ANGLE DOMINANT
Dhaka retient de New Delhi surtout la revendication d'une gouvernance mondiale moins verrouillée, plus que la condamnation implicite de la guerre au Moyen-Orient
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Les 11 membres des BRICS ont adopté à l'unanimité samedi 12 septembre 2026 la Déclaration de New Delhi, exprimant une « vive préoccupation » et appelant à « exercer une retenue maximale » au Moyen-Orient
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Le texte réclame une « mise à jour structurelle » du Conseil de sécurité de l'ONU, avec davantage de représentation pour l'Afrique, l'Asie, l'Amérique latine et les Caraïbes
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Le bloc condamne les mesures tarifaires unilatérales et encourage l'usage accru des monnaies nationales pour réduire la dépendance au dollar
ANALYSE
Dhaka, 13 septembre 2026. Le Bangladesh retient de New Delhi une déclaration qui, sans nommer aucun pays, revendique une place plus large pour les nations en développement dans l'architecture mondiale. Les onze membres des BRICS — Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud, Égypte, Éthiopie, Indonésie, Iran et Émirats arabes unis — ont adopté samedi 12 septembre 2026, à l'unanimité, la « Déclaration de New Delhi », qui exprime une « vive préoccupation » face à l'escalade au Moyen-Orient et appelle à « exercer une retenue maximale ».
Pour la presse de Dacca, l'essentiel du texte tient moins dans sa condamnation implicite de la guerre que dans sa demande de réforme de la gouvernance mondiale. Le document réclame une mise à jour structurelle du Conseil de sécurité de l'ONU, avec une représentation accrue pour l'Afrique, l'Asie, l'Amérique latine et les Caraïbes — une revendication que la Chine et la Russie, seuls membres permanents du Conseil présents au sommet, disent soutenir pour le Brésil et l'Inde. Narendra Modi a résumé l'ambition en clôture : « les changements du monde ne peuvent être pilotés par des institutions dépassées ; les réformes sont essentielles en matière de représentation, de réactivité et d'élaboration des règles. »
Le texte condamne aussi les mesures tarifaires unilatérales qui faussent le commerce, dans un contexte de sanctions américaines contre Téhéran et de sanctions occidentales contre Moscou, et encourage les membres à accroître l'usage de leurs monnaies nationales, pour réduire la dépendance au dollar. Un intervenant cité par la presse évoque la nécessité de « transformer cette pyramide de privilèges ».
Sur le Moyen-Orient, Xi Jinping a jugé que la guerre « ne sert pas les intérêts communs de la communauté internationale », tandis que Modi a rappelé à son homologue chinois que la paix à la frontière commune restait essentielle aux relations bilatérales. Les ministres des Affaires étrangères du groupe avaient échoué à s'accorder sur un texte commun en mai, freinés par les divisions entre l'Iran et les Émirats arabes unis sur le conflit du Golfe.
Dacca relève que le sommet s'est tenu sous une protection exceptionnelle, des dizaines de milliers d'agents déployés autour de Xi, Poutine et Modi. La seconde journée, dimanche 13 septembre 2026, doit porter sur la technologie, la résilience économique et le développement durable.
SOURCES (2)
- The Daily StarMOYEN
- BRICS for 'maximum restraint' in Mideast
- BRICS agrees on joint declaration before New Delhi summit, sources say
- China's Xi tells BRICS summit Mideast war doesn't serve 'common interests': Xinhua
- BRICS Summit Day 2: What leaders will discuss after adopting New Delhi Declaration
- Inside BRICS' extraordinary protection grid for Xi, Putin and Modi
- TBS Top NewsMOYEN
