ANGLE DOMINANT
Dacca mesure le risque que la joute Trump-Téhéran sur Ormuz fait peser sur sa facture énergétique et ses coûts d'importation, alors qu'un cinquième du pétrole mondial transite par le détroit.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Trump a affirmé vendredi lors d'un meeting électoral qu'il déclarerait « bientôt » le détroit d'Ormuz territoire américain, avant qu'un responsable de la Maison Blanche précise, selon le Wall Street Journal, qu'il plaisantait
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Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Kazem Gharibabadi a répliqué que « le détroit d'Ormuz a été iranien, est iranien, et restera iranien »
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Environ un cinquième du pétrole et du gaz mondiaux transite par le détroit selon TBS News, tandis que les Houthis ont proclamé un blocus parallèle des ports saoudiens en mer Rouge
ANALYSE
Dacca, 16 août 2026. La déclaration de Donald Trump, promettant de faire du détroit d'Ormuz un « territoire » américain, resurgit avec une intensité particulière au Bangladesh, pays structurellement dépendant des importations d'hydrocarbures qui transitent par ce goulet stratégique. Selon les articles de TBS News et The Daily Star, le président américain a affirmé vendredi, lors d'un meeting électoral dans l'État de New York, qu'« après avoir fini de vaincre l'Iran, qui est très sévèrement défait — assez bientôt je vais déclarer le détroit d'Ormuz territoire des États-Unis ». Un responsable anonyme de la Maison Blanche a ensuite précisé, selon le Wall Street Journal cité par The Daily Star, que M. Trump plaisantait. Téhéran n'a pas pris la déclaration à la légère : le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Kazem Gharibabadi a répliqué sur X que « le détroit d'Ormuz a été iranien, est iranien, et restera iranien », ajoutant qu'il « ne sera fermé et ouvert que sur ordre de l'Iran ».
Pour Dacca, l'enjeu dépasse la rhétorique électorale américaine. Environ un cinquième du pétrole et du gaz mondiaux transitent par ce passage entre le Golfe persique et le golfe d'Oman, selon TBS News. Le blocus américain — que Trump qualifie de « mur d'acier imparable » — et les représailles iraniennes, qui incluent des tirs sur des navires marchands et des attaques revendiquées contre des pétroliers liés à la compagnie émiratie ADNOC, font grimper les prix de l'énergie. Pour une économie comme celle du Bangladesh, largement tributaire des importations de carburant et dont la facture pèse déjà sur les réserves de devises, toute prolongation du blocage ou toute revendication territoriale supplémentaire menace d'aggraver la pression sur les coûts d'importation. The Daily Star note aussi que les alliés houthis de l'Iran au Yémen ont proclamé un blocus parallèle des ports saoudiens en mer Rouge, fermant la seconde grande voie maritime d'exportation pétrolière du royaume.
Dacca retient surtout que la crise n'a pas de fin visible : un cessez-le-feu conclu en avril s'est effondré après de nouvelles attaques, et Washington maintient sa présence militaire dans le détroit malgré l'approche des élections de mi-mandat de novembre, où la hausse des prix pèse déjà sur l'opinion américaine.
SOURCES (2)
- TBS Top NewsMOYEN
- The Daily Star WorldMOYEN
