ANGLE DOMINANT
Londres décrypte la déclaration des BRICS comme un exercice d'équilibrisme dicté par l'ombre de Donald Trump, plus que comme un front uni contre Washington.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Michael Kugelman, de l'Atlantic Council, cité par la BBC : « L'Inde ne peut pas se permettre une déclaration commune qui s'en prend à Washington »
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Les BRICS, fondés en 2006 par le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine, rejoints par l'Afrique du Sud en 2010, comptent désormais onze membres représentant environ la moitié de la population mondiale (The Independent)
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La BBC relie la tenue du sommet aux droits de douane américains et à la guerre en Iran, qui ont selon elle déstabilisé les marchés énergétiques mondiaux
ANALYSE
Londres, 13 septembre 2026. Pour la presse britannique, le sommet des BRICS à New Delhi se lit moins comme un acte de défi collectif envers Washington que comme une démonstration des limites internes du bloc. La BBC souligne que « l'ombre du président Trump plane largement » sur les travaux, alors même que les États-Unis n'en sont pas membres. Les droits de douane imposés par la Maison Blanche et la guerre en Iran, qui ont déstabilisé les marchés énergétiques mondiaux, forment la toile de fond de la réunion, sans produire, selon la BBC, une déclaration nommant directement Washington.
L'analyse relayée par la BBC, citant Michael Kugelman de l'Atlantic Council, insiste sur les divisions internes : « L'Inde ne peut pas se permettre une déclaration commune qui s'en prend à Washington », rappelle-t-il, alors que New Delhi négocierait les derniers termes d'un accord commercial avec les États-Unis. La Russie et l'Iran auraient souhaité un ton plus offensif ; la Chine, elle, se montrerait prudente pour ne pas paraître instrumentaliser les BRICS contre Washington. Résultat, selon cette lecture : une critique jugée vague et indirecte plutôt qu'une ligne de front coordonnée.
The Independent situe le sommet dans le contexte plus large des guerres en Ukraine et au Moyen-Orient, ainsi que des tensions croissantes entre Washington et Pékin, qui mettent à l'épreuve la capacité du bloc à trouver un terrain d'entente. Le média rappelle que les BRICS, fondés en 2006 par le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine, rassemblent désormais onze pays, environ la moitié de la population mondiale et une part significative du PIB planétaire, et que la réduction de la dépendance au dollar figure parmi les priorités affichées, via la promotion des monnaies locales.
Pour la presse britannique, l'enjeu n'est donc pas tant la déclaration elle-même que ce qu'elle révèle des équilibres à préserver : l'Inde jongle entre ses liens stratégiques avec la Russie et l'Iran et son rapprochement économique avec Washington, tandis que Pékin évite soigneusement toute posture qui donnerait des arguments supplémentaires à la Maison Blanche.
