ANGLE DOMINANT
Jérusalem pose une condition non négociable au retrait de Gaza : un désarmement du Hamas réciproque et vérifiable, pas une simple promesse diplomatique.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
- 01
Le ministre de l'Énergie Eli Cohen a affirmé sur Army Radio qu'Israël continuerait à frapper Gaza malgré l'accord du Hamas de remettre ses armes.
- 02
L'armée a annoncé avoir tué le commandant du Jihad islamique Mahmoud Fatair, impliqué dans la détention de l'ex-otage Rom Braslavski depuis le 7 octobre.
- 03
Nickolay Mladenov, haut représentant du Board of Peace, a demandé à Netanyahu l'arrêt des frappes pour lancer une trêve de 14 jours, précisant que le retrait de Tsahal n'interviendra qu'après le désarmement complet de Gaza.
ANALYSE
Jérusalem, 4 août 2026. Le gouvernement israélien a transmis à Washington ses « préoccupations sécuritaires sérieuses » sur le volet désarmement de l'accord porté par Donald Trump, jugeant que la version publiée du texte ne reflète pas fidèlement ce qui a été négocié. Pour Israël, le retrait de Tsahal de Gaza ne peut intervenir qu'après un désarmement du Hamas « réciproque et vérifiable », selon la formule défendue dans une tribune du Jerusalem Post co-signée par un responsable palestinien et un responsable israélien.
Sur le terrain, l'armée a poursuivi ses frappes ciblées. Elle affirme avoir tué plusieurs commandants du Hamas, du Jihad islamique et de l'Armée de l'Islam, dont Mahmoud Fatair, chef de la brigade centrale du Jihad islamique, impliqué dans la détention de l'otage Rom Braslavski depuis le 7 octobre. Libéré après 738 jours de captivité, Braslavski a réagi en vidéo : « Le peuple d'Israël vit. » Le ministre de l'Énergie Eli Cohen, membre du cabinet de sécurité, a affirmé sur Army Radio qu'Israël continuerait de frapper malgré l'accord du Hamas à remettre ses armes.
Nickolay Mladenov, haut représentant du Board of Peace pour Gaza, a rencontré Benjamin Netanyahu pour réclamer l'arrêt des frappes et lancer une trêve de 14 jours amorçant la démilitarisation. Il affirme que « deux jours de frappes » ont tué des civils et détruit des stocks médicaux. Le Board of Peace précise toutefois que le retrait de Tsahal n'interviendra qu'une fois toutes les armes, y compris tunnels et armement lourd, décommissionnées.
En interne, les ministres Bezalel Smotrich et Orit Strock réclament un nouveau vote du cabinet, jugeant l'approbation initiale du plan fondée sur des informations incomplètes concernant les pouvoirs financiers de l'État face au Hamas. Le mouvement Tikva Leumit, qui représente familles endeuillées et anciens otages, exige une démilitarisation totale de Gaza et le maintien de la liberté d'action sécuritaire d'Israël avant tout déploiement d'une force internationale.
À l'étranger, la Turquie accuse Netanyahu de chercher « le conflit, pas la paix », tandis que le Qatar et l'Égypte condamnent conjointement les frappes. Jérusalem répond que ses opérations visent exclusivement le démantèlement des capacités militaires du Hamas, qui continuerait selon des sources locales à distribuer des armes individuelles à ses membres pour contourner le désarmement collectif.
SOURCES (3)
- Jerusalem PostMOYEN
- Arutz ShevaMOYEN
