonaro, et le range dans la « vague de droite » en Amérique latine.
POINTS CLES
ANALYSE
Stockholm, 5 octobre 2026. Les médias suédois rendent compte du premier tour de la présidentielle brésilienne comme d'un duel serré qui se prolonge. Selon Aftonbladet et Svenska Dagbladet, qui reprennent la même dépêche, Flávio Bolsonaro, fils de l'ancien président emprisonné Jair Bolsonaro, a remporté le premier tour avec 47,0 % des voix, contre 45,2 % pour Lula, une fois 99,99 % des bulletins dépouillés. Le troisième, Augusto Cury, du parti centriste Avante, arrive loin derrière avec 2,9 %.
Le récit souligne que le scénario d'un second tour était attendu : les sondages montraient un rapport de forces équilibré entre le vétéran de gauche Lula (Parti des travailleurs) et le candidat de droite du Parti libéral. « Les observateurs ont constaté qu'ils avaient raison », note la dépêche. Svenska Dagbladet avait d'ailleurs interrogé avant le vote le spécialiste de l'Amérique latine Andrés Rivarola Puntigliano, selon lequel le scrutin était « aussi serré que possible » : Lula avait l'avantage au départ, mais Flávio Bolsonaro avait fortement rattrapé son retard en fin de campagne, au point qu'il ne pouvait « rien prédire ».
Les deux camps sont cités. Devant son domicile de Brasília, Bolsonaro déclare : « Le Brésil veut du changement, c'est ainsi que nous pouvons interpréter ce qui s'est passé aujourd'hui. » Lula, lors de sa veillée électorale, juge le résultat « inattendu » et affirme qu'« à terme, nous aurons le peuple brésilien avec nous ». Sveriges Radio, par la voix de sa correspondante à Buenos Aires Lotten Collin, rapporte les mots d'un Flávio Bolsonaro « euphorique » : « Maintenant l'ère de Lula est finie, l'ère du Parti des travailleurs est finie. »
ANGLE DOMINANT
Londres décrypte un premier tour qui déjoue les sondages : la droite bolsonariste, forte au Congrès, part favorite face à un Lula contraint de relancer sa campagne.
POINTS CLES
ANALYSE
Londres, 5 octobre 2026. La presse britannique raconte un premier tour qui bascule à droite. Selon The Guardian et The Independent, avec 99,9 % des bulletins dépouillés, Flávio Bolsonaro, 45 ans, recueille 47 % des voix (56,1 millions) contre 45,1 % (53,8 millions) pour Luiz Inácio Lula da Silva, 80 ans. Aucun des deux n'atteint la majorité : le second tour aura lieu le 25 octobre.
The Guardian juge que le sénateur « entre dans le second tour en grand favori », porté par le report probable des voix des autres candidats de droite, Ronaldo Caiado (2,1 %) et Renan Santos (2,2 %). Le quotidien relève une extrême droite « plus forte que prévu » : Tarcísio de Freitas réélu gouverneur de São Paulo, Michelle et Carlos Bolsonaro élus sénateurs, Jair Renan élu député. Sur 54 sénateurs élus, 34 sont de droite ou d'extrême droite.
The Independent insiste sur la mécanique du dépouillement : les États du Sud, favorables à Bolsonaro, ont rendu leurs résultats plus vite que le Nord-Est, bastion de Lula. Il souligne que le Parti libéral dispose du plus grand nombre de gouverneurs, de sénateurs et de députés fédéraux élus, ce qui le place en position de force. La campagne, écrit-il, a été dominée par des scandales de corruption, l'inquiétude économique et des accusations d'ingérence américaine.
ANGLE DOMINANT
Washington jauge le premier tour brésilien à l'aune de la vague de victoires de candidats alliés à Trump en Amérique latine, et du revers de sondages qui donnaient Lula gagnant.
POINTS CLES
ANALYSE
Washington, 5 octobre 2026. Les médias américains traitent le premier tour brésilien du dimanche 4 octobre comme une secousse continentale autant que nationale. Fox News titre sur un Flávio Bolsonaro qui « remporte le premier tour » alors que les candidats soutenus par Trump « poursuivent leur vague rouge ». Selon la chaîne, avec 99 % des voix dépouillées, il devance Lula 47,2 % contre 44,9 %, dans une course que le président sortant était « largement attendu » vainqueur. Fox parle d'un « échec spectaculaire des sondages » : la plupart donnaient à Lula une avance à un chiffre. Elle détaille les scores de Bolsonaro dans les trois plus grands États, dont São Paulo (52 % contre 38 %) et Rio (53 % contre 39 %), tandis que Lula domine le Nord-Est.
