ANGLE DOMINANT
Brasília retient de l'affaire Flydubai la faille des vérifications d'embauche : un pilote aux papiers en règle, sans signal d'extrémisme détecté, aurait pu précipiter un avion sur Ben-Gourion.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Selon le procureur général émirati Hamad Saif Al Shamsi, le copilote voulait lancer l'avion contre un terminal de l'aéroport Ben-Gourion, en s'inspirant du 11 septembre 2001.
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Le suspect avait effectué deux vols antérieurs vers Tel-Aviv pour se familiariser avec la route et l'aéroport, selon l'agence WAM citée par Folha.
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Licence de pilote et certificat de bonne conduite en règle : aucune vérification n'a révélé ses opinions extrémistes, selon le procureur.
ANALYSE
Brasília, 10 octobre 2026. La presse brésilienne relaie l'accusation du procureur général des Émirats arabes unis, Hamad Saif Al Shamsi : le copilote du vol Flydubai Dubaï–Tel-Aviv du 30 septembre voulait précipiter l'appareil sur un terminal de l'aéroport Ben-Gourion. Le G1 (Globo) écrit que le plan visait à « causer la plus grande perte de vies possible » et s'inspirait des attentats du 11 septembre 2001. Folha, citant l'agence officielle WAM, précise que le suspect, un Omanais, avait effectué deux vols antérieurs vers Tel-Aviv pour « se familiariser avec la route du vol et l'aéroport » ; elle y voit la première confirmation par une autorité publique d'une inspiration du 11-Septembre.
Le récit de l'attaque occupe une place centrale. Dans l'espace aérien saoudien, le copilote a frappé le commandant avec la hache de secours de la cabine. Selon Folha, l'avion a chuté de près de 5 000 mètres en 30 secondes avant que l'agresseur soit maîtrisé. Le G1 insiste sur le commandant indien Smit Machchhar qui, blessé, est parvenu à ouvrir la porte du cockpit ; passagers et équipage ont aidé à contenir l'agresseur, et un pilote hors service qui voyageait à bord a pris les commandes avant l'atterrissage d'urgence en Arabie saoudite. Le G1 compte 174 passagers, en majorité israéliens.
La question des contrôles revient dans les deux textes. Selon le procureur, le suspect détenait une licence de pilote et un certificat de bonne conduite, et avait passé les vérifications exigées ; « aucune des procédures n'a révélé d'indice de ses opinions extrémistes ni de son intention d'exécuter un plan terroriste », cite le G1. Folha relève que le communiqué n'impute aucune irrégularité à la compagnie, qui n'a pas commenté la déclaration. Le parcours de l'homme, radicalisé pendant ses études en Australie par la lecture de contenus extrémistes et le suivi de contenus en ligne glorifiant des organisations terroristes, passé par Oman Air et Royal Air Maroc, est présenté comme celui d'un profil qui a franchi tous les filtres d'embauche.
Le G1 rappelle enfin que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait évoqué la semaine précédente un endoctrinement « islamiste radical ». Les réactions d'Abou Dabi, de Mascate ou de Canberra ne sont pas développées dans ces articles.
