ANGLE DOMINANT
Berne retient d'abord le portrait d'un pays coupé en deux : évangéliques, désir de changement et crainte de l'influence de Washington structurent un second tour très ouvert.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Selon Le Temps, Flávio Bolsonaro obtient 47,03 % contre 45,16 % pour Lula, d'après des résultats quasi définitifs publiés par Folha de São Paulo ; le second tour a lieu le 25 octobre.
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SRF indique que les évangéliques représentent environ un tiers de l'électorat et que Flávio Bolsonaro les a courtisés avec un discours de valeurs chrétiennes.
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SRF rapporte que Michelle Bolsonaro et Carlos Bolsonaro ont été élus au Sénat, où le PL renforce sa position sans majorité propre.
ANALYSE
Berne, 5 octobre 2026. Pour SRF comme pour Le Temps, le premier tour de dimanche 4 octobre confirme un coude-à-coude, avec un léger avantage au candidat d'extrême droite. Les chiffres varient selon le moment du décompte : SRF cite d'abord 47,4 % pour Flávio Bolsonaro contre 44,6 % pour Lula après 97 % des bulletins, puis environ 47,18 % contre 44,99 %. Le Temps, qui s'appuie sur les résultats quasi définitifs publiés par Folha de São Paulo, donne 47,03 % contre 45,16 %. Aucun des deux n'atteint la majorité absolue, et le second tour est fixé au 25 octobre.
Le récit de SRF met la société au premier plan. La chaîne écrit que le résultat « zeigt, wie tief gespalten Südamerikas grösste Demokratie ist ». Flávio Bolsonaro, 45 ans, a misé sur les valeurs chrétiennes et courtisé les évangéliques, qui représentent environ un tiers de l'électorat. Le média relève que tous ses électeurs ne sont pas convaincus : une votante de São Paulo dit avoir choisi Bolsonaro par désir de changement, aucun candidat ne lui plaisant vraiment.
De l'autre côté, Lula, 80 ans, qui brigue un quatrième mandat, s'est présenté en défenseur de la démocratie. SRF rapporte la crainte de ses partisans devant la proximité de Flávio Bolsonaro avec Donald Trump. Un électeur déclare ne pas vouloir que « Donald Trump nous dicte quoi faire », quitte à accepter un quatrième mandat de Lula.
SRF détaille aussi l'arrière-plan économique : sous Lula, le chômage a reculé, le salaire minimum a été relevé et la déforestation amazonienne a diminué. Pèsent en revanche la hausse du coût de la vie, une dette publique supérieure à 82 % du PIB et le scandale de la banque liquidée Banco Master. Flávio Bolsonaro promet un État plus léger, des coupes budgétaires, une ligne plus dure contre la criminalité et une amnistie pour son père, condamné à 27 ans de prison pour tentative de coup d'État.
Le Temps replace le scrutin dans la mémoire de 2022. Les sondages annonçaient trois points d'écart, soit la marge d'erreur, et le candidat du Parti libéral a frôlé la majorité requise avec 49,93 % une demi-heure après la fermeture des bureaux. Mais la remontée de Lula observée il y a quatre ans ne s'est pas reproduite : « L'air de déjà-vu s'arrête là ».
SRF souligne enfin que la famille Bolsonaro restera influente quelle que soit l'issue : Michelle Bolsonaro et Carlos Bolsonaro entrent au Sénat, où le PL renforce sa position sans obtenir de majorité propre.