CBS News s'en tient aux chiffres du tribunal électoral : un peu plus de 56 millions de voix pour Bolsonaro contre 53,7 millions pour Lula, avec 99,8 % des bulletins comptés. Aucun des deux n'atteint les 50 % requis, d'où un second tour le 25 octobre. CBS cite Bolsonaro : « Le Brésil veut du changement » et « c'est la fin de l'ère du Parti des travailleurs ». Lula, 80 ans, qui vise un quatrième mandat non consécutif, juge le résultat « inattendu » et promet : « Demain, nous commençons une nouvelle campagne. »
NPR replace le scrutin dans la continuité de 2022, « une reprise » du duel où Lula avait battu de justesse Jair Bolsonaro, désormais condamné à 27 ans de prison, purgés en résidence surveillée. La radio relève un net glissement à droite du pays, le camp Bolsonaro réussissant partout.
ANGLE DOMINANT
Montevideo mesure la surprise du premier tour brésilien à l'aune de l'axe Trump et de la vague conservatrice qui gagne la région, avec Flávio Bolsonaro en tête avant le second tour du 25 octobre.
POINTS CLES
ANALYSE
Montevideo, 5 octobre 2026. Les médias uruguayens racontent un premier tour qui a déjoué les enquêtes. Selon Subrayado, qui reprend une dépêche de l'AFP, Flávio Bolsonaro a obtenu 47,27 % des voix contre 44,88 % à Lula, avec 98,64 % des urnes dépouillées. El Observador, qui évoque « la sorpresa », donne 47,21 % contre 45,05 %. Les deux titres rappellent que les sondages prévoyaient une petite avance du président sortant. Datafolha le créditait de 45 % contre 42 %.
La Diaria note que l'ordre d'arrivée n'est pas celui des sondages, que le camp de Lula a subi de « duras derrotas legislativas » et que le Parti des travailleurs aborde le second tour dans un « panorama muy complejo ». Lula se dit pourtant confiant de conserver le pouvoir.
Le regard uruguayen est d'abord régional. Subrayado écrivait avant le vote que le scrutin décidait si le plus grand pays d'Amérique latine rejoignait « la ola conservadora aupada por Donald Trump ». L'agence note que Trump étend son influence avec des gouvernements de droite en Argentine, au Chili ou en Colombie. Elle ajoute qu'il a utilisé droits de douane et sanctions contre Brasilia depuis la condamnation de Jair Bolsonaro à 27 ans de prison pour tentative de coup d'État. Lula a fait de la souveraineté son thème de campagne.
El Observador va plus loin. Pour le quotidien, le résultat place le Parti libéral « a un paso de desalojar » le PT du pouvoir et pourrait renforcer l'alignement régional sur l'administration Trump. Il ajoute que les trois candidats du centre (Cury, Santos et Caiado, 7 % à eux trois) verraient leurs voix aller en majorité vers Bolsonaro, selon les études d'opinion.
ANGLE DOMINANT
Caracas scrute le premier tour brésilien à travers le prisme de Washington : la percée de Flávio Bolsonaro est lue comme un enjeu d'influence trumpiste en Amérique latine, entre ingérence dénoncée par le PT et absence d'indice selon le TSE.
POINTS CLES
ANALYSE
Caracas, 5 octobre 2026. La presse vénézuélienne rend compte d'un premier tour qu'aucun sondage n'avait annoncé. Selon le Tribunal supérieur électoral (TSE), avec 99,81 % du corps électoral dépouillé, le sénateur Flávio Bolsonaro, 45 ans, recueille 47,03 % des voix contre 45,15 % pour Lula, rapporte Efecto Cocuyo (EFE). Les deux hommes se retrouveront au second tour le 25 octobre ; les autres candidats restent loin derrière : Augusto Cury 2,90 %, Renan Santos 2,26 %, Ronaldo Caiado 2,20 %, Romeu Zema 0,28 %, relève El Pitazo.
Efecto Cocuyo détaille la dynamique du dépouillement : Flávio Bolsonaro a frôlé la victoire dès le premier tour, puis a perdu du terrain à mesure qu'arrivaient les votes du Nord-Est, bastion de la gauche. Il totalise plus de 55,5 millions de bulletins, environ trois millions de plus que Lula. Últimas Noticias précise qu'il affichait 49,58 % contre 42,25 % à 64,81 % du dépouillement.
