ANGLE DOMINANT
Islamabad dénonce un double discours : Israël négocie un accord de paix vanté par Washington tout en poursuivant des frappes meurtrières sur Gaza.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Au moins 13 personnes, dont des enfants, tuées dimanche par des frappes israéliennes sur plusieurs immeubles résidentiels de Gaza (ARY News/AFP).
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Le porte-parole de Netanyahu, Doron Spielman, affirme que « la version rendue publique [du plan] ne reflète pas la position d'Israël » (Dawn).
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Un responsable israélien confirme qu'aucun retrait des troupes n'aura lieu sans vérification de la démilitarisation du Hamas, alors qu'Israël contrôle toujours la majeure partie de Gaza (Daily Times).
ANALYSE
Islamabad, 4 août 2026. Pour le Pakistan, l'épisode confirme un scénario redouté : un cessez-le-feu vanté par Washington comme une avancée historique, immédiatement contredit sur le terrain par de nouvelles frappes meurtrières. Selon les autorités de Gaza citées par la presse pakistanaise, au moins 13 personnes, dont des enfants, ont été tuées dimanche par des frappes israéliennes ayant touché plusieurs immeubles résidentiels : un couple et son enfant à Gaza-Ville, où la femme était enceinte, un homme âgé et un enfant à l'ouest de la ville, trois personnes dont un enfant près de Khan Younis. Un autre récit relayé par Dawn évoque jusqu'à 18 morts en une seule journée, l'une des plus meurtrières depuis la trêve annoncée en octobre.
Cette violence intervient alors qu'Israël vient de transmettre à Washington ses « commentaires et préoccupations » sur le plan de paix promu par Donald Trump. Le porte-parole du bureau de Netanyahu, Doron Spielman, a affirmé que « la version rendue publique ne reflète pas la position d'Israël », accusant le Hamas de s'être réarmé depuis la trêve d'octobre et évoquant le risque de « nouveaux massacres de type 7 octobre ». Pour Israël, la « démilitarisation authentique, vérifiable et irréversible » du Hamas reste un préalable non négociable à tout retrait de ses troupes, qui contrôlent toujours la majeure partie de l'enclave.
La presse pakistanaise souligne l'écart entre le triomphalisme de Donald Trump, qui a salué un « jalon majeur », et le vécu des habitants de Gaza, où une résidente citée par Reuters décrit une intensité de frappes rappelant la reprise pure et simple de la guerre. Ce décalage nourrit une lecture plus large : des médias locaux rappellent en parallèle la multiplication des attaques contre des mosquées en Cisjordanie occupée, avec 11 incidents recensés depuis janvier 2026, un niveau inédit depuis 2017 selon les données ACLED. Pour Islamabad, ces éléments convergent vers un même constat : les engagements diplomatiques affichés ne s'accompagnent d'aucune inflexion tangible sur le terrain, pendant que le sort des civils palestiniens continue de se dégrader.
SOURCES (4)
- The Express TribuneMOYEN
- ARY NewsMOYEN
- Daily TimesMOYEN
