ANGLE DOMINANT
Copenhague retient la surprise électorale : le premier tour a déjoué les sondages et la presse danoise voit déjà Flávio Bolsonaro en favori face à un Lula en difficulté.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Avec plus de 99 % des voix comptées, Flávio Bolsonaro a obtenu 47,2 % contre 45 % à Lula, selon DR Nyheder ; second tour le 25 octobre.
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Politiken affirme que Bolsonaro a surpris tout le monde, sondages compris, et qu'il est désormais « grand favori » pour la présidence.
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Jair Bolsonaro purge une peine de 27 ans de prison pour avoir planifié un coup contre Lula, rappelle DR Nyheder.
ANALYSE
Copenhague, 5 octobre 2026. Pour la presse danoise, le premier tour de la présidentielle brésilienne, dimanche 4 octobre, tient d'abord à un renversement des attentes. Politiken écrit que Flávio Bolsonaro « a surpris tout le monde, sondages inclus » et qu'il a mené de bout en bout. Le quotidien le dit désormais « grand favori » pour devenir le prochain président, et ajoute que de nombreux commentateurs ont du mal à voir Lula revenir.
DR Nyheder donne les chiffres : avec plus de 99 % des voix dépouillées, le sénateur de l'État de Rio de Janeiro est à 47,2 %, contre 45 % pour le président sortant. Douze candidats étaient en lice. Aucun n'a franchi les 50 % nécessaires, donc les deux hommes s'affronteront dans un duel direct le 25 octobre. DR relève, en citant Reuters et la BBC, que le résultat dépasse les attentes placées en lui.
La chaîne publique rapporte les mots du vainqueur du soir, « très heureux du résultat » : selon lui, cela montre que « le Brésil veut du changement », et il se dit convaincu de répéter ce succès au second tour. Elle présente Flávio Bolsonaro comme le fils de Jair Bolsonaro, l'ancien président « entaché de scandales », qui purge 27 ans de prison pour avoir planifié un coup contre Lula.
Berlingske, qui avait suivi le dépouillement en direct, a décrit une avance précoce : 50,4 % contre 41,4 % pour Lula avec 41,6 % des bulletins comptés. Le journal explique que les États du Sud, bastion supposé de Bolsonaro, remontent leurs résultats les premiers, alors que le Nord-Est, plus favorable à Lula, arrive plus tard. Il rappelle que Lula, 80 ans, brigue un quatrième mandat, qu'il a mis en garde contre une souveraineté brésilienne menacée par la pression de Donald Trump, et qu'il a rétabli des aides sociales et freiné la déforestation de l'Amazonie durant son troisième mandat.
Politiken, DR et Berlingske s'accordent ainsi sur le fait que le scrutin se joue désormais sur trois semaines de campagne, avec un candidat de droite en position de force et un président sortant sommé de se réinventer. Les trois médias restent centrés sur la course elle-même : écart de voix, calendrier du second tour, parole des candidats. Les réactions de marché, le vote des régions et les autres scrutins remportés par le camp Bolsonaro n'apparaissent pas dans les textes fournis.