Lula a jugé le résultat « inattendu » et déclaré : « À partir de demain commence la nouvelle campagne ». Il disait avoir été convaincu de gagner dès le premier tour. Flávio Bolsonaro y lit que « le Brésil veut un changement » et promet une main dure contre le crime organisé ainsi qu'un « coup de ciseaux » dans les dépenses publiques et les impôts.
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Le classement du premier tour tient en quelques lignes ; le reste se lit dans le décompte, dans les scrutins parallèles et dans les angles que chaque presse nationale retient. Voici ce que rapportent les sources avant le second tour du 25 octobre.
Aucun candidat n'a obtenu la majorité : Flávio Bolsonaro et Lula se disputent la présidence au second tour du 25 octobre.
Selon ElDiario.es, avec 41,57 % des urnes ouvertes, Flávio Bolsonaro affichait 50,41 % contre 41,44 % pour Lula. Tagesschau, puis Diario Correo en citant Reuters, expliquent que les États du Sud, plus favorables à son camp, transmettent leurs résultats plus vite que le Nordeste, bastion du président sortant.
Les totaux finals varient de quelques centièmes d'une source à l'autre, parce que les coupes sont prises à des moments différents du dépouillement. Folha et Estadão retiennent 47,03 % contre 45,16 % à 99,99 % des urnes. TASS publiait 47,42 % contre 44,70 % à 97,36 % des procès-verbaux. Subrayado, reprenant l'AFP, donnait 47,27 % contre 44,88 % à 98,64 %.
La veille, Datafolha créditait Lula de 45 % contre 42 %, selon La Tercera. ElDiario.es cite aussi Quaest, à 46 % contre 45 %, et CNT/MDA, qui évoquait 47,8 % des votes valides pour Lula. Folha souligne que l'écart final, inférieur à deux points, est le plus faible enregistré à un premier tour depuis la redémocratisation.
La Tercera chiffre le Parti libéral à 116 des 513 sièges de la Chambre et à 27 sièges au Sénat. L'ANSA, avec plus de 85 % des urnes dépouillées, le voyait en tête dans 20 des 54 sièges sénatoriaux en jeu, et à 28 sièges sur 81 avec les élus de 2022. The Guardian compte 34 sénateurs de droite ou d'extrême droite parmi les 54 élus.
Folha relève que le PL et ses alliés gagnent dès le premier tour dans 10 États, contre 5 pour le PT et ses proches, sur 20 gouverneurs élus. Andina, d'après EFE, compte pour sa part cinq gouverneurs du seul Parti libéral contre trois du PT, sur 27 États. Folha signale aussi l'élection de Sergio Moro au Paraná. À Rio, selon Andina, Douglas Ruas, allié de Flávio Bolsonaro, affrontera Eduardo Paes au second tour.
La Repubblica dénombre quatre élus sur huit candidats liés à la famille Bolsonaro. Semana cite Michelle Bolsonaro au Sénat pour le District fédéral, Carlos Bolsonaro au Sénat pour Santa Catarina et Jair Renan à la Chambre ; RTP Notícias ajoute Renato à la Chambre.
Plusieurs titres abordent le second tour par l'arithmétique. Perfil compte près de 7,5 points pour Augusto Cury, Renan Santos et Ronaldo Caiado, et cite Quaest, selon qui le transfert de leurs voix profite pour l'instant à Flávio Bolsonaro. Sveriges Radio note que ces candidats appartiennent presque tous à la droite. Dans une chronique d'Estadão, Marcelo Godoy écrit que Cury devrait rester neutre et que Caiado et Zema pencheraient pour Flávio.
« Le match va commencer. Nous sommes dans les prolongations, et c'est là que nous allons convaincre le peuple brésilien. »
Godoy rappelle aussi que, depuis 1989, aucun candidat arrivé deuxième au premier tour n'a gagné le second. L'Observador écrit que Lula doit trouver environ 2,3 millions de voix. Le Monde indique qu'il veut convaincre les 30 millions d'abstentionnistes, soit 21 % de l'électorat. Estadão rapporte que son quartier général compte exploiter la crainte d'un retour de la famille Bolsonaro.
Dans le corpus, six perspectives (Danemark, Royaume-Uni, Allemagne, Hongrie, Italie, Portugal) présentent Flávio Bolsonaro comme favori, et cinq (Suisse, France, Chili, Pérou, Uruguay) décrivent un second tour ouvert. Ce décompte mesure l'angle retenu par les couvertures de ces pays, pas un pronostic établi.
