ANGLE DOMINANT
Canberra scrute un accord qui se fissure : Israël exprime des réserves sur le désarmement du Hamas tandis que ses frappes tuent 18 personnes à Gaza en deux jours.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le porte-parole du bureau du premier ministre israélien Doron Spielman affirme que l'armée ne se retirera pas de Gaza tant que le Hamas n'aura pas physiquement rendu ses armes.
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Les frappes israéliennes ont tué au moins 18 Palestiniens en deux jours, le bilan quotidien le plus lourd depuis des semaines selon les services de santé de Gaza.
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Le ministre israélien de l'Énergie Eli Cohen affirme qu'aucun accord n'oblige Israël à cesser ses attaques et se dit 'très sceptique' sur le désarmement du Hamas.
ANALYSE
Canberra, 4 août 2026. Pour les rédactions australiennes qui suivent le dossier Gaza depuis Sydney et Perth, l'annonce d'une percée diplomatique par Donald Trump vendredi s'est heurtée dès le lendemain à la réalité du terrain : des frappes israéliennes ont tué au moins 18 Palestiniens en l'espace de deux jours, le bilan quotidien le plus lourd depuis des semaines selon les services de santé de l'enclave. Les bombardements ont visé Gaza City au nord, Deir al-Balah au centre et Khan Younis au sud, alors même que le Hamas venait d'annoncer son accord de principe pour se désarmer dans le cadre du plan en 20 points porté par Washington.
Selon les informations relayées par la presse australienne, Israël a formellement fait part de "préoccupations sécuritaires sérieuses" à la Maison Blanche. Doron Spielman, porte-parole du bureau du premier ministre israélien, estime que l'évaluation du renseignement montre que le Hamas "reste déterminé à reconstruire son armée plutôt qu'à se démilitariser réellement". Il pose une condition claire au retrait des troupes israéliennes, qui contrôlent déjà une large majorité du territoire : "Désarmer signifie remettre physiquement les armes. Rien de moins."
Cette ligne dure est confirmée côté politique par le ministre israélien de l'Énergie Eli Cohen, membre du cabinet de sécurité de Benjamin Netanyahu. Interrogé par Army Radio, il se dit "très sceptique" quant à une réelle démilitarisation et affirme sans détour qu'aucun accord n'oblige Israël à cesser ses attaques : "Notre position est que le Hamas doit être démantelé. C'est la première chose qui doit se produire." Il évoque même la nécessité, si le Hamas ne désarme pas, d'une prise de contrôle totale de l'enclave, dont Israël tient déjà une majorité écrasante.
Le plan Trump prévoit pourtant, en échange du désarmement, un retrait progressif de l'armée israélienne, l'arrivée d'un gouvernement palestinien technocratique, une force de sécurité internationale et la reconstruction du territoire. Un porte-parole de Netanyahu a confirmé à Reuters que ces réserves avaient été transmises directement à Washington. Pour la presse australienne, l'écart entre l'annonce présidentielle d'une "percée" et la poursuite des frappes meurtrières illustre la fragilité d'un accord dont chaque camp continue de fixer ses propres conditions préalables.
SOURCES (3)
- The AgeMOYEN
- PerthNowMOYEN
- SBS News AustraliaMOYEN
