ANGLE DOMINANT
Dacca dénonce un cessez-le-feu vidé de son sens par la poursuite des frappes israéliennes sur Gaza.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Les frappes israéliennes ont tué dix-huit Palestiniens dimanche, après un bilan de neuf morts la veille, selon les autorités sanitaires de Gaza.
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Le ministre israélien Eli Cohen affirme qu'aucun accord n'impose l'arrêt des attaques et qu'Israël, qui contrôle déjà 60 à 70 % de l'enclave, prendra le contrôle total si le Hamas ne se désarme pas.
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Le Hamas a annoncé vendredi son accord pour remettre ses armes à un comité de gouvernance palestinienne, mais le cabinet de Netanyahou conteste la version publique du plan porté par Washington.
ANALYSE
Dacca, 4 août 2026. La presse dhakoise détaille heure par heure l'effondrement du fragile accord de cessez-le-feu à Gaza, où les frappes israéliennes ont fait dix-huit morts dimanche, au lendemain d'un précédent bilan de neuf tués, selon les autorités sanitaires palestiniennes citées par les correspondants. Le contraste frappe les rédactions bangladaises : Donald Trump venait d'annoncer une « percée » dans la mise en œuvre de l'accord de paix vieux de dix mois, mais les avions de guerre israéliens ont frappé simultanément Gaza-Ville, Deir al-Balah et Khan Younes, tuant notamment deux couples et plusieurs enfants selon les secouristes, et endommageant les stocks de fournitures médicales d'un hôpital. Le ministre israélien de l'Énergie, Eli Cohen, membre du cabinet de sécurité de Benjamin Netanyahou, a coupé court à tout espoir de trêve durable en affirmant qu'« aucun accord » n'impose l'arrêt des attaques, et qu'Israël, qui contrôle déjà 60 à 70 % de l'enclave, devra en prendre le contrôle total si le Hamas ne se désarme pas. Les journaux de Dacca relèvent que le Hamas avait pourtant annoncé vendredi son accord pour remettre ses armes à un comité de gouvernance palestinienne naissant, dans le cadre du plan porté par Washington. Un responsable politique israélien a néanmoins affirmé qu'il n'y aurait « aucun retrait, quel qu'il soit » sans un désarmement « authentique » du mouvement. Le cabinet de Netanyahou est allé plus loin en contestant publiquement le document du Board of Peace, chargé de l'application du plan, qui appelait Israël à cesser ses opérations militaires « sans délai » et à engager un retrait progressif. Cette formulation, jugée « complètement différente » de ce qu'Israël avait accepté, par le ministre des Finances Bezalel Smotrich, a poussé l'aile dure de la coalition à réclamer un nouveau vote du cabinet de sécurité. Pour l'opinion bangladaise, majoritairement musulmane et traditionnellement solidaire de la cause palestinienne, ce décalage entre l'annonce diplomatique de Washington et la réalité des bombardements confirme un scepticisme ancien envers les cessez-le-feu proclamés sans garanties de mise en œuvre. Les bilans humains, frappe après frappe, occupent une place centrale dans le traitement de Dacca.