Les couvertures des États-Unis, du Canada, de l'Australie et de la Russie placent l'alignement extérieur des candidats en tête. CBC écrit qu'une victoire de Flávio Bolsonaro « augmenterait l'influence des États-Unis en Amérique latine ». Avec Lula, toujours selon CBC, le Brésil devrait garder ses distances avec Washington et approfondir sa relation avec la Chine. RT parle d'un choix de politique étrangère entre les BRICS et un rapprochement avec Washington.
Lula accuse l'administration américaine d'avoir voulu peser sur le vote par des droits de douane, le retrait du visa de l'ambassadeur du Brésil et des sanctions ; CBS précise que la Maison Blanche n'avait pas répondu. Últimas Noticias, citant Telesur, rapporte que le président du tribunal électoral, Kassio Nunes Marques, dit n'avoir « aucun indice concret d'interférence internationale ». BFMTV écrit que Donald Trump n'a pas soutenu Flávio Bolsonaro mais que son influence a pesé sur la campagne ; 444 note qu'il l'a reçu à la Maison Blanche.
La presse mexicaine lit le scrutin à travers ses intérêts. El Informador cite Claudia Serrano, de l'UNAM, pour qui une victoire de Bolsonaro paralyserait une grande partie de l'agenda, dont l'accord Pemex-Petrobras, et rapporte que le sénateur propose un traité de libre-échange avec Washington hors Mercosur. El Financiero écrit que les investisseurs se sont alignés derrière lui, le jugeant plus enclin à contenir déficits et dette.
Tarcísio de Freitas est réélu avec 62,8 % des voix face à Fernando Haddad (36,2 %), selon BioBioChile.
Le PL de Flávio Bolsonaro élit 19 sénateurs et aura le plus grand groupe de la chambre haute.
Le président argentin a félicité Flávio Bolsonaro sur X et dit espérer travailler avec lui.
L'autre axe est le miroir argentin. El Cronista estime que le résultat sera lu comme un avant-goût de l'affrontement entre deux modèles qui aura son pendant local en 2027, et rappelle une relation bilatérale entretenue par l'inertie économique, avec des ambassadeurs hors de leurs postes. Perfil souligne l'écho dans la politique intérieure : Milei partage des contenus pro-Flávio tandis que l'ex-ministre Sergio Massa appuie Lula. Chez les Brésiliens résidant en Argentine, Lula l'emporte avec 66 %.
Sur le plan économique, Ámbito titre sur la fête des marchés : l'ETF iShares MSCI Brazil bondit de 9 % à 41,55 dollars en séance nocturne et les contrats à terme du real gagnent 3,78 % à Chicago, dans l'attente d'un virage budgétaire. Perfil examine enfin l'arithmétique du second tour : Cury, Santos et Caiado totalisent près de 7,5 points, et selon Quaest la transfert de leurs voix profite pour l'instant à Flávio Bolsonaro. Lula, qui qualifie le résultat d'« inattendu » dans Ámbito, doit aller chercher les abstentionnistes.
Le récit australien mentionne des victoires écrasantes de la droite au Parlement et décrit un pays très polarisé, où des électeurs lassés de choix familiers votent peu par conviction ; une aide à domicile de 62 ans, citée par l'AFP via SBS, comptait voter Lula comme toujours. PerthNow évoque une campagne dominée par les scandales de corruption, l'inquiétude économique et les accusations d'ingérence américaine, avec peu de débat sur le fond, les deux favoris ayant boycotté les grands débats télévisés.
Les dépêches reprises en Australie restent factuelles et peu éditorialisées : elles s'attachent aux chiffres, aux déclarations des candidats et à la dimension américaine, sans commentaire local ni angle propre à l'Australie. Les questions de politique intérieure brésilienne, comme la peine de 27 ans de Jair Bolsonaro, les finances publiques ou le détail du vote régional, y sont peu développées.
Les articles rappellent le poids de l'héritage familial. Flavio Bolsonaro a été désigné candidat par son père, condamné à 27 ans de prison pour une tentative de coup d'État contre Lula en 2022. Il s'est dit « très satisfait » et « très heureux à l'idée que le Brésil puisse dans trois semaines donner une réponse définitive », dans un discours à Brasilia. Lula, à São Paulo, a reconnu un résultat « inattendu » mais lancé : « Le match va commencer. Nous sommes dans les prolongations, et c'est là que nous allons convaincre le peuple brésilien. »
Le récit belge reste centré sur la compétition entre les deux camps et sur l'écart entre sondages et résultats. Les dépêches consultées ne détaillent ni les autres scrutins du jour ni les réactions des marchés ou des chancelleries.
