ANGLE DOMINANT
Berlin décrypte une chute éclair à la Maison-Blanche : en cinq jours, la porte-parole de Donald Trump passe du faux pas sur son titre d'avocate au départ, que le président présente comme un conseil et non un renvoi.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
- 01
Katie Zacharia a pris ses fonctions lundi et quitte son poste cinq jours plus tard, selon un haut responsable cité par la dpa (Handelsblatt, Tagesschau).
- 02
Face à Sean Hannity, elle a reconnu avoir échoué à l'examen du barreau, selon le Wall Street Journal en Californie en 2011, et n'avoir pas repassé l'épreuve (Tagesschau).
- 03
Trump dit lui avoir conseillé de « y réfléchir à nouveau », alors que plusieurs médias américains parlent d'un limogeage (FAZ, Tagesschau).
ANALYSE
Berlin, 16 octobre 2026. Pour la FAZ, le Handelsblatt et la Tagesschau, l'affaire tient en un compte à rebours : Katie Zacharia, « gerade erst angetretene » porte-parole de Donald Trump, quitte son poste, selon un haut responsable du gouvernement cité par la dpa, sans date précise. Elle avait pris ses fonctions lundi 12 octobre, jour férié du Columbus Day aux États-Unis ; Trump avait annoncé sa nomination la veille, dimanche. Elle succédait à Karoline Leavitt, partie fin août.
Le Handelsblatt insiste sur le début chaotique : lors de son premier point de presse, mardi 13 octobre, elle paraît nerveuse, s'embrouille et met fin abruptement à la série de questions. La Tagesschau, elle, place au centre la controverse sur ses qualifications. Zacharia a admis, face à Sean Hannity de Fox News, avoir échoué à l'examen du barreau ; selon le Wall Street Journal, c'était en Californie en 2011. Elle n'a pas repassé l'épreuve. Hannity lui a opposé une quinzaine de publications où elle se disait avocate. La chaîne allemande détaille la nuance entre « attorney », qui suppose une admission au barreau, et « lawyer », employé parfois pour de simples diplômés en droit, et note que Trump l'avait lui-même présentée comme « attorney ».
La Tagesschau juge « bemerkenswert » que Hannity, réputé proche de Trump et habituellement très favorable à sa politique, ait posé des questions aussi dures. Sur la sortie, les titres soulignent le flou de la version présidentielle. Trump affirme lui avoir dit : « Ganz ehrlich, wenn ich du wäre, würde ich es mir noch einmal überlegen », et doute que le poste lui convienne : « Vielleicht ist das nichts für sie ». Il estime en même temps que les médias l'ont traitée « sehr schlecht und unfair » et dit vouloir qu'elle soit heureuse. Plusieurs médias américains, rappellent FAZ et Tagesschau, affirment au contraire qu'il l'a limogée.
La succession reste ouverte : la Tagesschau, citant Fox News, indique que Trump n'est pas pressé de nommer quelqu'un. La FAZ range l'épisode dans son direct consacré au second mandat de Trump, parmi d'autres rubriques de la journée, ce qui en fait un épisode de plus de la gestion du personnel à la Maison-Blanche plutôt qu'un scandale isolé.
SOURCES (3)
- FAZMOYEN
- HandelsblattMOYEN
