ANGLE DOMINANT
Washington rejette en bloc les conclusions du rapport onusien, la Maison Blanche renvoyant la responsabilité des crimes de guerre sur l'Iran tandis qu'une évaluation interne évoque une erreur de ciblage plutôt qu'une frappe intentionnelle.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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La mission de l'ONU dit avoir des « motifs raisonnables » de croire que les forces américaines ont commis le crime de guerre d'attaques indiscriminées, dans la frappe sur l'école de Minab (plus de 150 morts selon le décompte cité) et celle sur le complexe sportif et le quartier résidentiel de Lamerd (22 civils tués).
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Le département d'État a rejeté toute crédibilité au rapport, accusant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU de « pousser une rhétorique anti-américaine et antisémite » ; la Maison Blanche a affirmé que « la seule partie dans ce conflit qui a commis des crimes de guerre est le régime iranien ».
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Une évaluation préliminaire américaine jugeait les forces américaines « probablement » responsables de la frappe de l'école mais sans intention de la viser, en évoquant un renseignement daté, selon une source citée par CBS News.
ANALYSE
Washington, vendredi 18 septembre 2026. Le Pentagone et la Maison Blanche ont rejeté en bloc, jeudi 17 septembre 2026, les conclusions de la Mission internationale indépendante d'établissement des faits sur l'Iran, mandatée par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU à Genève. Le rapport affirme avoir des « motifs raisonnables » de croire que les forces américaines ont commis le crime de guerre consistant à lancer des attaques indiscriminées, lors de deux frappes de février : l'école primaire Shajareh Tayyebeh de Minab, où plus de 150 personnes ont été tuées selon le décompte cité, et un complexe sportif et un quartier résidentiel de Lamerd, où 22 civils sont morts.
Un responsable du département d'État a écarté toute crédibilité au texte, accusant le Conseil des droits de l'homme de « pousser une rhétorique anti-américaine et antisémite » et d'« apaiser des régimes répressifs », selon CNBC. La porte-parole de la Maison Blanche, Anna Kelly, citée par l'Associated Press, a été plus directe encore : « La seule partie dans ce conflit qui a commis des crimes de guerre est le régime iranien. » Washington avait déjà quitté le Conseil des droits de l'homme par décret présidentiel de Donald Trump en février 2025 ; la mission dit avoir cherché la coopération américaine sans obtenir de réponse.
La presse américaine relève toutefois une nuance que Washington n'a pas revendiquée publiquement. CBS News rapporte qu'une évaluation préliminaire interne jugeait les forces américaines « probablement » responsables de la frappe de Minab, sans intention de viser l'école, possiblement en raison d'un renseignement daté classant encore la zone comme partie d'une installation militaire iranienne. En juin, Trump avait lui-même déclaré que « personne n'a fait cela intentionnellement » et que « des erreurs sont commises », selon Axios. En mai, l'amiral Brad Cooper, du Central Command, avait dit devant la Chambre que l'attaque de Minab « correspondait » à une frappe américaine.
Le CENTCOM continue de nier toute responsabilité dans la frappe du complexe sportif de Lamerd. Ni la Maison Blanche ni le Pentagone n'ont reconnu leur responsabilité, ni publié les conclusions d'une enquête du Pentagone sur l'attaque de l'école, ouverte dès le premier jour de la guerre. Le dossier ravive aussi une fracture déjà documentée chez les républicains sur la conduite du conflit, tandis que le président continue d'assurer que Téhéran veut un accord pour y mettre fin.
SOURCES (5)
- NPRMOYEN
- CNBCMOYEN
- NBC News WorldMOYEN
- AxiosMOYEN
- CBS News WorldMOYEN