La chronique de Marcelo Godoy (Estadão) rappelle que, depuis 1989, aucun candidat arrivé deuxième au premier tour n'a gagné le second, ce qui fait de Flávio le favori. Lula, à la différence de 2022, ne pourrait pas compter sur le ralliement de candidats éliminés : Cury devrait rester neutre, Caiado et Zema pencheraient pour Flávio. Selon cet article, le débat public a été absorbé par les affaires du Banco Master et du Tribunal suprême.
L'extérieur apparaît en arrière-plan. Estadão rapporte que Javier Milei a multiplié les messages en faveur de Flávio, qui a lancé « Viva la Libertad, Carajo » devant une télévision argentine. Veja cite The Economist, qui voit un « concours d'impopularité », et l'AFP, qui évoque une campagne de « profonde polarisation ». Dans son discours, Flávio s'est dit « très heureux » et a proclamé « la fin de l'ère du PT ».
Le Globe décrit aussi une campagne dominée par les scandales de corruption, l'anxiété économique et les accusations d'ingérence américaine, avec peu de débat de fond : les deux favoris ont boycotté les grands débats télévisés. Chacun est rejeté par environ la moitié des électeurs. Flávio Bolsonaro promet de chercher l'amnistie pour son père, tandis que Lula oppose « la démocratie et le négationnisme » et dénonce l'ingérence étrangère. Le journal mentionne aussi les inquiétudes sur les finances publiques et la croissance atone.
Les deux médias traitent donc le scrutin comme un indicateur de l'orientation hémisphérique, davantage que comme une affaire strictement brésilienne.
SRF détaille aussi l'arrière-plan économique : sous Lula, le chômage a reculé, le salaire minimum a été relevé et la déforestation amazonienne a diminué. Pèsent en revanche la hausse du coût de la vie, une dette publique supérieure à 82 % du PIB et le scandale de la banque liquidée Banco Master. Flávio Bolsonaro promet un État plus léger, des coupes budgétaires, une ligne plus dure contre la criminalité et une amnistie pour son père, condamné à 27 ans de prison pour tentative de coup d'État.
Le Temps replace le scrutin dans la mémoire de 2022. Les sondages annonçaient trois points d'écart, soit la marge d'erreur, et le candidat du Parti libéral a frôlé la majorité requise avec 49,93 % une demi-heure après la fermeture des bureaux. Mais la remontée de Lula observée il y a quatre ans ne s'est pas reproduite : « L'air de déjà-vu s'arrête là ».
SRF souligne enfin que la famille Bolsonaro restera influente quelle que soit l'issue : Michelle Bolsonaro et Carlos Bolsonaro entrent au Sénat, où le PL renforce sa position sans obtenir de majorité propre.
La Tercera insiste sur le poids législatif du camp bolsonariste. Le Parti libéral compte 116 des 513 sièges de la Chambre et 27 sièges au Sénat, ce qui en fait la première force du Congrès, dont dépendra la gouvernabilité à partir de 2027. Michelle Bolsonaro est élue sénatrice du District fédéral. BioBioChile ajoute que Tarcísio de Freitas est reconduit au gouvernement de São Paulo avec 62,8 % des voix face à Fernando Haddad, 36,2 %, avec 90 % des urnes dépouillées.
Sur le volet régional, le président argentin Javier Milei a félicité son « querido amigo » : « La libertad avanza en Brasil », écrit-il en qualifiant Lula de « comunista ». BioBioChile relève aussi le vote à l'étranger, où Lula l'emporte dans 23 des 31 pays comptés, dont la Chine et l'Australie, tandis que Bolsonaro gagne au Japon, en Israël et aux Émirats arabes unis.
Le volet diplomatique est le plus développé. Semana consacre un article aux réactions : Javier Milei écrit « La libertad avanza en Brasil » et félicite son « querido amigo » ; le président colombien De la Espriella a affiché son soutien au candidat brésilien ; l'ancien président Iván Duque salue une « jornada democrática » et juge que « Brasil es fundamental para el presente y el futuro de América Latina ».
Le journal détaille enfin l'avancée du clan Bolsonaro au Congrès : Michelle Bolsonaro élue sénatrice du District fédéral, Carlos Bolsonaro sénateur de Santa Catarina et Jair Renan député fédéral. Les articles rappellent que Jair Bolsonaro purge 27 ans de prison pour tentative de coup d'État. Les marchés et le real ne figurent pas dans les textes retenus.
