ANGLE DOMINANT
Rome retient la surprise d'un premier tour qui renverse les sondages : Flávio Bolsonaro, « candidat trumpiste », s'impose en favori du ballottage du 25 octobre et la droite progresse au Sénat.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Flávio Bolsonaro obtient 47,14 % contre 45,03 % pour Lula selon l'ANSA (47,03 % contre 45,16 % pour Adnkronos) ; ballottage le 25 octobre.
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Selon l'ANSA, avec plus de 85 % des urnes dépouillées, le Parti libéral est en tête dans 20 des 54 sièges du Sénat en jeu et pourrait atteindre 28 sénateurs sur 81.
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La Repubblica relève que quatre des huit candidats du clan Bolsonaro sont élus, dont Michelle Bolsonaro, et que Lula, favori, se retrouve à poursuivre.
ANALYSE
Rome, 5 octobre 2026. Pour l'ANSA, Flávio Bolsonaro « bat Lula au premier tour et se lance comme favori » du ballottage du 25 octobre, qui désignera le quarantième président du Brésil. Les agences donnent des chiffres légèrement différents selon l'heure du dépouillement : 47,14 % contre 45,03 % pour l'ANSA, 47,03 % contre 45,16 % pour Adnkronos, soit environ deux millions et demi de voix d'écart. Les autres candidats, tous de centre droit, totalisent environ 12 %. L'abstention est faible, la participation atteint 79 %, les votes nuls 2,93 % et les blancs 1,84 %.
La Repubblica insiste sur la surprise : « Lula était favori au premier tour, il se retrouve à poursuivre ». Adnkronos rappelle que le sondage Datafolha donnait au chef du Parti des travailleurs 45 % contre 42 % au sénateur. Le quotidien décrit un « clan » : sur huit candidats liés à la famille, quatre sont élus, dont Michelle Bolsonaro, présentée comme « paladine des pentecôtistes ». La question était de savoir si le nom pouvait dépasser Jair Bolsonaro et devenir une marque de l'extrême droite sud-américaine ; la réponse, écrit le journal, est arrivée « sans aucun doute ».
L'ANSA détaille le versant parlementaire. Avec plus de 85 % des urnes dépouillées, le Parti libéral serait en tête dans 20 des 54 sièges du Sénat en jeu, devant le MDB (7) et le PT (6). Avec les sénateurs élus en 2022, il atteindrait 28 sièges sur 81 et deviendrait le premier groupe de la chambre haute, ce qui renforcerait le camp conservateur dans les batailles politiques et institutionnelles. Adnkronos parle d'un « coup dur » pour Lula, qui vise à près de 81 ans un quatrième mandat.
Le dimanche 4 octobre avait été marqué, selon l'ANSA, par un climat « d'absolue tranquillité » malgré la polarisation : 18 arrestations dans le Piauí lors d'une opération de la police fédérale contre l'achat de votes, et 421 urnes électroniques remplacées. Lula avait présenté le choix comme un duel entre « démocratie » et « barbarie » ; Flávio Bolsonaro avait jugé que « le Brésil ne peut supporter quatre ans de plus ».
La dimension internationale apparaît en filigrane. Adnkronos écrit qu'une victoire de Bolsonaro rattacherait la principale puissance latino-américaine au virage à droite régional, soutenu par Donald Trump, que Lula avait invité à ne pas « interférer ». Un expert de l'Université de São Paulo, interrogé par La Repubblica, prévoit un second tour tendu, avec des coups bas et de possibles nouveaux scandales. Jair Bolsonaro purge une peine de 27 ans de prison pour tentative de coup d'État.
SOURCES (3)
- AdnkronosMOYEN
