ANGLE DOMINANT
Lisbonne mesure la prouesse diplomatique d'un texte adopté à l'unanimité malgré onze positions nationales divergentes, de Pékin à Téhéran en passant par Moscou.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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La Déclaration de Nova Deli a été approuvée à l'unanimité samedi 12 septembre 2026 par les onze dirigeants des BRICS au centre de conventions Bharat Mandapam.
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Le texte, fort de 140 points, appelle à la « retenue maximale » face à l'escalade au Moyen-Orient sans nommer aucun pays et exige la protection des civils et des infrastructures civiles.
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La déclaration condamne les « mesures coercitives unilatérales contraires au droit international », jugées porteuses de « profondes implications négatives pour les droits humains ».
ANALYSE
Lisbonne, 13 septembre 2026. À Nova Deli, l'exploit retenu par la presse portugaise n'est pas tant le contenu du texte que le fait qu'il existe. La Déclaration de Nova Deli a été approuvée samedi 12 septembre 2026 à l'unanimité par les onze chefs d'État des BRICS, dans la salle principale du centre de conventions Bharat Mandapam — un consensus que les rédactions lisboètes qualifient de « principal défi » de la rencontre, tant les positions nationales divergent sur la guerre au Moyen-Orient et sur l'Ukraine.
Le Jornal Económico souligne qu'« aucun des représentants n'a présenté d'objections », relevant la présence sans friction, autour d'une même table, du président chinois Xi Jinping, de son homologue russe Vladimir Poutine et du président iranien Masoud Pezeshkian. Pour la presse portugaise, cette photographie — onze capitales aux intérêts contradictoires signant un même paragraphe — constitue l'information, davantage que la diplomatie de fond.
Sur le contenu, RTP Notícias et SAPO Notícias citent le texte : « Nous exprimons une profonde préoccupation face à l'escalade continue des tensions au Moyen-Orient et, rappelant nos positions nationales respectives, nous appelons à la retenue maximale et à éviter toute action susceptible d'aggraver davantage la situation. » Fort de 140 points selon ces mêmes sources, le document exige la protection des civils et des infrastructures civiles, ainsi que le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale des États — sans citer le détroit d'Ormuz, précisent les articles, tout en insistant sur le maintien « du flux constant du commerce mondial, des chaînes d'approvisionnement et de l'énergie ».
Les rédactions relèvent aussi la condamnation des « mesures coercitives unilatérales contraires au droit international », jugées porteuses de « profondes implications négatives pour les droits humains » — une formule reprise presque mot pour mot par plusieurs titres, signe d'une source commune : l'agence espagnole EFE, citée dans chacun des articles consultés.
Le Portugal, petit État membre de l'UE et de l'OTAN, observe ce sommet à distance : aucune réaction officielle de Lisbonne n'accompagne ces dépêches, qui restent descriptives, centrées sur le texte adopté plutôt que sur ses implications pour l'ordre transatlantique.
SOURCES (3)
- SAPO NotíciasMOYEN
- Jornal EconómicoMOYEN
- RTP NotíciasMOYEN