Les explications avancées sont avant tout intérieures. Tagesschau écrit que Flávio Bolsonaro profite du mécontentement face au coût de la vie et à la criminalité, avec des promesses de main dure et de réduction des aides sociales. Sur le terrain, un électeur de Lula à Rio redoute que Bolsonaro gracie son père, condamné à 27 ans de prison pour tentative de coup d'État, et que le Congrès ait glissé encore plus à droite. Lula a reconnu qu'il était convaincu de gagner dès le premier tour et parlé d'une « Lektion der Demokratie », avant d'annoncer une nouvelle campagne.
La dimension internationale et les marchés restent en retrait dans cette couverture. Tagesschau mentionne seulement que Jair Bolsonaro fut un proche allié de Donald Trump. Handelsblatt, avant le vote, présentait un quatrième mandat de Lula comme un « scénario catastrophe » dans les milieux d'affaires.
La couverture a aussi un volet national. Expreso rapporte que Rafael Correa, des élus et la préfète de Pichincha, Paola Pabón, ont publiquement soutenu Lula. Pabón souhaite « un Brésil fort, démocratique et engagé pour la prospérité de tous ». Le soutien de la Revolución Ciudadana place ainsi la course brésilienne dans le débat politique équatorien.
Les marchés, la réaction de Milei ou la situation judiciaire de Jair Bolsonaro n'apparaissent pas dans les articles du pool : l'accent reste sur le calendrier électoral, les chiffres du TSE et l'affrontement idéologique.
La campagne est présentée comme une opposition entre « espoir et peur ». Flávio Bolsonaro a repris le slogan « Muda Brasil » de son père en 2018 ; l'équipe de Lula a durci le ton en l'associant aux armes, à l'insécurité et aux milices, avec un mini-documentaire intitulé « Peligro, mira esto antes de votar ».
Lula, depuis un hôtel du centre de São Paulo, a reconnu : « Estaba convencido de que iba a ganar en primera vuelta », qualifié le résultat d'« inattendu » et lancé : « A partir de mañana comienza la nueva campaña ». Il dispute sa septième présidentielle et se dit très à l'aise dans le face-à-face. Bolsonaro lit son avance comme le signe que « Brasil quiere un cambio ».
La dimension internationale est présente mais secondaire. BFMTV rappelle que Donald Trump n'a pas apporté son soutien à Flávio Bolsonaro, mais que son influence a pesé sur la campagne, avec droits de douane et sanctions depuis le procès de Jair Bolsonaro. Une victoire de ce dernier rattacherait le Brésil à la vague conservatrice d'Argentine, de Colombie et du Pérou. L'Express ajoute que les marchés financiers pourraient saluer ce résultat.
La campagne est décrite comme dominée par le coût de la vie, la corruption et l'insécurité. Jair Bolsonaro, condamné à 27 ans de prison pour tentative de coup d'État, est inéligible et assigné à résidence. Sud Ouest mentionne une enquête pour corruption et blanchiment visant le candidat à propos du financement d'un film consacré à son père.
HVG replace le scrutin dans un cadre régional : la plupart des pays d'Amérique latine ont élu des présidents de droite, plus proches de Donald Trump, et le second tour dira si le Brésil suit ou si la gauche garde le pouvoir. Lula avait présenté l'enjeu comme un choix entre la démocratie et la « barbarie ».
444 est le seul à détailler le volet judiciaire. Jair Bolsonaro purge 27 ans de prison pour tentative de putsch. Flávio Bolsonaro a lui-même été condamné cet été pour avoir fait du lobbying à Washington en faveur de son père. Une enquête pour soupçon de blanchiment, liée à l'affaire Banco Master, est en cours ; il nie toute infraction. 444 précise que Trump n'a soutenu officiellement aucun candidat, mais qu'il a reçu Flávio Bolsonaro à la Maison-Blanche et l'a publiquement salué. Ce dernier a parlé de la fin de l'ère du Parti des travailleurs.
Le dimanche 4 octobre avait été marqué, selon l'ANSA, par un climat « d'absolue tranquillité » malgré la polarisation : 18 arrestations dans le Piauí lors d'une opération de la police fédérale contre l'achat de votes, et 421 urnes électroniques remplacées. Lula avait présenté le choix comme un duel entre « démocratie » et « barbarie » ; Flávio Bolsonaro avait jugé que « le Brésil ne peut supporter quatre ans de plus ».
La dimension internationale apparaît en filigrane. Adnkronos écrit qu'une victoire de Bolsonaro rattacherait la principale puissance latino-américaine au virage à droite régional, soutenu par Donald Trump, que Lula avait invité à ne pas « interférer ». Un expert de l'Université de São Paulo, interrogé par La Repubblica, prévoit un second tour tendu, avec des coups bas et de possibles nouveaux scandales. Jair Bolsonaro purge une peine de 27 ans de prison pour tentative de coup d'État.
