ANGLE DOMINANT
Canberra retient surtout la portée judiciaire du rapport de l'ONU, présenté comme pouvant nourrir de futures poursuites devant des tribunaux internationaux, plus qu'un verdict moral opposant Washington à Téhéran.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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La mission de l'ONU, présidée par la juriste bangladaise Sara Hossain et créée en 2022, a des « motifs raisonnables » de croire que les forces américaines ont commis un crime de guerre en frappant l'école Shajareh Tayyebeh de Minab le 28 février, où plus de 150 personnes, dont environ 120 écoliers, ont été tuées selon les autorités iraniennes.
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Selon PerthNow, les enquêteurs estiment que Washington s'est appuyé sur un renseignement plaçant un haut commandant iranien sur le site sans vérifier l'information ni mettre à jour ses données de ciblage sur la présence de l'école.
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Le rapport conclut aussi que les autorités iraniennes ont commis des crimes contre l'humanité en réprimant les manifestations débutées fin décembre, et PerthNow relève qu'il pourrait être utilisé dans des efforts pour obtenir justice devant des tribunaux internationaux.
ANALYSE
Canberra, 18 septembre 2026. La presse australienne relaie sans détour les conclusions de la Mission internationale indépendante d'établissement des faits sur l'Iran, mandatée par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU à Genève et présidée par la juriste bangladaise Sara Hossain. Selon ABC News, l'organe créé en 2022 dit avoir des « motifs raisonnables » de croire que les forces américaines ont commis un crime de guerre en frappant l'école primaire Shajareh Tayyebeh de Minab, le 28 février, au tout début de la guerre entre les États-Unis, Israël et l'Iran. Plus de 150 personnes, dont environ 120 écoliers selon les autorités iraniennes, y ont été tuées ; les médias d'État iraniens évoquent 168 morts, majoritairement des enfants. PerthNow chiffre à au moins 178 civils, femmes et enfants compris, les victimes des deux frappes américaines de février, dont une seconde visant un complexe sportif, elle aussi qualifiée d'attaque indiscriminée.
Le Sydney Morning Herald et The Age, qui reprennent la même dépêche, détaillent le raisonnement des enquêteurs : Washington se serait appuyé sur un renseignement plaçant un haut commandant iranien sur le site sans vérifier suffisamment l'information avant de lancer le tir, et n'aurait pas mis à jour ses données de ciblage sur la présence de l'école, voisine d'une installation navale des Gardiens de la révolution. PerthNow souligne que le rapport « pourrait éventuellement être utilisé dans des efforts pour obtenir justice devant des tribunaux internationaux » — l'angle le plus repris par la presse australienne, davantage que le verdict moral porté sur Washington ou Téhéran.
Le même rapport conclut que les autorités iraniennes ont commis des crimes contre l'humanité en réprimant les manifestations qui ont débuté fin décembre, avant la guerre. ABC News rappelle que l'administration Trump n'a ni endossé la responsabilité ni publié les résultats de l'enquête du Pentagone sur le bombardement de l'école. Les missions permanentes iranienne et américaine à Genève n'ont pas répondu dans l'immédiat ; le Département d'État américain non plus. Washington a toujours affirmé conduire ses opérations « conformément au droit des conflits armés », tandis que Téhéran rejette les accusations de violations systématiques.
