ANGLE DOMINANT
Bruxelles décrypte l'éviction de Katie Zacharia comme un feuilleton de politique intérieure américaine, où une succession de bévues précipite le départ d'une porte-parole après cinq jours à peine.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
- 01
Katie Zacharia ne sera restée en fonction que cinq jours comme porte-parole de la Maison-Blanche (La Libre Belgique).
- 02
Sa première conférence de presse, le 13 octobre, a été jugée la plus courte jamais tenue : trois questions seulement (VRT NWS, citant la BBC).
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Donald Trump a déclaré : « Si j'étais elle, je reconsidérerais », laissant la décision à Zacharia (VRT NWS).
ANALYSE
Bruxelles, 16 octobre 2026. Pour la presse belge, le départ de Katie Zacharia tient d'abord de la chronique d'un naufrage rapide. La VRT annonce qu'elle quitte son poste de porte-parole de la Maison-Blanche « amper enkele dagen » après sa prise de fonctions, ce que la Maison-Blanche a confirmé à la BBC. La Libre Belgique précise qu'elle « ne sera restée en fonction que cinq jours ».
Le récit s'attarde sur la première conférence de presse, tenue le 13 octobre. La VRT, qui relaie la BBC, la présente comme la plus courte briefing de l'histoire de la Maison-Blanche : trois questions seulement, dont une seule critique, celle de savoir si les États-Unis cesseraient de partager des renseignements avec l'Ukraine. La Libre évoque « balbutiements et hésitations » et un lapsus, « mon président », là où elle voulait parler de son mari. Elle cite l'ancienne attachée de presse de Joe Biden, Jen Psaki, écrite « Jen Paski » dans l'article : ce point presse « ressemblait à un sketch du Saturday Night Live ».
La Libre dresse aussi le portrait d'une figure clivante : ancienne commentatrice de Fox News, adepte du mouvement Maga, elle a soutenu la théorie du « pizzagate » et nié la victoire de Joe Biden en 2020. Le quotidien rappelle qu'elle remplaçait Karoline Leavitt, partie fin août pour s'occuper de son deuxième enfant, et que servir Donald Trump était pour elle « l'honneur d'une vie ».
Côté présidentiel, la VRT rapporte que Donald Trump l'a d'abord défendue, la qualifiant de « très aimable personne » maltraitée par les médias, avant de dire : « Si j'étais elle, je reconsidérerais. » Il a ajouté laisser la décision à Zacharia elle-même et ne pas être pressé de nommer un successeur, selon ses propos à Fox News. La date exacte du départ restait floue au moment de la publication.
La VRT ajoute la touche de l'ironie américaine : Anthony Scaramucci, qui fut lui-même porte-parole pendant dix jours selon le média flamand, a réagi sur X en écrivant que « les records sont faits pour être battus » tout en disant ne retirer aucun plaisir de la peine d'autrui. La couverture belge reste donc centrée sur la mécanique interne de la Maison-Blanche : recrutement, gaffes, protection présidentielle puis désaveu implicite, sans entrer dans les enjeux diplomatiques ou juridiques de l'affaire.