Le regard proprement mexicain apparaît dans El Informador. Le journal cite Claudia Serrano, chercheuse de l'UNAM, selon laquelle « un triunfo de Bolsonaro haría que se paralice gran parte de la agenda », notamment l'accord par lequel Pemex et Petrobras prévoient d'explorer ensemble le golfe du Mexique. Le titre souligne que Flávio Bolsonaro propose un traité de libre-échange avec Washington en dehors du Mercosur, ce qui ferait du Brésil un rival du Mexique dans la maquila et l'automobile. Le texte évoque aussi la crainte qu'une victoire conservatrice n'enhardisse la Maison-Blanche à peser sur les élections intermédiaires mexicaines de 2027, tout en notant que le gouvernement de Claudia Sheinbaum a freiné ces tentatives.
Le contexte judiciaire est rappelé en passant : Jair Bolsonaro purge 27 ans de prison pour tentative de coup d'État, selon El Informador, qui le dit en détention à domicile. Reforma et El Norte reprennent pour leur part les dépêches de Reuters et d'AP sur le passage au second tour, prévu le 25 octobre.
La couverture insiste sur la polarisation et la lassitude : Punch décrit des électeurs « las des choix habituels », dont peu ont voté par conviction. Vanguard cite une aide-soignante de 62 ans, Oscarina de Oliveira, qui comptait voter Lula comme toujours et a finalement choisi Bolsonaro « pour voir si quelque chose change ». Les deux journaux notent que les deux finalistes suscitent de très forts taux de rejet. Ni l'un ni l'autre ne s'attarde sur les marchés ou sur les conséquences pour l'Afrique.
Le poids de Jair Bolsonaro est rappelé : président de 2019 à 2023, il purge une peine de 27 ans pour tentative de coup d'État, selon VG actuellement assigné à résidence pour raisons de santé et interdit de s'exprimer publiquement. Son fils a promis de le libérer s'il est élu, et son procès a marqué la campagne.
Les articles restent factuels et brefs, centrés sur les chiffres et les citations. Ils évoquent à peine les scrutins locaux, hormis la mention du renouvellement du Congrès, du Sénat et des gouverneurs, et ne détaillent ni les enjeux économiques ni le vote par régions.
El Comercio replace la campagne dans un cadre continental : Lula a fait de la souveraineté son étendard face aux pressions de Donald Trump, qui étend son influence avec des gouvernements de droite en Argentine, au Chili ou en Colombie. Flávio Bolsonaro, présenté comme plus modéré que son père, promet de « rescatar » le Brésil sur l'insécurité. Les agences rappellent que Jair Bolsonaro est condamné à 27 ans de prison pour tentative de coup d'État et se trouve en prison domiciliaire.
Les discours sont cités. Flávio Bolsonaro : « Está decretado o fim da era do PT ». Lula admet avoir cru gagner dès le premier tour et parle d'un second tour comme de la « prova dos nove ». RTP rapporte les félicitations de Javier Milei, qui parle d'une « eleição histórica frente ao comunista Lula », et de María Corina Machado.
Un volet national propre au Portugal : 134 797 Brésiliens y étaient inscrits, un record, soit plus de 60 % de plus qu'en 2022 selon l'Observador. Lula a gagné à Lisbonne (53,51 %) et à Porto (52,49 %), Flávio Bolsonaro à Faro (48,88 %). Au total, Lula l'emporte au Portugal avec 52,45 % contre 38,57 %, d'après SAPO et Expresso, mais l'abstention atteint 62 % selon l'Observador, bien au-dessus du taux brésilien.
Les médias russes insistent aussi sur le camouflet pour le président sortant. Meduza rappelle que les sondages des instituts indépendants donnaient Lula trois points d'avance. Sputnik rapporte ses propos à São Paulo : « I was convinced that I was going to win the election in the first round ». Lula promet une campagne renouvelée et présente son adversaire comme « l'incertitude pour le Brésil », en disant vouloir dénoncer ses liens présumés avec le crime organisé.
Le contexte judiciaire est rappelé de façon factuelle. RT et Meduza indiquent que Jair Bolsonaro purge 27 ans de prison pour tentative de coup d'État, Meduza évoquant la condamnation de septembre 2025 et les troubles qui avaient suivi la défaite de 2022, avec l'invasion du Parlement, de la Cour suprême et du palais présidentiel. RT rappelle que Lula, 80 ans, avait passé 580 jours en prison avant l'annulation de ses condamnations en 2021. Les articles consultés ne traitent ni de la réaction des marchés ni des résultats régionaux.
