ANGLE DOMINANT
Pékin retient du sommet de New Delhi moins la formule sur la « retenue maximale » au Moyen-Orient que la validation d'une réforme de la gouvernance mondiale portée depuis des années par les BRICS.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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La déclaration commune adoptée samedi à New Delhi appelle à « une participation et représentation plus grandes et plus significatives des marchés émergents et des pays en développement... dans les processus et structures de décision mondiaux » (CGTN).
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Le texte dénonce les tentatives de saper unilatéralement les institutions multilatérales, « y compris par la rétention délibérée des contributions statutaires » (CGTN).
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Xi Jinping est arrivé samedi à New Delhi à l'invitation de Narendra Modi pour ce 18e sommet des BRICS tenu du 12 au 13 septembre, visant à « mutualiser la force collective du Sud global » (ECNS).
ANALYSE
Pékin, 13 septembre 2026. Pour la diplomatie chinoise, le 18e sommet des BRICS à New Delhi confirme une ligne défendue depuis des années : la réforme de la gouvernance mondiale au profit des pays émergents et en développement. Selon CGTN, agence officielle, la déclaration commune adoptée samedi réaffirme l'engagement des dirigeants à bâtir un système international et multilatéral « plus juste, équitable, agile, efficace, représentatif et responsable », porté par « une consultation extensive, une contribution conjointe et des bénéfices partagés ». Le texte réclame une « participation et représentation plus grandes et plus significatives des marchés émergents et des pays en développement, ainsi que des pays les moins avancés, dans les processus et structures de décision mondiaux » — une formule qui vise, sans le nommer, l'élargissement des instances de décision internationales, à commencer par le Conseil de sécurité de l'ONU.
La déclaration dénonce aussi, toujours selon CGTN, les tentatives « de saper unilatéralement le travail des institutions multilatérales mondiales et d'entraver l'exécution de leurs mandats respectifs », y compris « par la rétention délibérée des contributions statutaires ». Les dirigeants disent leur préoccupation face aux conflits en cours dans plusieurs régions du monde et à la polarisation de l'ordre international, sans citer nommément le Moyen-Orient ni aucune partie.
Côté chinois, l'agence ECNS souligne l'arrivée de Xi Jinping samedi à New Delhi, à l'invitation du Premier ministre Narendra Modi, pour ce sommet tenu du 12 au 13 septembre. Xi y participe, selon l'agence, pour « tracer une nouvelle voie pour le développement de haute qualité de la coopération élargie des BRICS », en « mutualisant la force collective du Sud global » et en apportant « stabilité et dynamique positive à un monde traversé par des mutations profondes ». La presse chinoise insiste ainsi moins sur le contenu du conflit évoqué que sur ce qu'il illustre : la nécessité, pour Pékin, d'un ordre multipolaire où les pays du Sud pèsent davantage dans les décisions collectives.
