ANGLE DOMINANT
Riyad pèse le sommet des BRICS de New Delhi avec la prudence d'un invité, pas d'un membre engagé dans le bloc
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le prince Faisal bin Farhan est arrivé le 12 septembre à New Delhi au nom du prince héritier Mohammed ben Salmane, l'Arabie saoudite participant comme pays invité et non membre du bloc.
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La déclaration commune adoptée samedi par les onze membres des BRICS exprime une « vive préoccupation » et appelle à la « retenue maximale » au Moyen-Orient sans nommer aucun pays.
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Le président iranien Massoud Pezeshkian a averti avant le sommet que le Moyen-Orient n'a pas besoin des États-Unis comme « policier régional », alors que les tensions menacent le détroit d'Ormuz.
ANALYSE
Riyad, 13 septembre 2026. Le prince Faisal bin Farhan a atterri samedi 12 septembre à New Delhi « au nom du prince héritier et premier ministre Mohammed ben Salmane », précise le Saudi Gazette, pour représenter le royaume au sommet des BRICS non pas comme membre à part entière mais comme « pays invité ». Le déplacement s'inscrit sous le thème officiel du sommet, « Building for Resilience, Innovation, Cooperation and Sustainability », et vise, selon la présentation saoudienne, à « renforcer la coopération multilatérale face aux défis mondiaux partagés » plutôt qu'à endosser l'ensemble du programme du bloc.
C'est dans ce cadre que Riyad lit la déclaration commune adoptée samedi par les onze membres : un texte qui exprime une « vive préoccupation » face à l'escalade au Moyen-Orient et appelle à « exercer la retenue maximale », sans nommer aucun pays, rapporte Asharq Al-Awsat en citant l'AFP. Une formulation prudente, proche de la ligne diplomatique que le royaume tient depuis le début du conflit.
Le président chinois Xi Jinping a jugé que la guerre « ne sert pas les intérêts communs de la communauté internationale », tandis que le premier ministre indien Narendra Modi a appelé à « transformer cette pyramide de privilège en une plateforme de partenariat », rappelant le poids du groupe : 50 % de la population mondiale, 40 % du PIB mondial, plus d'un quart du commerce international.
Le président iranien Massoud Pezeshkian, présent au sommet peu après avoir averti que le Moyen-Orient n'a pas besoin des États-Unis comme « policier régional », intervient alors que les tensions menacent le détroit d'Ormuz — un rappel, pour Riyad, des risques directs que fait peser l'escalade régionale sur sa propre sécurité énergétique et maritime, indépendamment de son statut d'invité au sein du bloc.
