ANGLE DOMINANT
Bruxelles pèse les déclarations du parquet émirati : la presse belge relaie la thèse de l'attaque suicide contre Ben-Gourion, mais s'arrête sur ce que l'enquête doit encore vérifier, du copilote seul aux contrôles à l'embauche.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le procureur général émirati Hamad Saif Al Shamsi affirme, vendredi 9 octobre, que le copilote de 29 ans projetait une attaque suicide contre le terminal passagers de l'aéroport Ben-Gourion.
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Le suspect a déclaré avoir agi seul ; l'enquête se poursuit « afin de vérifier cette affirmation ».
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Selon le parquet, il remplissait toutes les conditions de recrutement de flydubai, où il est entré en janvier 2026, et aucune vérification n'a révélé ses opinions extrémistes.
ANALYSE
Bruxelles, 10 octobre 2026. La Libre Belgique et La Dernière Heure reprennent, dans des dépêches proches, le communiqué diffusé vendredi 9 octobre par le procureur général des Émirats arabes unis, Hamad Saif Al Shamsi. Le copilote omanais du vol flydubai à destination de Tel Aviv, qui avait attaqué le commandant de bord avant un atterrissage d'urgence fin septembre en Arabie saoudite, « avait commencé à mettre en oeuvre un projet terroriste prémédité ». Selon le parquet, il visait à prendre le contrôle de l'appareil pour l'utiliser contre le terminal passagers de l'aéroport Ben-Gourion, « dans le but de causer le plus grand nombre possible de victimes ».
Les deux titres détaillent le profil dressé par le procureur. L'homme a 29 ans. Il s'est inspiré des attentats du 11 septembre 2001. Il aurait subi l'influence de « l'idéologie takfiri » à partir de 2017, alors qu'il étudiait en Australie, puis travaillé pour plusieurs compagnies dans différents pays avant de rejoindre flydubai en janvier 2026.
Le récit belge s'attache ensuite à la question des complices. Le copilote « a affirmé avoir agi seul, sans l'implication d'autres personnes », mais le magistrat précise que l'enquête se poursuit « afin de vérifier cette affirmation ». La Dernière Heure en fait un intertitre, « Des complices ? », qui laisse la question ouverte.
Le second axe est celui du recrutement. D'après le procureur, le pilote remplissait « les conditions professionnelles et de sécurité requises à l'embauche » : licence, certificat de bonne conduite, vérifications exigées. « Aucune de ces procédures n'a révélé d'indices laissant supposer ses opinions extrémistes », ajoute-t-il. La Libre Belgique oppose à cette version un élément extérieur : des médias internationaux ont rapporté que le copilote s'était vu interdire de voler à Oman en raison de ses opinions. Le quotidien mentionne aussi une déclaration antérieure du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, sur l'assaillant.
Les deux articles restent factuels et attribuent chaque affirmation au parquet émirati. Ils ne commentent ni la portée politique pour les relations entre les Émirats et Israël, ni les conséquences pour la sûreté aérienne en Europe. L'accent porte sur la nature des aveux, leur vérification et la fiabilité des contrôles de sécurité à l'embauche.
