ANGLE DOMINANT
Téhéran retient du rapport de l'ONU la confirmation des crimes de guerre américains à Minab et Lamerd, davantage que le constat visant sa propre répression.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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La mission de l'ONU a trouvé des « motifs raisonnables de croire » que les États-Unis ont commis un crime de guerre lors de la frappe du 28 février sur l'école de Minab, où plus de 150 personnes, dont environ 120 écoliers, ont été tuées selon les autorités iraniennes.
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Une seconde frappe visée par le rapport a touché un complexe sportif et un quartier résidentiel de Lamerd, où des munitions ont dispersé des billes de tungstène.
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Le même rapport conclut que la répression des manifestations a causé des tueries dans les 31 provinces et la mort d'au moins 221 enfants, avec une coupure d'internet imposée le 8 janvier ayant duré plus de cinq mois.
ANALYSE
Téhéran, vendredi 18 septembre 2026. Le rapport publié jeudi par la Mission internationale indépendante d'établissement des faits sur l'Iran, mandatée par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU à Genève, offre à la République islamique une pièce inattendue : la confirmation, par une instance internationale, que les États-Unis ont probablement commis des crimes de guerre en février dernier. L'agence Mehr rapporte que la mission a trouvé des « motifs raisonnables de croire que les États-Unis ont commis le crime de guerre consistant à lancer des attaques indiscriminées entraînant la perte de vies humaines ou des blessures chez des civils, ou des dommages à des biens civils », visant la frappe du 28 février sur l'école primaire Shajareh Tayyebeh de Minab, où les autorités iraniennes ont dénombré plus de 150 morts, dont environ 120 écoliers, ainsi qu'une seconde frappe sur un complexe sportif et un quartier résidentiel de Lamerd, où des munitions ont dispersé des billes de tungstène. Selon la mission, l'absence de mise à jour des bases de ciblage américaines concernant l'école, voisine d'une installation navale des Gardiens de la révolution, dépasse la simple négligence. Le même rapport, dans son autre volet, conclut que les autorités iraniennes ont commis des crimes contre l'humanité en réprimant les manifestations lancées fin décembre : tueries recensées dans les 31 provinces, au moins 221 enfants tués, dizaines de milliers de détentions arbitraires et coupure d'internet imposée le 8 janvier, restée en vigueur plus de cinq mois. Ce second constat, documenté par Iran International, ne figure pas dans le compte rendu de l'agence Mehr, qui s'en tient au volet du rapport mettant en cause Washington. Téhéran, qui rejette les accusations de violations systématiques, met en avant le volet américain du rapport comme validation de sa version des frappes de février, tandis que Washington rejette l'ensemble du document, ses responsables ayant toujours affirmé respecter le droit des conflits armés.
