ANGLE DOMINANT
Islamabad retient de New Delhi surtout la formule de Modi sur la « pyramide de privilège », plus que le détail de la guerre au Moyen-Orient.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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La déclaration adoptée à l'unanimité samedi appelle à « exercising maximum restraint, as well as avoiding actions that could further aggravate the situation ».
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Narendra Modi a appelé à transformer « this pyramid of privilege into a platform of partnership » devant les dirigeants réunis à New Delhi.
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En mai, les ministres des Affaires étrangères du bloc avaient échoué à s'accorder sur un texte commun, l'Iran, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis étant divisés sur le conflit.
ANALYSE
Islamabad, 13 septembre 2026. Onze pays réunis à New Delhi ont adopté samedi, à l'unanimité, une déclaration commune sur la guerre au Moyen-Orient. Le texte, retenu par la presse pakistanaise via les dépêches Reuters et Xinhua, exprime une « vive préoccupation face à l'escalade persistante des tensions au Moyen-Orient/Asie occidentale » et appelle les parties à « exercer une retenue maximale, ainsi qu'à éviter toute action susceptible d'aggraver davantage la situation ». Aucun pays n'y est nommé.
Ce que retiennent Business Recorder, Geo News et ARY News, ce n'est pas tant le contenu diplomatique de la déclaration que la portée qu'y donne le Premier ministre indien Narendra Modi à l'ouverture du sommet : « Nous devons transformer cette pyramide de privilège en une plateforme de partenariat », a-t-il lancé devant Xi Jinping, Vladimir Poutine et le président iranien Masoud Pezeshkian, réclamant un système « où chaque pays a une voix, où chaque membre a un enjeu ». Selon Modi, les BRICS représentent désormais la moitié de la population mondiale et 40 % du PIB planétaire — des chiffres repris tels quels comme preuve d'un basculement de l'ordre économique dominé par l'Occident.
Le président chinois Xi Jinping, en visite en Inde pour la première fois en sept ans, a jugé que la guerre au Moyen-Orient « ne sert pas les intérêts communs de la communauté internationale », selon l'agence d'État CCTV. Pékin prendra la présidence tournante des BRICS l'an prochain et accueillera le 19e sommet. La déclaration condamne aussi les « mesures tarifaires et non tarifaires unilatérales » qui faussent le commerce, dans un contexte de sanctions américaines contre Téhéran et Moscou.
La presse pakistanaise rappelle qu'en mai, les ministres des Affaires étrangères du bloc n'étaient pas parvenus à s'accorder sur un texte commun, l'Iran, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis restant divisés sur le conflit déclenché fin février par des frappes américano-israéliennes. Le consensus de New Delhi est ainsi présenté comme une victoire diplomatique de l'hôte indien. Aucun article du pool consulté ne mentionne de position pakistanaise propre — le pays n'est pas membre des BRICS — la couverture se limitant à relayer les dépêches internationales sur la déclaration et le rôle de Xi.
SOURCES (3)
- ARY NewsMOYEN
- Business RecorderMOYEN
