ANGLE DOMINANT
Copenhague retient surtout ce que dit et ne dit pas le parquet émirati : un projet d'attentat-suicide sur Ben-Gourion, un suspect qui affirme avoir agi seul et des contrôles d'embauche qui n'ont rien décelé.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le procureur émirati affirme que le copilote omanais voulait écraser l'avion sur l'aéroport Ben-Gourion le 30 septembre, inspiré du 11 septembre 2001.
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Le suspect déclare avoir agi seul ; l'enquête, ouverte le 1er octobre, cherche encore d'éventuels complices.
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Selon le parquet, aucune procédure d'embauche n'a révélé son extrémisme, constaté dès 2017 ; l'avion a chuté de 4 900 mètres en 30 secondes.
ANALYSE
Copenhague, 10 octobre 2026. La presse danoise relaie, via l'agence Ritzau, les conclusions préliminaires du procureur général des Émirats arabes unis, rendues publiques vendredi 9 octobre. Selon lui, le copilote du vol Flydubai du 30 septembre, un ressortissant omanais, voulait prendre le contrôle de l'appareil pour le jeter sur l'aéroport Ben-Gourion, en Israël, dans un attentat-suicide. Son plan, estime le parquet, s'inspirait des attaques du 11 septembre 2001 contre les États-Unis et visait à « causer le plus grand nombre possible de victimes ».
Berlingske et Politiken s'en tiennent au déroulé établi par l'accusation. L'enquête émiratie est ouverte depuis le 1er octobre. Interrogé, l'homme a déclaré avoir agi seul, mais le procureur précise que les investigations continuent pour établir s'il avait des complices. Il a aussi indiqué avoir déjà volé à deux reprises vers Tel-Aviv afin de se faire une idée de la route de l'appareil et de l'aéroport Ben-Gourion.
Le récit de l'attaque tient en quelques lignes. Le copilote a frappé le pilote dans le cockpit avec une hache, une hache de secours conservée en principe à bord pour les situations d'urgence. Le commandant, Smit Machchhar, a expliqué plus tôt comment il avait réussi à ouvrir la porte du cockpit et à obtenir l'aide de passagers. Dans la tourmente, l'avion a chuté de 4 900 mètres en seulement 30 secondes.
Berlingske insiste sur la question du recrutement. D'après le parquet, la dérive du suspect « en direction de l'extrémisme et du terrorisme » a été constatée dès 2017, mais rien n'est apparu lors de son embauche : il remplissait les exigences de sécurité posées, et les procédures n'ont révélé ni ses opinions extrémistes ni son intention de mener un projet terroriste. Il avait travaillé pour Royal Air Maroc et Oman Air avant d'entrer chez Flydubai en janvier.
Les deux titres restent au plus près de leurs sources, qu'ils citent : Reuters et AFP. Ils n'ajoutent ni commentaire éditorial ni réaction danoise, et le contexte régional, Israël, Oman, accords entre Israël et les Émirats, n'est pas développé. Le fil judiciaire domine : ce que le parquet affirme, et ce qu'il reste à vérifier.
