ANGLE DOMINANT
Stockholm inscrit la carte de Trump dans une série continue de renommages territoriaux et retient d'abord les refus qu'elle provoque, de Nuuk à Reykjavik en passant par Santa Fe.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen se trouvait au Groenland le jour de la publication, annonçant 200 millions d'euros d'investissement supplémentaires sur deux ans pour les minéraux critiques, l'énergie et le numérique
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Avant la carte, Trump a barré « Mexico » dans le nom du Nouveau-Mexique sur Truth Social et diffusé des cartes rebaptisant l'État « New America » ; la gouverneure Michelle Lujan Grisham a rejeté l'idée
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L'Islande a convoqué lundi l'ambassadeur des États-Unis ; la ministre des Affaires étrangères Thorgerdur Katrin Gunnarsdottir a déclaré : « Andra kan inte cherche à influencerra eller förhandla om vår självständighet »
ANALYSE
Stockholm, 10 septembre 2026. La presse suédoise inscrit la carte publiée sans légende par Donald Trump lundi soir dans une série continue de renommages territoriaux, plutôt que dans un épisode isolé. Aftonbladet rappelle que la publication survient après un week-end où le président américain a d'abord barré le mot « Mexico » dans le nom de l'État du Nouveau-Mexique sur Truth Social pour le remplacer par « America », avant de diffuser plusieurs cartes rebaptisant l'État « New America ». La gouverneure démocrate Michelle Lujan Grisham a rejeté l'idée, rappelant que le Nouveau-Mexique portait son nom avant même l'existence des États-Unis. Le journal relie cette séquence à des précédents : le Golfe du Mexique rebaptisé « Golfe d'Amérique » durant le second mandat de Trump, puis, en août, l'ordre donné aux agences fédérales d'appeler le lac Ontario « Lake America ».
Sur la carte elle-même, le drapeau américain recouvre le Canada, le Mexique, le Groenland, l'Islande, Cuba et plusieurs pays des Caraïbes. La publication, relayée par le compte officiel de la Maison-Blanche sur X, coïncide avec la présence au Groenland de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, venue annoncer un nouveau paquet d'investissement : l'UE prévoit 200 millions d'euros supplémentaires sur deux ans pour les minéraux critiques, l'énergie et le numérique groenlandais. Sur place, la Première ministre danoise Mette Frederiksen répond que l'avenir de l'île appartient aux Groenlandais, qui ont répété ne pas vouloir devenir américains, et que « le Groenland n'est évidemment pas à vendre », selon les médias danois cités par Aftonbladet et Svenska Dagbladet.
Dagens Nyheter rapporte que l'Islande a convoqué lundi l'ambassadeur des États-Unis. La ministre des Affaires étrangères Thorgerdur Katrin Gunnarsdottir déclare : « D'autres ne peuvent pas décider à notre place ni négocier notre indépendance. » Les journaux suédois replacent l'épisode dans un contexte de tensions commerciales déjà vives : le Canada vient de relever ses droits de douane sur des produits américains en réponse aux derniers tarifs de Trump, tandis que le blocus américain contre Cuba aggrave, selon Aftonbladet, la pénurie de nourriture, de médicaments et d'équipements médicaux sur l'île.
