ANGLE DOMINANT
Islamabad mesure la crise française à travers le pouvoir fragilisé de Macron et de Lecornu, pressés de rétablir l'ordre à six mois de la présidentielle, avec un coût économique chiffré.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
- 01
Lecornu juge plus approprié pour l'instant des couvre-feux « partiels et localisés », sans couvre-feu général à Paris, et n'exclut pas l'état d'urgence (Business Recorder).
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Samedi, plus de 2 000 arrestations et plus de 600 policiers blessés selon le ministre de l'Intérieur ; plus d'un demi-million de manifestants (Geo News).
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Près de 3 000 commerces touchés selon la fédération du commerce, tandis que l'euro recule à 1,1225 dollar en Asie (Business Recorder).
ANALYSE
Islamabad, 19 octobre 2026. La presse pakistanaise, qui relaie surtout les dépêches de l'AFP et de Reuters, présente la France comme un pays où le pouvoir doit rétablir l'ordre à quelques mois de l'élection présidentielle. Business Recorder rapporte que le gouvernement central a demandé à certaines autorités locales d'instaurer des couvre-feux, après un week-end d'émeutes et de pillages né de manifestations nationales contre le gouvernement. Le Premier ministre Sébastien Lecornu n'a pas exclu l'état d'urgence mais juge plus approprié, pour l'instant, des couvre-feux « partiels et localisés », sans couvre-feu général à Paris. « Ma détermination à rétablir l'ordre est absolue », a-t-il déclaré en conférence de presse. Il accuse des groupes d'extrême gauche de vouloir provoquer de graves troubles avant la présidentielle. Jean-Luc Mélenchon lui demande des preuves et l'invite, sinon, à présenter des excuses.
Geo News décrit des heurts rouverts dimanche place de la République, après une journée de samedi qui a vu plus de 2 000 arrestations, plus de 600 policiers blessés et une mairie incendiée. Plus d'un demi-million de personnes ont défilé, dans la convergence d'un mouvement étudiant d'un mois et d'un mécontentement social plus large contre la hausse du coût de la vie. Le média évoque une colère visant Emmanuel Macron, dont la décennie au pouvoir s'achève en 2027 sur fond d'économie faible et de dette gonflée. Daily Times cite un habitant de 78 ans : « C'est comme si on avait eu la guerre », et rapporte environ 1 500 commerces endommagés, pour des pertes de plusieurs centaines de millions d'euros selon la fédération du commerce. ARY News relate les gaz lacrymogènes et grenades assourdissantes tirés dimanche pour disperser un rassemblement non autorisé.
La lecture économique est forte : Business Recorder note que le dollar se raffermit et que l'euro recule, un analyste jugeant que les troubles pèsent surtout par le biais des obligations françaises. La fédération du commerce évoque près de 3 000 magasins touchés et réclame des allègements de cotisations et d'impôts. Le journal signale aussi le pillage de la boutique officielle de l'Olympique de Marseille sur la Canebière et l'interdiction des rassemblements décidée à Marseille jusqu'à 20 heures.
SOURCES (4)
- ARY NewsMOYEN
- Daily TimesMOYEN
- Business RecorderMOYEN