La radio publique ajoute un élément d'analyse arithmétique : les autres candidats, qui totalisent environ sept pour cent, appartiennent presque tous à des partis de droite, de sorte qu'il sera difficile pour Lula d'aller y chercher des voix. Le second tour est fixé au 25 octobre.
Le cadre d'ensemble est celui d'un choix de direction pour le pays. Aftonbladet et SvD posent la question en termes de trajectoire continentale : Lula parviendra-t-il à se faire élire pour un quatrième mandat et à « résister à la vague de droite en Amérique latine », ou Bolsonaro l'emportera-t-il et le Brésil suivra-t-il la tendance ? Les articles du corpus ne traitent ni des marchés, ni des résultats régionaux, ni de la peine de prison de Jair Bolsonaro au-delà de la mention de son incarcération.
La BBC, la veille, voyait un scrutin serré, avec un écart de deux points dans son agrégateur de sondages, et rappelait que Lula avait opposé « démocratie » et « barbarie ». Elle replace le vote dans une vague régionale : une victoire de Bolsonaro prolongerait les succès de candidats de droite alignés sur Donald Trump, alors que celle de Lula compliquerait les relations avec Washington. Elle rappelle aussi que Jair Bolsonaro purge 27 ans de prison pour tentative de coup d'État, tout en pesant sur la campagne, jusqu'à un avatar généré par IA lors du lancement de la candidature de son fils.
Côté réactions, Flávio Bolsonaro parle de « la fin d'une époque » pour le Parti des travailleurs. Lula, à São Paulo, évoque « une leçon de démocratie brésilienne » et note que « le résultat est souvent inattendu ». Les articles fournis ne traitent pas la réaction des marchés.
La dimension américaine est omniprésente. CBS rappelle que les alliés de Trump ont gagné en Argentine, en Colombie, au Honduras et au Pérou. Lula accuse l'administration américaine d'avoir voulu influencer le vote par des droits de douane, le retrait du visa de l'ambassadeur du Brésil et des sanctions contre des responsables et un juge de la Cour suprême ; la Maison Blanche n'avait pas répondu à la demande de commentaire. Bloomberg écrit qu'une victoire de Bolsonaro accélérerait l'effort de Trump pour « réaffirmer la primauté américaine » sur les Amériques.
ABC News, la veille du scrutin, soulignait un autre enjeu : l'Amazonie, dont la déforestation a augmenté d'environ 60 % sous Jair Bolsonaro et est au plus bas depuis plus de dix ans sous Lula, mais dont la protection est restée « largement absente » de la campagne.
Les portraits publiés la veille par El Observador décrivent un Flávio Bolsonaro « más moderado » et plus discret que son père ou que Javier Milei, et un Lula de presque 81 ans, marqué par ses ennuis de santé. Montevideo Portal rapporte les messages de vote. Lula a opposé « la democracia y la barbarie » et Bolsonaro a promis de « liberar al pueblo brasileño ».
La dimension économique (marchés, real) et le détail du vote par régions, hors la base de Lula dans le Nordeste pauvre, restent peu traités dans le corpus uruguayen.
La dimension internationale est au premier plan dans les médias vénézuéliens. El Nacional titre sur Trump, qui verrait dans la victoire de Flávio Bolsonaro une pièce clé pour consolider son influence en Amérique latine face aux BRICS, via des projets d'énergie, d'intelligence artificielle et de défense. Efecto Cocuyo rappelle que le PT a dénoncé des tentatives d'ingérence des États-Unis ; Últimas Noticias, citant Telesur, relaie le président du TSE, Kassio Nunes Marques : « aucun indice concret d'interférence internationale ». Dans la page d'El Pitazo, un lien renvoie à la demande américaine de rejeter l'immunité de Nicolás Maduro et Cilia Flores dans l'affaire de narcotrafic.
Le camp Bolsonaro engrange d'autres succès : Tarcísio de Freitas est réélu gouverneur de São Paulo avec 62,8 % contre 36,2 % pour Fernando Haddad (90 % dépouillé), selon Contrapunto. Le Parti libéral a presque doublé sa bancade, d'après Efecto Cocuyo, qui rappelle aussi la condamnation de Jair Bolsonaro à 27 ans de prison pour tentative de coup d'État.
Plus divergent que 39 % des sujets récents comparables (référence : 90 sujets récents mesurés par la même méthode).